Charles-Bernard van de Werve (1740-1813), comte de Vorselaar, baron de Lichtaert et de Rielen, seigneur de Giessen-Oudkerk, fut échevin (1765-1770), puis maire de la ville d'Anvers à l'époque de la République française.
Biographie Il était le fils de Charles-Philippe van de Werve, comte de Vorselaar, baron de Lichtaert et de Rielen, seigneur de Giessen-Oudkerk, et de Marie-Anne de Pret.
Échevin puis maire d'Anvers Le jeune Charles fait ses études supérieures à l'université de Louvain où il est immatriculé le . Il obtient le , le diplôme de licencié en droit civil et canon.
Il était membre de l'État Noble des États de Brabant depuis 1769 et participait alors aux réunions que ces derniers tenaient à Bruxelles dans ce qui est devenu aujourd'hui le Palais de la Nation. Il fut nommé échevin d'Anvers en 1765. Il avait rempli cette fonction avec grande conscience jusqu'en 1770. Il dut alors demander la démission de ses fonctions au Gouverneur Général Charles de Lorraine pour raison de santé. thumb|right|Le Prince Guillaume V d'Orange
En 1787, le bourgmestre d'Anvers, Jacques-Abilius della Faille, obtient le retrait d'une ordonnance réformant les Guildes et les Métiers décidée par Joseph II, souverain bien intentionné mais trop pressé de tout faire changer en trop peu de temps, ce qui inquiète et exaspère les Belges. À l'entrée de la ville, les chevaux de la voiture de Jacques-Abilius della Faille sont dételés et « 200 bras patriotiques » tirent le carrosse « aux acclamations de tout le peuple » saluant « le Père de la Patrie, un des libérateurs Brabançons ». Le lendemain, , la fête continue et le bourgmestre della Faille est harangué par l'évêque d'Anvers puis par le comte Charles-Bernard van de Werve de Vorselaar, le baron de Schilde (Philippe-Louis van de Werve, frère de Charles-Bernard) et le baron d'Hoogvorst, au nom de l'État Noble.
Après la prise d'Anvers, le , par les armées de la République française, il faut renouveler le Magistrat de la ville. {Fut-il nommé maire par la République française ou premier bourgmestre dans l'ancien système de gouvernance}. Il accepte donc le poste qui lui est proposé et qui n'est pas de tout repos car il devra assurer que la retraite des Français se passe sans accroc à la suite de la victoire de l'armée impériale à la bataille de Neerwinden suivie du retour aux institutions d'Ancien Régime.
Comme maire, le comte de Vorselaar doit recevoir les principaux généraux coalisés de passage à Anvers : le prince d'Orange (Guillaume V), Frederick, duc d'York et Albany, général en chef du corps expéditionnaire britannique, le prince Frédéric de Saxe-Cobourg, le prince Ferdinand de Wurtemberg, etc.
Le , après le retour d'Anvers dans le Saint-Empire, il est à nouveau nommé échevin, mais doit adresser aussitôt à l'archiduc Charles, nouveau Gouverneur Général, une requête pour démissionner car il est à nouveau gravement malade.
Correspondant du pape Pie VII thumb|210px|right|Portrait de Pie VII par David, musée du Louvre Le , Anvers est occupé pour la seconde fois par les Français et devient la préfecture du département des Deux-Nèthes. À partir de 1809, est en conflit avec le pape Pie VII. Très attachés à Rome, le comte et la comtesse de Vorselaar s'offrent à servir de boîte aux lettres pour la correspondance que le pape Pie VII adresse à ses cardinaux. C'est chez eux que les messages du pape arrivent clandestinement et de chez eux qu'ils partent ensuite à l'adresse de leurs destinataires.
Famille et descendance Le , à l'âge de vingt-trois ans, Charles-Bernard épouse Hubertine Josèphe Caroline de Gilman, fille du seigneur de Mertsenhoven et d'Itteren, et de Catherine-Caroline de Vecquemans de la Verre et Zevenbergen. Les témoins sont Charles-Philippe van de Werve, père du jeune marié, et Ferdinand Henri Joseph, baron de Vecquemans de la Verre et Zevenbergen, seigneur de Ranst et Millegem.
Ils eurent un fils, Charles-Augustin.
Hubertine moura quelques années plus tard.
Charles-Bernard se remaria le avec Reine Josèphe Marie della Faille, nièce du bourgmestre Jacques-Abilius en la cathédrale Notre-Dame.
Le comte Charles-Bernard van de Werve s'éteignit le . Il avait eu un fils unique : Charles-Augustin.
Voir aussi Famille van de Werve
Liens externes
Sources Mertens en Torfs, "Geschiedenis van Antwerpen", Aanhangsel BRABANT & REVOLUTION - Les Trois États représentant le peuple du duché de Brabant. A Bruxelles, Chez H.F. t'Serstevens, s.d. (1789). Les van de Werve: 800 ans d'histoire, (tome I) de Yves Schmitz et Alfons Bousse -Waremme, , Chapitre XII.
Charles-Bernard Catégorie:Maire du Premier Empire Catégorie:Bourgmestre d'Anvers Catégorie:Noblesse dans les Pays-Bas méridionaux Catégorie:Naissance en 1740 Catégorie:Décès en janvier 1813 Catégorie:Étudiant de l'université de Louvain (1425-1797) Catégorie:Naissance à Anvers au XVIIIe siècle Catégorie:Décès à Anvers