La rue Balzac est une voie du de Paris.
Situation et accès Elle est située non loin de l’arc de triomphe de l'Étoile, dans le quartier du Faubourg-du-Roule et commence au 124, avenue des Champs-Élysées et se termine au 193, rue du Faubourg-Saint-Honoré.
Le quartier est desservi par la ligne 1 du métro à la station George V.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Honoré de Balzac. Elle porte le nom du romancier français Honoré de Balzac (1799-1850), décédé au 14 de cette rue.
Historique vignette|gauche|Foule une semaine après l'Armistice de 1918. La rue fut ouverte en 1825 sur les terrains de l’ancien jardin Beaujon entre l’avenue des Champs-Élysées et la rue Chateaubriand par la Société du quartier de la chartreuse Beaujon. C'était alors une voie privée élégante fermée à chacune de ses extrémités par une grille. Elle reçut le nom d’« avenue Fortunée » en hommage à l'une des actionnaires de la société, Fortunée Hamelin (1776-1851), l'une des plus fameuses Merveilleuses sous le Directoire, qui avait acquis les anciens jardins Beaujon en association avec MM. Cottin et Rougevin.
En 1842, elle fut prolongée jusqu'à la rue du Faubourg-Saint-Honoré sous le nom de « rue de la Tour-du-MoulinOu « rue du Moulin-Beaujon », ou encore « rue du Moulin-de-la-Chartreuse ». », en souvenir du célèbre Moulin-Joli de la folie Beaujon, construit par l'architecte Pierre-Adrien Pâris, à peu près au carrefour actuel de la rue Balzac et de la rue Beaujon. Mais elle reprit très rapidement la dénomination de « rue Fortunée ».
vignette|gauche|Résidence de Balzac. C'est au 18Ou 14 (selon ). de cette rueCorrespondant aujourd'hui au 22, sans indication de numéro. qu'Honoré de Balzac fit l'acquisition le d'une ancienne dépendance de la folie Beaujon, contiguë à la chapelle Saint-Nicolas que le financier Nicolas Beaujon (1708-1786) avait également fait construire, pour en faire un palais digne de Hańska, qu'il épousa en . C'est là qu'il passa ses derniers jours et mourut le de la même année, sans avoir jamais réglé le prix d'acquisition.
La rue Fortunée devint aussitôt rue Balzac (1850). Hańska continua d'habiter la maison de Balzac jusqu'à sa mort le . Peu avant, elle l'avait vendue à la baronne Adèle de Rothschild (1843-1922), petite-fille du fondateur de la branche napolitaine et veuve du baron Salomon de Rothschild (1835-1864), fils de James de Rothschild, le fondateur de la branche française. Celle-ci la fit raser en 1890 pour agrandir le jardin du vaste hôtel particulier qu'elle avait fait construire en 1874 par l'architecte Léon Ohnet en sacrifiant à cette occasion l'ancienne folie Beaujon proprement dite (voir rue Berryer). Une plaque sur le mur d'enceinte du jardin, près de la petite entrée de service, rappelle seule aujourd'hui le souvenir de la maison où mourut Balzac, avec la statue de l'écrivain commencée par Alexandre Falguière et terminée par Paul Dubois, érigée en 1902 au carrefour de l'avenue de Friedland et de la rue Balzac, dénommé place Georges-Guillaumin.
Le relief, en forme de butte, est due à l’accumulation des terres de déblaiement provenant de l’arasement de la butte de l’Étoile de Chaillot.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|gauche|redresse|2. vignette|gauche|redresse|2. L'acteur Raimu habita dans la rue avant 1934« Rue Washington » sur le site « Mon village : le faubourg du Roule et ses environs » www.apophtegme.com (consulté le 21 février 2009).. vignette|Au croisement avec la rue Lord-Byron. vignette|Plaque contre le mur de l'hôtel Salomon de Rothschild, rappelant la mort de Balzac. vignette|gauche|redresse| : l’hôtel Balzac. : cinéma Le Balzac. L'un des derniers cinémas indépendants du quartier des Champs-Élysées, ouvert en 1935 et exploité par Jean-Jacques Schpoliansky, petit-fils du fondateur. La salle principale offre 400 places. Elle est complétée de deux salles plus petites. (et 124, avenue des Champs-Élysées) : l'un des derniers hôtels particuliers des Champs-Élysées, qui permet d'imaginer ce à quoi ressemblait l'avenue sous le Second Empire lorsqu'elle était bordée de ce type de demeures. Il a été construit peu avant 1858 pour Santiago Drake del Castillo, héritier d'un riche planteur anglo-cubain, également propriétaire du château de Candé. Aujourd'hui siège de la société Hutchinson. : c'est à cette adresse que la Société d'encouragement à l'aviation s'installa en 1909 (bâtiment détruit). : domicile de Laure Hayman, qui y meurt en 1940Acte de décès, , , Paris , , Archives de Paris (vue 3/31).. : le poète José-Maria de Heredia (1842-1905) a habité au quatrième étage de cet immeuble. : dans cet immeuble, se trouvait en 1956, la galerie