Châtillon-Coligny est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal de Briare, le Loing, le Milleron, le ru Simon et divers autres petits cours d'eau. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Châtillon-Coligny est une commune rurale qui compte en . Elle est ville-centre de l'unité urbaine de Châtillon-Coligny.

Le patrimoine architectural de la commune comprend sept immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château de Châtillon-Coligny, construit au , dont seul le donjon circulaire reste de la forteresse primitive, est un type rare de l'architecture militaire du . Il est inscrit en 1930 (les trois terrasses et l'orangerie) puis classé pour partie en 1949 (donjon et puits). Le hospice, construit au , est inscrit en 1929. L’église Saint-Pierre, une église reconstruite à la Renaissance puis agrandie au , est inscrite en 1929. La porte de ville, une ancienne tour urbaine du début du remaniée en beffroi, est inscrite en 1928 (porte de ville). Le site d'écluse de Briquemaut, un site d’écluse avec pont-levis à flèche (vers 1889), est inscrit en 1999 (écluse ; maison éclusière ; pont-levis). Le monument à l’amiral Gaspard de Coligny, un buste en bronze, fonte de Thiébaut Frères, est inscrit en 2025 . Le monument au physicien Antoine Becquerel, uns statue en pied datant de 1882, est inscrit en 2025.

Géographie Localisation et communes limitrophes vignette|left|Carte de la commune de Châtillon-Coligny et des communes limitrophes. La commune de Châtillon-Coligny se trouve à l'extrême-est du département du Loiret, dans la région agricole de la Puisaye.. À vol d'oiseau, elle se situe à d'Orléans., préfecture du département et à de Montargis., sous-préfecture.

Les communes les plus proches sont : Sainte-Geneviève-des-Bois (), Dammarie-sur-Loing (), Montbouy (), La Chapelle-sur-Aveyron (), Saint-Maurice-sur-Aveyron (), Aillant-sur-Milleron (), Adon (), Feins-en-Gâtinais (), Nogent-sur-Vernisson () et, dans l'Yonne, Rogny-les-Sept-Écluses ()..

Lieux-dits et écarts Les lieux-dits suivis d'un astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

Relief et paysages Châtillon-Coligny est dans le Gâtinais, mais les paysages plus vallonnés de la Puisaye commencent pratiquement à sa porte ; Bléneau est à seulement au sud-est.

Le territoire est constitué de plateaux calcaires fertiles assez boisés, entrecoupés par les vallées du Loing et de ses affluents. Sa campagne offre de nombreux territoires de chasse et de pêche.

Le bourg, très excentré sur sa propre commune, se trouve sur la limite ouest et forme un tissu urbain commun avec le bourg de Sainte-Geneviève. Géologie et relief Géologie La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques..

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années, et du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de . La formation la plus ancienne est de la craie blanche à silex remontant à la période Crétacé. La formation la plus récente est des alluvions récentes des lits mineurs remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « - Châtillon-Coligny » et « - Bléneau » de la carte géologique au du département du Loiret. et leurs notices associées...

vignette|centre|redresse=1.6|Carte géologique de la commune Ère Période Époque Formations géologiques Cénozoïque(0 - ) Quaternaire(0 - 2.58) Holocène

Pléistocène

Néogène( - ) Pliocène  non présent Miocène  non présent Paléogène( - ) Oligocène

Éocène

Paléocène

Mésozoïque( - ) Crétacé( - )

Relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . L'altitude du territoire varie entre et ..

Hydrographie Châtillon-Coligny est traversée par le Loing du sud au nord, par le Milleron venant du sud-est et qui conflue dans le bourg, et depuis quatre siècles par le canal de Briare qui reste à peu près parallèle au Loing.

Le Loing et le canal de Briare présentent à Châtillon une configuration particulière : le Loing entre dans le canal à l'écluse du Gazon (proche du château de Rivière, au sud et en amont du bourg) et le quitte au déversoir de la Ronce (au nord-ouest et en aval du bourg). Entre ces deux points distants de (en suivant le fil de l'eau), la plus grande partie du cours du Loing transite par le canal. À son passage dans la ville, l'ancien lit du Loing a été par endroits entièrement remblayé - essentiellement sous la rue du Loing puis le long du boulevard de la République.

