L'École centrale Paris ou ECP (appelée couramment Centrale ou Centrale Paris) est, de 1829 à 2015, une grande école d'ingénieurs française. Fondée en 1829, elle est l'une des plus anciennes de France. Ses élèves et anciens élèves sont appelés « Centraliens ». et plus familièrement « Pistons »Puisque c'est le piston qui fait marcher ma machine.

Le , le nouveau grand établissement CentraleSupélec est créé et reprend les activités de l'École centrale Paris et de l'École supérieure d'électricité (incluant les campus de Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes) qui sont dissoutes. La dernière promotion à avoir reçu le diplôme dingénieur des Arts et Manufactures fut celle de l'année 2020..

L'établissement formait des ingénieurs généralistes (ingénieurs des arts et manufactures, appelés aussi ingénieurs centraliens) destinés principalement aux entreprises. L'école délivrait également des diplômes de mastère spécialisé, de master, de master recherche, et de doctorat. Elle possédait un centre de recherche de plus de .

Elle est la fondatrice du réseau d'échange d'étudiants TIME en 1988 et est membre de la Conférence des écoles européennes pour l'enseignement et la recherche des sciences pour l'ingénieur avancées (CESAER).

En , l’École centrale Paris a décidé de rejoindre le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) UniverSud Paris. Elle a déménagé sur le plateau de Saclay, dans le cadre de l'opération d'aménagement Paris-Saclay, en septembre 2017.

Historique École centrale L'École centrale des arts et manufactures est fondée en 1829 sur une initiative privée par Alphonse Lavallée, homme d'affaires actionnaire du journal d'inspiration saint simonienne Le Globe et premier directeur, qui s'est entouré de trois scientifiques : Jean-Baptiste Dumas, Eugène Péclet et Théodore Olivier. Elle a pour but de former des ingénieurs généralistes pour l’industrie naissante (« les médecins des usines et des fabriques »), à une époque où les institutions supérieures forment plutôt des cadres de l'État. Elle devient publique en 1857 quand Lavallée la lègue à l'État français pour en assurer la pérennité. Elle est ensuite temporairement renommée École impériale des arts et manufactures. Elle attribue à partir de 1862 le titre d’ingénieur des arts et manufactures, premier titre d'ingénieur diplômé créé en France et devenu maintenant le titre d'''ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures. L'École Centrale a disparu lors de sa fusion avec Supelec, et le diplôme d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures disparait en 2020 pour devenir un diplôme global d'ingénieur CentraleSupelec..

vignette|Georges Pompidou et plusieurs ministres lors de l'inauguration de l'école à Châtenay-Malabry le 17 octobre 1969. Installée dans un premier temps à Paris, à l’hôtel de Juigné (actuel hôtel Salé, hôte du musée Picasso), puis dans des locaux construits à cet effet rue Montgolfier (qui appartiennent maintenant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) dont le bâtiment originel est adjacent), elle est transférée en 1969 à Châtenay-Malabry sur un campus regroupant les bâtiments d’enseignement et de recherche, la résidence des élèves et plusieurs équipements communautaires (restaurant universitaire, stade, gymnase). L'architecte du campus est Jean Fayeton. Le président Pompidou, accompagné pour cette occasion par Robert Galley, alors ministre et centralien lui-même, inaugure ce campusLe 24 décembre 1954, le transfert de l’École Centrale est évoqué au Conseil de Perfectionnement. Cette discussion fait suite à une visite du sous-secrétaire d’État à l’Enseignement technique à l’École lors des célébrations de ses d'existence. Une commission d’études est mise en place en 1956. Son rapport propose un transfert à Châtenay-Malabry. Il est adopté par les deux Conseils de l’École (Conseil d’Administration et Conseil de Perfectionnement) réunis le 12 mars 1957. L’avis, transmis de suite au Ministre, reçoit l’accord gouvernemental en 1958.(CentraleSupelec Alumni, histoire de l'École Centrale PDF).

