Hans Krebs, né le à Helmstedt et mort le à Berlin, est un General der InfanterieÉquivalent d’un général de corps d’armée en France, qui aurait pour arme d’appartenance l'infanterie. allemand lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est le dernier Generalstabschef des Heeres (« chef de l'état-major général de l'Armée de terre » en français) de l’Allemagne nazie dans les dernières semaines de la guerre en Europe.
Jeunesse Krebs est l'aîné des deux enfants du professeur principal Otto Krebs et de sa femme Adele, sa sœur est née un an plus tard. Jusqu'à l'âge de 15 ans, la famille vit à Helmstedt, où Krebs étudie au . En 1913, il déménage à Goslar. L'élève apparemment doué (il saute une classe) étudie au .
Carrière militaire De la Première Guerre mondiale au Troisième Reich Au début de la Première Guerre mondiale en 1914, âgé de seulement , il est volontaire pour servir dans l'Armée : on l'affecte au puis dans le d'infanterie dans lequel il combat à Verdun. Il est promu LeutnantÉquivalent de sous-lieutenant en France. en 1915.
Après la défaite de 1918, il rejoint la Reichswehr et est promu au grade de OberleutnantÉquivalent de lieutenant en France. en 1925.
Attaché militaire en Union soviétique De 1936 à 1939, il exerce les fonctions d'attaché militaire à l'ambassade du Reich en Union soviétique. Il est nommé OberstleutnantÉquivalent de lieutenant-colonel en France. en 1939, puis OberstÉquivalent de colonel en France. en 1940.
Chef de l'état-major du d'armée En , lors d'une réception au Kremlin, il est l'objet de l'attention de Staline, mais sa réaction laisse présager aux autres diplomates présents la dégradation des relations entre le Reich et l'Union soviétique ; en , il obtient de Staline l'expulsion des diplomates et officiers yougoslaves (du moins ceux qui portent encore l'uniforme yougoslave), le démembrement du pays ayant été reconnu par l'Union soviétique.
Postes d'état-major sur le front de l’Est vignette|gauche|upright=1.0|Front russe, : le Generalfeldmarschall Ernst Busch (le gauche), commandant du groupe d'armées Centre, dont Krebs (le partir de la gauche) est le chef d’état-major. Lorsqu'il est nommé chef d’état-major de la en , Krebs est promu GeneralmajorÉquivalent de général de brigade en France. puis il est à nouveau promu GeneralleutnantÉquivalent de général de division en France. en , peu après sa nomination au poste de chef de l’état-major général du groupe d'armées Centre en de la même année. Il est alors sous les ordres du Generalfeldmarschall Günther von Kluge, ce dernier étant remplacé par Ernst Busch à la suite d’un accident de voiture en .
Krebs est toujours au même poste, à fin , lorsque Busch est lui-même remplacé par Model, et il doit subir les remontrances et menaces de toutes natures de la part de ce supérieur peu amène qu'il avait déjà connu, au début de 1942 et au début de 1943, lorsque ce dernier commandait la . Il joue ainsi le rôle d’intermédiaire entre l’OKH et le groupe d'armées Centre, lors de la reprise en main de cette unité par Model.
Chef de l'état-major du groupe d'armées B sur le front de l’Ouest
Krebs est promu General der Infanterie en puis muté sur le front de l'Ouest à partir de au poste de chef d’état-major du groupe d'armées B où il retrouve à nouveau le Generalfeldmarschall Model.
À l'état-major général de l'OKH Le , il devient Generalstabschef des Heeres (équivalent de « chef d’état-major adjoint de l'Armée de terre » en France), en remplacement de Heinz Guderian, limogé le précédent, et dont il était l'adjoint depuis . Dès sa nomination, il a l'idée, pour permettre aux personnes assistant aux réunions d'état-major de mieux prendre conscience de la gravité de la situation, de remplacer les deux cartes habituelles, l'une pour le front de l'Ouest, l'autre pour le front de l'Est, qui étaient à une échelle de 1/, par une seule carte qui est au 1/. Malléable, falot et surtout incapable de contester les choix de Hitler, il s'intègre sans difficulté parmi ses proches au sein du Bunker de la chancellerie, mais il est limité à son seul rôle militaire ; il ne s'oppose donc pas à Hitler, quand, lors de son entrevue du , Gotthard Heinrici expose ses réserves sur les unités qui lui ont été confiées afin de renforcer le groupe d'armées Vistule dont il vient de recevoir le commandement.
