La haute culture se définit par sa position dominante au sein des hiérarchies culturelles : elle désigne la « culture légitime » ou « savante », qui se construit historiquement par une polarisation vis-à-vis de la « culture de masse » et la « culture populaire ». Elle ne repose donc pas uniquement sur la valeur esthétique intrinsèque des objets (beaux-arts, littérature, philosophie), mais sur un rapport de distinction sociale et une opposition structurelle entre les productions culturelles.

Approche sociologique En sociologie, la haute culture ne se définit pas de manière isolée, mais s'inscrit dans une conception élargie des productions culturelles et de leurs interactions : elle se comprend essentiellement par son rapport aux autres formes de cultures, s'insérant dans un système de hiérarchisation des pratiques symboliques.

La notion de haute culture est indissociable des concepts de culture légitime ou de culture savante : ces termes sont souvent mobilisés pour décrire une position dominante au sein de l'espace social. Cette classification met en lumière les rapports de force à l'œuvre dans la société, structurant l'espace entre . Ainsi, l'opposition légitime/illégitime correspond aux oppositions haute culture/basse culture ou encore grande culture/sous-culture.

Selon une perspective bourdieusienne (d'après Pierre Bourdieu), rapporté par les sociologues Olivier Galland et Yannick Lemel, la haute culture correspond aux ; il s'agit de pratiques savantes (qualifiées de highbrow en anglaisL’opposition entre les arts savants (highbrow) et les arts populaires (lowbrow) a notamment été théorisé par le sociologue Herbert J. Gans (Popular Culture & High Culture) ou l'historien Lawrence W. Levine (Highbrow/Lowbrow) : cf. et .) qui nécessitent de disposer d'un fort capital culturel pour être pratiquées ou simplement connues. De même, pour le sociologue Olivier Desouches, l'expression « haute culture » (ou highbrow selon l'historien Lawrence LevineCf. Son ouvrage publié en 1988 traduit en français .) illustre la manière dont la culture dominante impose une hiérarchie de légitimité.

Selon le sociologue Bernard Lahire : .

Selon les analyses de Matthieu Letourneux (spécialiste des cultures sérielles et médiatiques) et Michela Passini (spécialiste de l’histoire de l’art), la définition de la haute culture se consolide par un effet de contraste : historiquement, cette structuration devient particulièrement visible au début du XXᵉ siècle, période marquée par une .

Notes, références et bibliographie Notes

Références

Bibliographie

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