L'École centrale Paris a acquis rapidement une grande renomméeLe président Paul Doumergue a remis la Légion d'honneur à l'École centrale à l'occasion de son centenaire le .. De grands noms de l’industrie en sortent : Paul Bodin, Gustave Eiffel, Georges Leclanché, André Michelin, Armand Peugeot, Robert Peugeot, Louis Blériot, Marcel Schlumberger, Francis Bouygues Des personnalités du domaine artistique en ont été également diplômées, telles l’écrivain Boris Vian, le sculpteur Gérard Chamayou dit Félix (ingénieur de la Géode à Paris) ou le chanteur Antoine.

L'École a célébré en 2004 son . Son dernier directeur a été Hervé Biausser, l'école ayant évolué en CentraleSupélec.

CentraleSupélec En 2009, l'École centrale prend la décision de déménager sur le plateau de Saclay, dans le quartier du Moulon (à Gif-sur-Yvette) à proximité immédiate de son allié stratégique, l'école d'ingénieurs Supélec (École supérieure d'électricité).

Cette alliance est identifiée par la marque « CentraleSupélec »sur le site de l'École centrale Paris Création de la marque CentraleSupélec en 2008..

Début 2015, l'école est dissoute, absorbée par un nouvel EPSCP : CentraleSupélec..

Identité visuelle

Les formations délivrées Formation d'ingénieur Le BSc peut être aussi délivré exceptionnellement à l'École centrale Paris , regarder Didier LeGall. ou à l'Institut polytechnique des sciences avancées (IPSA) pour le domaine aéronautiqueOrientation : l'Ipsa ouvre des bachelors d'aéronautique. Cependant, depuis le , ce titre d'ingénieur est reconnu aux États-Unis comme l’équivalent du master of science ..

Recrutement

Programme Centralien (ingénieurs Centrale Paris, grade 300 ECTS) Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait principalement sur un concours très sélectif après les classes préparatoires aux grandes écoles. La voie d’accès principale est le concours Centrale-Supélec (à l'issue des filières de classes préparatoires MP, PSI, PC, PT, TSI), mais une partie des étudiants sont recrutés après des licences via le concours CASTing ou dans le cadre du programme TIME. Depuis quelques années, les élèves de classe préparatoire BCPST peuvent accéder à l'école par le concours A Bio. Il y a environ par promotion.

Appellation des promotions

Depuis la promotion 2011 (élèves-ingénieurs entrés en 2008), chaque promotion de l'École centrale Paris est baptisée du nom d'un illustre ancien élève.

P2011 : promotion Gustave Eiffel P2012 : promotion Boris Vian P2013 : promotion André Michelin P2014 : promotion Constantin Rozanoff P2015 : promotion Jacques Maisonrouge P2016 : promotion Pierre Lefaucheux P2017 : promotion Louis Blériot P2018 : promotion Robert Ier Peugeot P2019 : promotion Francis Bouygues P2020 : promotion Alphonse Lavallée

Note : en tant que dernière promotion de Centrale Paris, la P2020 a obtenu le droit de porter le nom du fondateur de l'école.

(Source : annuaire de l'Association des Centraliens)

Mastères spécialisés (MS)

