Ferdinand d’Orléans, qui portait le titre de courtoisie de duc de Montpensier, est né le à Eu, en Normandie, et mort à Randan, dans le Puy-de-Dôme. C’est un arrière-petit-fils du dernier roi des Français , membre de la maison capétienne d’Orléans et explorateur français.
Famille gauche|vignette|Ferdinand avec ses soeurs Hélène, Louise et Isabelle Ferdinand d'Orléans est le fils cadet de Philippe d'Orléans, comte de Paris et prétendant orléaniste au trône de France (comme « »), et de son épouse et cousine germaine Marie-Isabelle d'Orléans-Montpensier (1848-1919), infante d'Espagne.
Son grand-père maternel, le prince Antoine d'Orléans lui lègue, à sa mort, son château de Randan et le titre de courtoisie de duc de Montpensier. Il commença à porter ce titre en , après que son père eut notifié aux cours européennes qu'il le réclamait pour Ferdinand, en se basant sur les dernières volontés du prince Antoine.
En 1921, Ferdinand d'Orléans épouse, à Randan, Dª María Isabel González de Olañeta e Ibarreta (1895-1958), de Valdeterrazzo et grande d'Espagne, dame de l'ordre de la Reine Marie-Louise (1927), au château de Randan. Le mariage est sans postérité.
Biographie Interdit de service dans l’armée française, il obtient en 1898 l’autorisation du roi d’Espagne d’intégrer l’École navale espagnole. Il poursuit sa formation militaire jusqu’en 1906, date à laquelle il quitte l’armée avec le grade de lieutenant de vaisseau. C’est dans le cadre de la marine militaire espagnole que Ferdinand réalise en 1903-1904 un premier grand voyage qui le conduit en Amérique du Sud et en Afrique.
Ferdinand d’Orléans achète sa première voiture (une Peugeot) en 1901. Il eut de nombreuses voitures, y compris des voitures de courses, dont une Lorraine-Dietrich, qu'il fait réaliser sur mesure pour entreprendre en 1913 un périple entre Saïgon et les ruines d’Angkor, et une Turcat-Méry de 1920, modèle unique qui porte le nom de son propriétaire : « duc de Montpensier »Site du domaine de Randan.
Comme son frère Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, et son cousin Henri d'Orléans, Ferdinand d'Orléans est un explorateur et un chasseur de premier ordre.
En 1906, il part pour la première fois en Indochine. Ce voyage marque le début de sa passion pour cette colonie française d’Extrême-Orient où il séjourne à six reprises et où il se fait construire un castel. Il mène ainsi plusieurs expéditions chez les Moï d'Indochine, ce qui lui vaut d'être le dernier des membres de la maison d'Orléans de sa génération à recevoir la Légion d'honneurJusqu'à Henri d'Orléans (1933-2019) qui a été décoré à titre militaire en 2008.. vignette|Le duc de Montpensier en 1922. Lors de sa visite à Bordeaux le dimanche , Ferdinand d'Orléans prend place aux côtés du pionnier de l'aviation Marcel Issartier pour une demi-heure de vol qui ravit le princeOceana, , novembre 1913.. gauche|vignette|Portrait de Ferdinand d'Orléans dans les années 1920. vignette|Marcel Issartier sur son hydroplane en compagnie du duc de Montpensier, Bordeaux, 1913.
À la veille de la Première Guerre mondiale, les puissances européennes songent un moment à faire de Ferdinand d'Orléans le roi qu'elles installeraient sur le trône d'Albanie. Cependant il refuse, conscient que son frère aîné — le duc d'Orléans, prétendant au trône de France — n'a pas d'enfant et qu'il n'en aura probablement jamaisLe duc d'Orléans est en effet séparé de son épouse l'archiduchesse Marie-Dorothée d'Autriche.. C'est donc le prince Guillaume de Wied (1876-1945) qui est choisi comme souverain.
vignette|Le tombeau de Ferdinand d'Orléans dans la chapelle royale de Dreux.
En 1921, Ferdinand d'Orléans, âgé de , épouse doña María Isabel González de Olañeta e Ibarreta (1895-1958), de Valdeterrazzo et grande d'Espagne, dans son château de Randan. Il s'agit là d'un événement important puisque Cependant, le couple n'a pas d'enfant et Ferdinand meurt, trois ans plus tard, d'une surdose de drogue. La succession orléaniste passe donc au cousin germain de Ferdinand d'Orléans (et accessoirement son beau-frère), Jean d'Orléans, duc de Guise ( pour les orléanistes).
Chasseur et collectionneur De ses voyages en Asie et en Amérique, Ferdinand d'Orléans a rapporté une importante collection d'animaux naturalisés, dont des spécimens rares. Les plus belles pièces ont été traitées par la maison de Londres, les plus grands taxidermistes de l'époque. Cet ensemble, qui a échappé à l'incendie du château de Randan en 1925, fait maintenant partie des collections du domaine royal de RandanUne exposition, Chasses royales, a présenté cette collection au Muséum d'histoire naturelle Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand, du 18 juin 2004 au 30 avril 2005, puis au Muséum national d'histoire naturelle de Paris..
Titulature, armoiries et décorations Titulature de courtoisie orléaniste Les titres portés par les membres de la maison d'Orléans n'ont pas d'existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. - : Son Altesse royale le prince Ferdinand d'Orléans, fils de France ; - : Son Altesse royale le duc de Montpensier.
Armoiries D'après l'Almanach de Gotha, dans son édition de 1899, page 31, le duc de Montpensier portait comme armes :
Décorations 50px|Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte Bailli grand-croix d'honneur et de dévotion avec croix de profession ad honorem de l'ordre souverain de Malte 50px|Ordre du Saint-Esprit Chevalier de l’ordre du Saint-Esprit (quatrième maison d'Orléans). 50px|Ordre national de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (République française, ) 50px|Ordre de Charles III Grand-croix de l' (royaume d'Espagne) 50px|Ordre de Calatrava Chevalier novice de l'ordre de Calatrava (royaume d'Espagne) 50px|Ordre du Mérite naval Croix avec décorations blanches de l'ordre du Mérite naval (royaume d'Espagne) 50px|Ordre de la Tour et de l'Épée Grand-croix de l'ordre de la Tour et de l'Épée (royaume de Portugal)
Ascendance
Publications Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier, Ma première croisière, 1909 Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier, La Ville au bois dormant, de Saigon à Angkor en automobile, 1910. Ferdinand d'Orléans, duc de Montpensier, En Indochine. Mes chasses, mes voyages, 1912.
Bibliographie Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, 1999. Nathalie Buyssens, Lionel Sauzade, Domaine royal de Randan. Les animaux de Ferdinand : La nature mise en scène, Lieux Dits, coll. Curiosité, 2025. .
Notes et références
Liens externes
Extrait de son refus de monter sur le trône d'Albanie (tout à fait en bas de page) Biographie sur le site du domaine de Randan
Ferdinand Catégorie:Explorateur français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1923 Catégorie:Chevalier de l'ordre souverain de Malte Catégorie:Naissance en septembre 1884 Catégorie:Naissance à Eu Catégorie:Décès en janvier 1924 Catégorie:Décès en Seine-et-Oise Catégorie:Décès à 39 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans la chapelle royale de Dreux Catégorie:Mort par overdose