Les Allemands () et les Allemandes peuvent être définis de deux manières : en droit international, selon la constitution allemande et selon le droit du sol, ce sont les citoyens de l’Allemagne quelles que soient leurs origines, langues maternelles et croyances, et eux seuls : les Allemands ainsi définis par leur citoyenneté ont, au cours de l’histoire allemande, des relations variables avec la culture allemande, selon l’influence de sous-cultures et de la société en général ; en droit international coutumier, selon les définitions ethnologiques de l’identité culturelle et selon le droit du sang, c’est un groupe ethnique d’ascendance allemande (Volksdeutsche) partageant, où qu’il vive et quelle que soit la citoyenneté de ses membres, la même culture allemande, avec l’allemand comme langue maternelle : cela inclut les germanophones d'Alsace et d'une partie de la Lorraine, ceux du Luxembourg, la minorité allemande d'Eupen-Malmedy en Belgique, les Suisses alémaniques, les Liechtensteinois, les Autrichiens de souche, les Allemands de Pologne (notamment de Posnanie et de « Prusse-Occidentale »), d'Italie (Haut-Adige) ou de Roumanie.

Sur environ 100 millions de locuteurs maternels de l’allemand dans le monde, 75 millions se considèrent comme Allemands. Il y a 70 millions de personnes d’ascendance allemande (surtout aux États-Unis, au Brésil, en Argentine, au Chili, au Kazakhstan et au Canada) qui ne sont plus de langue maternelle allemande mais se considèrent toujours comme Allemands. Le nombre total d’Allemands à travers le monde se situe entre 75 et 160 millions, en fonction du critère retenu (langue maternelle, ascendance allemande totale ou partielle). Aux États-Unis, 15,2 % des citoyens sont considérés comme des Américains d'origine allemande selon le recensement américain de 2000, ce qui en fait le second groupe ethnique d'origine européenne derrière les Britanniques..

Ethnonymie Le terme latin Germani désigne l'ensemble des peuples germaniques.

Le terme allemand Deutsche est issu de l'ancien haut allemand diutisc (germanique theud > vieux haut allemand diot « peuple » + suffixe d'adjectif -isk, devenu -isch en allemand moderne), se référant originellement à la « langue du peuple », c'est-à-dire le germanique. Le français « tudesque » est une forme évoluée du néo-latin theodiscus, de même racine germanique.

Utilisé comme un substantif, diutscher au sens d'« allemand » émerge en moyen haut-allemand et est attesté dès la seconde moitié du .

Les Alamans sont un peuple germanique et suève de la vallée de l'Elbe, puis du Main, en Germanie de l'Antiquité. Le mot est passé en moyen-anglais (almains) au début du , mais devenu obsolète dès le .

Les Némètes sont d'abord un peuple celto-germanique de la vallée du Rhin, en Germanie de l'Antiquité. Dans les langues slaves, les Allemands ont reçu le nom de němьci (němьcь singulier), à l'origine avec un sens « étranger, celui qui ne parle pas [slave] ».

Sens du terme Avant l'unification allemande de 1871, il n'existe pas de pays portant officiellement le nom d'« Allemagne »Hermann Ewerbeck, L'Allemagne et les Allemands, Paris, Garnier frères, 1851, ; sont donc considérés comme « Allemands » avant cette date tous les peuples dont la langue allemandeStandard ou dialectale. est la langue maternelle, quelle que soit leur origine ou la domination sous laquelle ils viventFrédéric Schoell, Tableau des peuples qui habitent l'Europe, édition, Paris, 1812, ..

À titre d'exemple, une grande partie de l'Allemagne de 1812, telle que la Saxe, le Brandebourg, la Poméranie et le Mecklembourg, sont à cette époque habités par des peuples qui ont été originairement slaves ; mais qui, par la suite des siècles, ont perdu leur caractère d'origine et se sont en quelque sorte fondus dans la nation allemande.