Les mastères spécialisés de l’École centrale Paris sont reconnus par la Conférence des grandes écoles depuis 1987. Ils se déroulent sur un an ou en alternance sur deux ans, en France ou à l’étranger (Serbie, Tunisie, Russie, etc.).Liste des Mastères spécialisés' Les MS Sciences et Technologies : Aménagement et Construction durables Génie Civil des Grands Ouvrages pour l'Énergie Mathématiques appliquées à la finance Systèmes Embarqués Dynamique et modélisation automobile Structure et systèmes aéronautiques Ingénierie des Systèmes Informatiques Ouverts Architecte des Systèmes d'Information Systèmes de transports ferroviaires et guidés Les MS Double Compétence (Management et Technologies) : Technologie et Management, pour diplômés de l'enseignement supérieur en gestion. L'objectif est de permettre à des personnes issues d'écoles de management d'intégrer des projets, des équipes, des entreprises dans les secteurs où la technologie et l'innovation priment. Stratégie & Développement d'Affaires Internationales Management industriel, Projet et Supply Chain (ex Génie des Systèmes Industriels) Purchasing Manager in Technology et Industry Management des systèmes d'information Management et Direction de Projets Centrale-Essec Entrepreneurs Innovation et Transformation Les MS Santé : Ingénierie des Données de la recherche médicale et Biotechnologique Gestion des Risques et de la Sécurité des établissements et réseaux de santé Ingénierie de l'information et des Connaissances des organisations de Santé Management et Technologie des établissements et réseaux de Santé

Masters recherche

L'École centrale Paris propose 5 mentions de master à finalité de recherche dans le domaine des sciences de l'ingénieur ainsi qu'un master international. Ces programmes sont ouverts aussi bien aux élèves centraliens qu'aux étudiants non centraliens. Ces derniers peuvent intégrer le master en première ou deuxième année. Mention Énergie Mention Mathématiques appliquées et Sciences de l'information Mention Sciences appliquées Mention Sciences de l'entreprise : Génie industriel Master Énergie nucléaire (en anglais)

Formation continue

La formation continue de l’École centrale Paris est portée par Centrale Formation, établissement de Centrale Recherche, filiale privée de l’École centrale Paris. Développée pour répondre à la demande des entreprises, elle offre aux cadres et dirigeants un espace privilégié de réflexion et d’apprentissage.

Centrale Formation (Executive Education) intervient dans tous les secteurs intégrant des dimensions technologiques et organisationnelles complexes (industrie, services, administrations publiques, métiers de la finance et de la santé, etc.).

Recherche

Le centre de recherches de l'École comporte plus de (chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants, doctorants, ingénieurs, techniciens, personnels administratifs), réparties dans ses sept laboratoires. Trois laboratoires sont des unités du CNRS. Les domaines d'activités des laboratoires couvrent un large spectre : physique, physico-chimie, informatique, mathématiques, mécanique, économie, génie industriel et management. Les domaines d'application de ces recherches fondamentales ou appliquées concernent l'environnement, le secteur de l'énergie, la « science des systèmes », les transports, les technologies de l'information et de la communication et la santé.

L'École cherche à intensifier ses liens avec ses partenaires du pôle d'enseignement et de recherche UniverSud Paris, notamment Supélec, l'ENS de Cachan et l'Université Paris 11. Les autres partenaires institutionnels (hors CNRS) sont le CEA et l'INRIA. L'École développe aujourd'hui également une culture de chaires financées par des entreprises, qui concernent notamment la finance, le management ou le supply chain.

Laboratoires de recherche

Les laboratoires suivants sont situés sur son site de Châtenay-Malabry : Laboratoire Énergétique moléculaire et macroscopique, Combustion, UPR 288 du CNRS (, dont et enseignants-chercheurs) Laboratoire de Génie industriel (, dont 18 enseignants-chercheurs) Laboratoire de Génie des procédés et matériaux (, dont 29 enseignants-chercheurs) Laboratoire Mathématiques appliquées aux systèmes (, dont 18 enseignants-chercheurs) Laboratoire de Mécanique des sols, structures et matériaux, UMR 8579 du CNRS (, dont et enseignants-chercheurs) Laboratoire Structure, propriétés et modélisation des solides, UMR 8580 du CNRS (, dont et enseignants-chercheurs) Laboratoire de Physique quantique et moléculaire, antenne de l'UMR 8537 du CNRS et de l'ENS de Cachan

De nombreux échanges de chercheurs sont réalisés avec d'autres institutions, notamment par l'accueil de professeurs invités.