Dans les jours qui suivent, il doit compter avec l'opposition des principaux chefs de la Wehrmacht, partisans d'une défense de Berlin sur l'Oder ; il parvient ainsi, dans les jours qui précèdent le déclenchement de la bataille urbaine, à retenir le corps d’armée de Helmuth Weidling, alors en retraite en direction de l'Elbe, et à le diriger vers Berlin.
À Berlin, il est l'un des derniers officiers supérieurs présents aux côtés de Hitler, à demi-forcés par Hitler, qui a décidé le de rester dans la ville. Il joue alors un rôle, par les informations qu'il donne, retient ou édulcore, sur les sautes de moral de Hitler et des occupants du bunker : le , par exemple, il annonce à Hitler que l’armée de Wenck a lancé une attaque afin de libérer la ville.
Le soir du , après le suicide du Führer, Krebs, qui parle russe, est envoyé par Joseph Goebbels, devenu nouveau chancelier du Reich, avec un drapeau blanc pour tenter de négocier avec les Soviétiques, lesquels se trouvent à quelques centaines de mètres de la chancellerie ; il rencontre alors le général russe Vassili Tchouïkov et l'informe du suicide de Hitler. La proposition allemande, portée par Goebbels, d'engager des négociations séparées des Alliés, est catégoriquement refusée par les Russes, qui exigent une reddition allemande totale et sans conditions. Le lendemain, ; il tente, suivant les ordres de Goebbels, de faire reconnaître le gouvernement investi par Hitler dans son testament, comme interlocuteur par les négociateurs soviétiques, dans le cadre de la négociation d'un armistice séparé entre le Reich et l'Union soviétique ; au terme de dix heures de discussion, les échanges échouent, les Soviétiques, sur les consignes de Staline, refusant toujours la capitulation séparée. Suivant l'exemple de Goebbels, qui a ainsi échoué à conclure une paix séparée, Krebs se suicide d'une balle dans la tête, au côté du général Wilhelm BurgdorfAntony Beevor, La chute de Berlin, ., dans le bunker de la Chancellerie du en ruines ; l’Armée rouge retrouve son corps un peu plus tard.
Fonctions successives 1936–1939 : attaché militaire à Moscou (c’est là que Krebs a appris à parler couramment le russe8 mai 1945, La victoire en Europe — actes du colloque international de Reims, 1985 ; Maurice Vaïsse ; La Manufacture ; .) 1939-1939 : responsable de la formation des troupes dans l'Armée 1939–1942 : chef de l'état-major du 1942–1943 : chef de l'état-major général de la , front de l'EstGerman Army 1939-45 (4) - Eastern Front 1943-45 ; Nigel Thomas ; Osprey Publishing (1999) ; . 1943–1944 : chef de l'état-major général du groupe d'armées Centre, front de l'Est 1944–1945 : chef de l'état-major général du groupe d'armées B, front de l'Ouest 1945 : adjoint au Generalstabschef des HeeresÉquivalent de « chef d’état-major adjoint de l'Armée de terre » en France. du au : lui-même Generalstabschef des Heeres, succédant ainsi à son précédent supérieur.
Décorations Insigne des blessés en Noir (1914) Croix de fer de () Croix de fer de () Croix de fer de () Croix de fer de () Croix d'honneur Croix allemande en or () Croix de chevalier de la croix de fer () Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne () Croix de chevalier de l'ordre royal de Hohenzollern Médaille de service de longue durée de la Wehrmacht de Médaille du front de l'Est
Dans la fiction 1955 : La Fin d'Hitler, film de Georg Wilhelm Pabst, son personnage y est interprété par Herbert Herbe. 1973 : Les Dix Derniers Jours d'Hitler, film de Ennio De Concini, son personnage y est interprété par Adolfo Celi. 2004 : La Chute, film d'Oliver Hirschbiegel, son personnage y est interprété par Rolf Kanies.
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie .
.
Articles connexes Heinz Guderian
Liens externes
Catégorie:Naissance dans le duché de Brunswick Catégorie:Naissance en mars 1898 Catégorie:Naissance à Helmstedt Catégorie:Chevalier de l'ordre de Hohenzollern Catégorie:General der Infanterie de la Heer de la Wehrmacht Catégorie:Hauptmann de la Reichswehr Catégorie:Leutnant du royaume de Prusse Catégorie:Militaire allemand de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire suicidé Catégorie:Récipiendaire de 1re classe de la croix de fer Catégorie:Récipiendaire de la croix allemande en or Catégorie:Récipiendaire de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne Catégorie:Récipiendaire de la croix de Frédéric-Auguste Catégorie:Suicide par arme à feu en Allemagne Catégorie:Nazi suicidé Catégorie:Décès en mai 1945 Catégorie:Décès à 47 ans Catégorie:Décès à Berlin