Particularités locales L'appellation de « Suisses allemands » est toujours utilisée au pour désigner les Suisses alémaniquesJürg Altwegg, L'Allemagne vue par les Suisses allemands, 2006 .François Garçon, La Suisse : pays le plus heureux du monde, 2015 , des personnes qui ne sont pas de nationalité allemande mais suisse.

Quant à l'appellation française historique de « Lorrains allemands », qui était encore employée dans les années 1850La république du peuple : almanach démocratique, , Paris, Prost, 1851 Revue catholique de l'Alsace, , Strasbourg, 1859 et 1860M. Houzé, Étude sur la signification des noms de lieux en France, Paris, Hénaux, 1864 pour désigner les plattophones de Lorraine, elle a disparu au .

Répartition géographique Les personnes d'origine allemande se trouvent dans différents endroits autour du globe.

La diaspora allemande compte aux États-Unis environ de Germano-AméricainsVoir à ce sujet : Histoire de l'émigration allemande en Amérique et Liste de personnalités américaines d'origine allemande., soit un tiers de la diaspora allemande totale.

Au Brésil, plus de de personnes revendiquent une ascendance allemande. Le chiffre monte à plus de 15 000 000, pour estimer les descendants d'Allemands, mais qui ne se déclarent pas en tant que tels. En fait, avec les unions inter-ethniques, et le brassage des populations, il est très difficile de faire des estimations, ce qui s'observe dans les autres pays Américains ou l'immigration des Allemands fut jadis importante.

D'autres centres importants sont le Canada (Germano-Canadiens), l'Argentine (Germano-Argentins), l'Afrique du Sud et la France représentant chacun au moins 1 million.

Il y a aussi les Saxons de Transylvanie et les Germano-Baltes.

Le nombre exact de personnes d'ascendance allemande est difficile à calculer. Selon les données disponibles, on peut l'estimer à de personnes.

Histoire L’histoire des Allemands commence avec les tribus germaniques qui s’y établissent après la fonte des glaces. La région a été peuplée par celles-ci venant du nord et du centre de l’Europe, des agriculteurs d'Anatolie et des peuples des steppes russes et ukrainiennes. Ceux-ci entrent en contact avec les romains qui appelaient leurs terres Germania. Ne consistant que de peuples païens vivant dans des huttes, leur histoire ne se concrétise pas immédiatement, restant pour les romains des barbares qui produisaient des raids sur l’empire.

Plus tard, après la séparation du Royaume des Francs, entre Francie occidentale, à l’ouest, à l'est la Francie orientale, et la Francie médiane au centre et au sud. La Francie médiane et orientale s’unissent totalement en 962, après des processus d’intégration progressive des territoires. Cette unification forme le Saint-Empire romain germanique qui perdure de 962 à 1806, aussi appelé le Premier Reich.

En 1806, l’Empire disparaît sous pression de Napoléon Bonaparte, qui crée la Confédération du Rhin sous influence française. En 1815, après Napoléon, le Congrès de Vienne redessine l’Empire et laisse la région divisée en 39 États indépendants, dominés par l’Empire d’Autriche et la Prusse. Un fort sentiment d’unité allemande se forme et après plusieurs batailles et tentatives d’unification, l’Allemagne est unifiée par la Prusse en 1871. Le Deuxième Reich naît sous le nom d’Empire Allemand par Otto von Bismarck.

Vient la Première Guerre mondiale, la perte au niveau militaire de la guerre et le début du Troisième Reich en 1933 jusqu’en 1945 après la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne est divisée et en 1990, l’Allemagne de l’est et de l’ouest s’unissent, ce qui définit l’Allemagne actuelle en termes de territoire.

Langue

La langue maternelle des Allemands est l'allemand, classifiée comme langue germanique occidentale qui fut une lingua franca dans le Saint-Empire romain germanique. Parlée par environ de locuteurs natifs, l'allemand est l'une des principales langues du monde et la langue officielle la plus parlée dans l'Union européenne. Au cours de la seconde moitié du , elle a été remplacée par l'anglais comme langue dominante aux lauréats du prix Nobel liées à la science.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie . .

Articles connexes Démographie de l'Allemagne Population issue de l'immigration en Allemagne

Liens externes

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