Antoine Furetière, né le à Paris où il est mort le , est un poète, fabuliste, romancier et lexicographe français.

Biographie Né dans une famille de la petite bourgeoisie parisienne, Furetière se destine de prime abord à une carrière dans le droit, tout en s'intéressant vivement à l'histoire antique et aux langues orientales.

Il est reçu au barreau de Paris en 1645 et s'achète une charge de procureur fiscal auprès de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, ce qui le conduit rapidement à vouloir entrer dans les ordres. En 1662, il est nommé abbé de Chalivoy, dans le diocèse de Bourges, et prieur de Chuisnes.

Parallèlement, il s'intéresse à la littérature et publie des romans, des fables et des poésies, ce qui lui vaut l'attention de l'Académie française, dont il est élu membre en 1662. C'est après son entrée à l'Académie qu'il publiera son fameux Roman bourgeois, satire burlesque des robins de la place Maubert. Malgré le mépris de certains critiques pour son livre, malgré ses querelles avec l’Académie, malgré les calomnies répandues contre lui, il a été lié d’amitié avec la plupart de ses collègues et des écrivains célèbres de son temps. Il a ainsi collaboré avec Racine pour les Plaideurs, et il a fourni des indications pour ses satires à Boileau, et rimé avec lui le Chapelain décoiffé, parodie du Cid..

Le Dictionnaire Singulièrement agacé par la lenteur de l'avancement des travaux du Dictionnaire de l'Académie, ainsi que par l'absence de prise en compte des termes scientifiques, techniques et artistiques, il sollicite et obtient de Louis XIV un privilège pour publier son Dictionnaire universel, dont il a commencé la rédaction dès le début des années 1650. L'entreprise n'étant pas du goût de tous ses confrères académiciens et les accusations devenant de plus en plus aigres, Furetière intente un procès, qu'il aurait probablement perdu si sa mort n'était venue mettre un terme à la querelle.

Ayant publié un extrait de son Dictionnaire, en , il est exclu de l'Académie le à une voix de majorité. Toutefois, le roi, protecteur de l'Académie, intervient pour s'opposer à l'élection d'un remplaçant du vivant de Furetière. Vexé par le sort qui lui est fait, Furetière se lance alors dans la publication de violents pamphlets contre l'Académie et les académiciens, dont le plus célèbre est Couches de l'Académie, où une princesse vieille et ridée, enceinte depuis 50 ans, qui tente de mettre au monde un enfant nommé Dictionnaire, n’accouche que d’un cul-de-jatte maigre et décharné, mais pourvu d’une barbe blanche fort touffue.. Huet, Gilles Ménage, Olivier Patru, Eudes de Mézeray, Boileau, Racine, restent ses amis, mais il se brouille définitivement avec Jean de La Fontaine, avec qui il est lié d'amitié depuis de longues années, lorsque le fabuliste refuse de prendre parti en sa faveur dans la querelle. Bussy lui écrit une lettre affectueuse, et l’archevêque de Paris lui donne asile dans son palais.

S'il n'a pas la satisfaction de voir son œuvre maîtresse publiée de son vivant, l'histoire retient qu'elle vient à son terme deux ans après sa mort et que , comme il est devenu coutume de l’appeler, connait, plus de trois siècles après sa publication, un succès qui ne s'est jamais démenti, comme en témoignent les nombreuses rééditions qu'il a connues jusqu'à nos jours.

Hommages La place Antoine-Furetière dans le de Paris a reçu son nom, en 2007, ainsi que l'école primaire de Chuisnes, où il a été prieur.

Œuvre . . . . . . . .

Notes et références

Bibliographie . . . . . .

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