La rue Jean-de-La-Fontaine est une voie du de Paris.
Situation et accès La rue Jean-de-La-Fontaine est une voie publique située dans le de Paris. Elle débute au croisement des rues de Boulainvilliers et de l'Assomption, dans le prolongement de la rue Raynouard, et finit rue d'Auteuil.
Le quartier est desservi par la ligne 9 aux stations Jasmin et Michel-Ange - Auteuil et par la ligne 10 à la seule station Michel-Ange - Auteuil.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Jean de La Fontaine en 1690. La rue rend hommage à Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français qui habita l'ancien village d'Auteuil traversé par cette voie. À l'origine, la rue était dénommée rue ou chemin de la Fontaine en raison d'une fontaine ou source (voir le paragraphe sur les Eaux d'Auteuil) qui s'y écoulait avant sa viabilisation« Les eaux d’Auteuil, de Chaillot et de Passy », histoire-auteuil-passy.org, consulté le 10 mai 2023..
Historique Cette rue a été formée par un décret du par la réunion de deux rues qui sont indiquées sur le plan de Roussel de 1730 comme un seul chemin conduisant à Passy : la « rue de la Tuilerie », entre la place du Docteur-Hayem et la rue Gros, qui deviendra, par décret du , la « rue La Fontaine » ; la « rue de la Fontaine », en raison d'une source qui s'y répand en marécage, entre la rue Gros et la rue d'Auteuil. En 1766, par ordonnance du prévôt d'Auteuil, les riverains creusent à leurs frais un drainage. Napoléon I fait empierrer la rue vers 1809, afin de faciliter les déplacements entre Auteuil et Saint-Cloud. En 1825, cette voie qui est appelée « rue des Deux-Fontaines » constitue avec une partie de la rue d'Auteuil une section de la « route départementale ».
Ces deux voies sont classées dans la voirie parisienne en vertu d'un décret du avant d'être réunies par un décret du sous le nom de « rue La Fontaine » à la faveur d'un calembour, laquelle prendra sa dénomination actuelle par un arrêté municipal du .
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Monuments classés : aux 14-16 se trouve un immeuble Art nouveau dit « castel Béranger » ou « hameau Béranger », construit par l'architecte Hector Guimard. entre 1895 et 1899. Robert Reboul y a vécu.
Autres immeubles et hôtels particuliers d'Hector Guimard : au 60 : l'hôtel Mezzara, construit en 1910-1911 pour un industriel du textile, est un hôtel particulier de 859 m doté d'un jardin, l’ensemble étant classé monument historique. Entre 1956 et 2015, le bâtiment sert d’annexe au lycée d'État Jean-Zay et héberge une trentaine de jeunes filles. Vide depuis 2015, il est proposé à la location en 2021 par l'État sous la forme d’un bail emphytéotique de 50 ans, à charge pour les futurs locataires d’entretenir les lieux et d’en ouvrir l'accès au public au moins cinq jours par anClaire Domenech, « Un hôtel particulier parisien recherche de nouveaux locataires pour les 50 prochaines années », Capital, 21 mai 2021.. Une association milite en faveur de sa transformation en un musée consacré à l’œuvre de l’architecte Hector GuimardPhilippe Indevillers, « L’hommage contrarié de Paris à Hector Guimard, le ténor de l’Art nouveau », Le Monde, 30 mars 2024.. En , l'État annonce sa décision : l'hôtel Mezzara va devenir le musée GuimardPhilippe d’Indevillers, « L’hôtel Mezzara à Paris va devenir le musée Guimard », Le Monde, 25 juin 2025.. des 17 à 21 : un ensemble immobilier du même Hector Guimard.
Autres lieux : au 11 se trouve le conservatoire municipal du (conservatoire Francis-Poulenc), construit en 1987 par l'architecte Roger Taillibert ; au : emplacement, vers 1873, de la Grande Vacherie d’Auteuil. Elle livrait du lait frais à tout Paris. Pour soulager les poitrinaires, ceux-ci avaient la possibilité de séjourner dans les chambres au-dessus des étables, bénéficiant ainsi de la chaleur animale réputée les soigner.. ; au 32 : villa Jeanne-d'Arc, réalisée par Deneu de Montbrun. Au dernier étage de l'immeuble, côté rue, présence d'une statue de Jeanne d'Arc ; square Henri-Collet. au 39 : le poète et chansonnier Xavier Privas y habita à la fin de sa vie ; une plaque lui rend hommage ; aux 40-42 : fondation des Apprentis d'Auteuil, créée par l'abbé Louis Roussel en 1866. La chapelle Sainte-Thérèse est construite dans le jardin en 1925 alors que le père Daniel Brottier dirige l'institution ; sur la façade de la fondation, une plaque commémorative lui rend hommage ; au 40 : le père Daniel Brottier, directeur des Apprentis d'Auteuil, y fonde le cinéma Auteuil-Bon Cinéma dans une ancienne chapelle, en 1927. Il ferme en 1977« Auteuil-Bon Cinéma (Paris 16ème) », sallesdecinemas.blogspot.com, 19 juin 2022. ; au 41 bis : école élémentaire d'application ; au 47 : immeuble de 7 étages (le dernier en recul), les 5 premiers en pierre de taille, signé en 1930 par les architectes H. Preslier et G. Dorel. Henri Preslier et Germain Dorel ont travaillé ensemble de 1923 à 1930. L'arrière, en briques rouges, sans porte, se situe au 6, avenue Boudon ;
le 57 fut l'habitation de Juliette Drouet, actrice et compagne de Victor Hugo, qui y résida de 1833 à sa mort ; le 61 fut habité par le commandant Émile Duboc (1852-1935) ; au 65 : le Studio Building, immeuble d’ateliers d’artistes réalisé en style Art déco par l’architecte Henri Sauvage, en 1926-1927, avec un habillage en céramique de l'entreprise Gentil & Bourdet sur toute la hauteur des façades et des ateliers donnant sur de grands bow-windows en hauteur. L'édifice est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le prince Félix Youssoupoff et son épouse la grande-duchesse Irina Alexandrovna de Russie y vivent au début des années 1940 ; le 84 a été construit par Henri Preslier en 1923. Il y a huit fenêtres par étages. L'arrière est contigu à l'arrière des 4-6, villa George-Sand du même architecte en 1917 ; aux 85-87 : immeuble construit par l'architecte Ernest Herscher en 1905, avec des détails influencés de l'Art nouveau. Remarquables façades sur rue et sur cour. L'architecte a utilisé des consoles métalliques pour soutenir la loggia du dernier étage suivant un modèle proche de celui utilisé par son camarade d'atelier, Henri Sauvage, pour la villa Majorelle de Nancy (1898). Une abondante faune et végétation en pierre sculptée complète la décoration de la façade : des mésanges, un escargot et un lézard se promènent entre les feuillages entourant le portail d'entrée, tandis que les allèges des baies, les consoles des balcons et des bow-windows regorgent de campanules. ; au naquit l'écrivain Marcel Proust, dans la maison de son grand-oncle maternel, Louis Weil. Cette maison fut vendue puis détruite pour construire des immeubles, eux-mêmes démolis lors du percement de l'avenue Mozart.
Dans la littérature
Dans Le Flâneur des deux rives (1918), le poète Guillaume Apollinaire écrit, partant de l'actuelle place du Docteur-Hayem : Guillaume Apollinaire, Le Flâneur des deux rives, chapitre « Souvenir d’Auteuil », p. 5-20, éditions de la Sirène, 1918..
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des voies du de Paris Quartier d'Auteuil
Liens externes
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