Cependant, un bras du canal (et donc une partie du Loing) va alimenter les anciennes douves des fortifications. Ce bras de canal est long de , et se prolonge par un petit cours d'eau qui se partage après la fin du canal en deux voies d'eau parallèles. Ces deux voies parallèles, courant entre la rue du Martinet et la rue de l'Égalité, rejoignent les anciennes douves plus loin. Ayant suivi le cours des douves pendant environ , une voie d'eau s'en sépare, probablement pour retrouver le cours originel du Loing. À en aval de cette séparation d'avec les douves, il reçoit son affluent le Milleron. Puis il rejoint le déversoir de la Ronce et récupère l'eau qu'il avait donné au canal en amont de la villeLaetitia Heurdier, Emmanuel Lavaud, Pierre Salomon et Stéphane Piney, Établissement de l’Atlas des zones inondables du Loing amont, . Département Sciences de l’Environnement - Unité Technique Cours d’Eau, ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer. 2009..

Le Milleron coulait originellement sous le château, au nord-est de la vieille ville dont l'emplacement était occupé par un étang signalé dès 1293. Postérieurement à cette date, le Milleron a été dévié pour alimenter lui aussi les douves des fortifications construites avec l'autorisation royale donnée en 1376 (ceci aida vraisemblablement aussi à finir de drainer et assécher l'étang, pour construire plus de maisons au pied du château). Une fois cette traversée de la ville effectuée, il retrouve son lit originel et se jette dans le Loing avant que ce dernier ne retrouve sa masse d'eau entière au déversoir de la Ronce.

Depuis la fin du c'est donc essentiellement le déversoir de la Ronce qui régule le niveau d'eau du canal et le flot de la rivière, et en conséquence gère les inondations.

Le canal de Briare primitif comportait deux biefs parallèles sur une longueur d'environ entre les écluses de Briquemault et de Gazon et également deux écluses doubles. Le bief ouest est devenu le seul lors du réaménagement du canal en 1830. L'ancien bief ouest est un plan d'eau..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amilly à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

La commune héberge la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 1 de la « chênaie-charmaie du Bois de Fontaine.. Elle est située à droite de la de Châtillon-Coligny à Aillant-sur-Milleron, étalée en longueur entre Prenant et Camerole. Ses en rive droite du Milleron (affluent du Loing) sont divisés en deux noyaux, chacun occupé respectivement par une aulnaie-frênaie inondable en bas de versant et une chênaie-charmaie fraîche sur le versant. Quelques petites plantations de peupliers sont également présentes. Ce bois a été ainsi classé car il abrite la seule population conséquente en région Centre-Val de Loire d'anémones fausses renoncules (Anemone ranunculoides, espèce protégée en Île-de-France, en Haute-Normandie et en AquitaineAnémone fausse renoncule (Anemone ranunculoides), statut. Sur inpn.mnhn.fr.), et une grande quantité de scilles à deux feuilles (Scilla bifolia ou étoile bleue, espèce protégée dans les mêmes régions que la précédente, et dans le Nord-Pas-de-CalaisScille à deux feuilles (Scilla bifolia) ou étoile bleue, statut. Sur inpn.mnhn.fr.) ; ainsi que la primevère des bois (Primula elatior, communément appelée « coucou »Primevère élevée (Primula elatior). Sur inpn.mnhn.fr.).

On y trouve aussi la bécasse des bois (Scolopax rusticola), espèce déterminante de la ZNIEFF car sujette à de nombreuses protectionsBécasse des bois (Scolopax rusticola), statut. Sur inpn.mnhn.fr., et le martin-pêcheur (Alcedo atthis). Le Milleron y abrite le chabot commun (Cottus gobio, pour lequel l'état de conservation de l'espèce a été estimé « défavorable et inadéquat »Chabot commun (Cottus gobio). Sur inpn.mnhn.fr.) et le grand brochet (Esox lucius, classé « espèce vulnérable » en 2009 sur la liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaineGrand brochet (Esox lucius). Sur inin.mnhn.fr.).

Urbanisme Typologie Au , Châtillon-Coligny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..