d'art Raymond Creuze, salle Balzac. : dans ce petit hôtel particulier, le romancier Frédéric Dard a situé une scène scabreuse d'un de ses romans de la série San-Antonio, ce qui lui valut un procès de la part du propriétaire. Acquis en 2005 par la société Vinci dont le président-directeur général, Antoine Zacharias, entreprit de le faire luxueusement aménager par le décorateur François-Joseph Graf pour y installer la présidence avant d'être contraint à la démission. L'hôtel fut revendu par la société Vinci en 2012. : vaste ensemble de bureaux qui se développe dans la quasi-totalité du pâté de maisons compris entre la rue Balzac, la rue Beaujon, l'avenue Bertie-Albrecht et la rue du Faubourg-Saint-Honoré. : emplacement de l'hôtel Beaujon (ancienne maison de Balzac). Cette ancienne dépendance de la folie Beaujon constituait l'ancien pavillon des bains. Le domaine était passé en aux mains d'un spéculateur, Jean-Raphaël Bleuart qui le revendit à Pierre-Adolphe Pelletreau. C'est à ce dernier qu'Honoré de Balzac acheta le la maison, fort délabrée (elle avait auparavant servi d'atelier à un blanchisseur), qui comportait un droit d'accès à la tribune de la chapelle Saint-Nicolas attenante. Le prix d'acquisition était fixé à payables le avec un intérêt de 5 %Le contrat figure au fonds Spoelberch de Lovenjoul de l'Institut de France, A 327 fol. 16, verso.. Balzac versa comptant francs « qui sont en dehors du contratHonoré de Balzac, Lettres à madame Hanska, édition établie par Roger Pierrot, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1990, 2 vol., tome II, 326 et 350, 21 et 29 septembre 1846. ». Sa veuve, Ève de Balzac, acquitta la facture de avec les intérêts le . En 1875, de Balzac et son gendre, le comte Georges Mniszech (voir infra 24) envisagèrent de transformer la propriété en une sorte de monument à la mémoire de Balzac, en la réunissant à la chapelle Saint-Nicolas, dont le comte Mnizsech avait fait l'acquisition en . Ils projetaient de transformer la rotonde de la chapelle en un atrium circulaire avec une fontaine en son centre autour de laquelle une galerie aurait été décorée de statues et de bustes. Une statue de l'écrivain devait être élevée dans la cour, embellie des colonnes de la chapelle, sous les branchages de l'arbre qu'il y avait planté à l'occasion de son mariage. La façade sur rue devait également être embellie et le pavillon central devait représenter l'apothéose de Balzac sur un bas-relief et s'orner d'une statue dans une nicheFrederick Lawton, Balzac, chapitre XII.. Le projet ne reçut qu'un commencement d'exécution. Le , pour faire face aux dettes contractées par sa fille et son gendre, de Balzac vendit l'hôtel à la baronne Adélaïde de Rothschild pour la somme de avec une clause prévoyant que l'entrée en jouissance n'interviendrait qu'un mois après sa mort. Elle décéda peu après, le suivant. La presse releva alors l'état de délabrement de l'immeuble Robert Cazin, « Madame de Balzac », L'Événement, jeudi 13 avril 1882, 2., que la baronne de Rothschild fit raser en 1890Rochegude, New York Times, 14 avril 1890. pour agrandir son jardin. (bâtiment détruit) : emplacement de l'ancien hôtel de E. Joubert (en 1910). (bâtiment détruit) : c'est à cet emplacement que le comte Jerzy Wandalin-Mniszech (1822-1881), gendre de Hanska dont il avait épousé en 1846 la fille Anna (1828-1915), habitait la maison de Balzac avec sa belle-mère. Il envisagea de se faire bâtir un hôtel contigu à celui de cette dernière sur d'anciens terrains de la folie Beaujon. Il acquit en de l'Assistance publique, qui en était propriétaire comme dépendance de l'hospice Beaujon, la chapelle Saint-Nicolas, qui avait été restaurée en 1856 et transformée entretemps, sous la Commune, en dépôt de munitions. Il y installa un laboratoire où, féru d'occultisme, il se livrait à des expériences d'alchimie et de magie noire. La baronne de Rothschild en fit l'acquisition en pour la somme de et, épouvantée par ce qu'elle y trouva, elle en appela à l'exorciste de l'archidiocèse de Paris pour purifier le bâtiment. Devant les réticences du clergé catholique, elle le fit raser et fit construire à la place la rotonde qui se trouve aujourd'hui à l'angle de la rue Balzac et de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans laquelle ont été remontés des éléments du chœur circulaire de l'ancienne chapelle. (bâtiment détruit)
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . . . .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « Rue Balzac » sur le site « Mon village : le faubourg du Roule et ses environs » www.apophtegme.com (consulté le ).
Balzac Catégorie:Nommé d'après Honoré de Balzac Balzac