vignette|Évolution historique du PIB réel par habitant en Iran L'économie iranienne combine de fortes participations de l'État dans l'industrie pétrolière et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation...), un système de planification quinquennale et une agriculture villageoise et des petits commerces. L'État complète son contrôle de l'économie par les subventions accordées sur les biens de première nécessité, l'essence et les services publics. La part de l'économie informelle est assez importante. L'Iran, avec un PIB de de dollars (PPA, 2011), se place au deuxième rang de la région (derrière la Turquie)http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2012/01/weodata/weorept.aspx?pr.x=50&pr.y=9&sy=2010&ey=2011&scsm=1&ssd=1&sort=country&ds=.&br=1&c=512%2C941%2C914%2C446%2C612%2C666%2C614%2C668%2C311%2C672%2C213%2C946%2C911%2C137%2C193%2C962%2C122%2C674%2C912%2C676%2C313%2C548%2C419%2C556%2C513%2C678%2C316%2C181%2C913%2C682%2C124%2C684%2C339%2C273%2C638%2C921%2C514%2C948%2C218%2C943%2C963%2C686%2C616%2C688%2C223%2C518%2C516%2C728%2C918%2C558%2C748%2C138%2C618%2C196%2C522%2C278%2C622%2C692%2C156%2C694%2C624%2C142%2C626%2C449%2C628%2C564%2C228%2C283%2C924%2C853%2C233%2C288%2C632%2C293%2C636%2C566%2C634%2C964%2C238%2C182%2C662%2C453%2C960%2C968%2C423%2C922%2C935%2C714%2C128%2C862%2C611%2C716%2C321%2C456%2C243%2C722%2C248%2C942%2C469%2C718%2C253%2C724%2C642%2C576%2C643%2C936%2C939%2C961%2C644%2C813%2C819%2C199%2C172%2C184%2C132%2C524%2C646%2C361%2C648%2C362%2C915%2C364%2C134%2C732%2C652%2C366%2C174%2C734%2C328%2C144%2C258%2C146%2C656%2C463%2C654%2C528%2C336%2C923%2C263%2C738%2C268%2C578%2C532%2C537%2C944%2C742%2C176%2C866%2C534%2C369%2C536%2C744%2C429%2C186%2C433%2C925%2C178%2C869%2C436%2C746%2C136%2C926%2C343%2C466%2C158%2C112%2C439%2C111%2C916%2C298%2C664%2C927%2C826%2C846%2C542%2C299%2C967%2C582%2C443%2C474%2C917%2C754%2C544%2C698&s=PPPGDP&grp=0&a=, et avec un PIB de de dollars (nominal, 2011), se place au troisième rang de la région (derrière la Turquie et l'Arabie saoudite)http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2012/01/weodata/weorept.aspx?pr.x=48&pr.y=8&sy=2010&ey=2012&scsm=1&ssd=1&sort=country&ds=.&br=1&c=512%2C941%2C914%2C446%2C612%2C666%2C614%2C668%2C311%2C672%2C213%2C946%2C911%2C137%2C193%2C962%2C122%2C674%2C912%2C676%2C313%2C548%2C419%2C556%2C513%2C678%2C316%2C181%2C913%2C682%2C124%2C684%2C339%2C273%2C638%2C921%2C514%2C948%2C218%2C943%2C963%2C686%2C616%2C688%2C223%2C518%2C516%2C728%2C918%2C558%2C748%2C138%2C618%2C196%2C522%2C278%2C622%2C692%2C156%2C694%2C624%2C142%2C626%2C449%2C628%2C564%2C228%2C283%2C924%2C853%2C233%2C288%2C632%2C293%2C636%2C566%2C634%2C964%2C238%2C182%2C662%2C453%2C960%2C968%2C423%2C922%2C935%2C714%2C128%2C862%2C611%2C716%2C321%2C456%2C243%2C722%2C248%2C942%2C469%2C718%2C253%2C724%2C642%2C576%2C643%2C936%2C939%2C961%2C644%2C813%2C819%2C199%2C172%2C184%2C132%2C524%2C646%2C361%2C648%2C362%2C915%2C364%2C134%2C732%2C652%2C366%2C174%2C734%2C328%2C144%2C258%2C146%2C656%2C463%2C654%2C528%2C336%2C923%2C263%2C738%2C268%2C578%2C532%2C537%2C944%2C742%2C176%2C866%2C534%2C369%2C536%2C744%2C429%2C186%2C433%2C925%2C178%2C869%2C436%2C746%2C136%2C926%2C343%2C466%2C158%2C112%2C439%2C111%2C916%2C298%2C664%2C927%2C826%2C846%2C542%2C299%2C967%2C582%2C443%2C474%2C917%2C754%2C544%2C698&s=NGDPD&grp=0&a=. Les principaux revenus du pays sont tirés de la vente de pétrole et de gaz naturel.

Le gouvernement iranien cherche à se diversifier en investissant dans d'autres secteurs, dont la production d'automobiles, les industries aérospatiales, l'électronique de pointe, la pétrochimie et la technologie nucléaire. L'Iran espère attirer des investissements étrangers en créant des conditions d'investissement plus favorables (réduction des restrictions et taxes à l'importation, création de zones franches comme à Chabahar et sur l'île de Kish, etc.). L'Iran moderne a une classe moyenne solide et une économie en croissance mais est toujours pénalisée par l'inflation et le chômage.

Histoire L'économie iranienne vers 900 était florissante. Richard Bulliet remarque en particulier que la production de coton était sans doute le secteur le plus actif de l'économie iranienne, permettant une pénétration de l'économie monétaire dans les campagnes, une très forte urbanisation et un fort rayonnement culturel.

Mais les vagues de froid durant la crise du XIe siècle eurent pour effet de faire reculer vers le sud la culture du coton et cette industrie semble avoir presque disparu des régions où elle avait dominé, au nord et à l'est. Les difficultés de ravitaillement eurent aussi raison des grandes cités.. dont certaines passèrent soudainement du rang de grandes agglomérations presque à celui de simples hameaux (Bulliet mentionne en particulier le cas de Nishapur). Le coton ne redeviendra pas un élément important de l'économie iranienne avant le .. Les conséquences politiques de cette faiblesse sont importantes puisque l'Iran fût envahi trois fois en un siècle et demi par des tribus nomades, laissant le pays en ruine.

En 1953, le Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh créa la National Iranian Oil Company et fit adopter la loi sur la nationalisation du pétrole. En représailles, le Royaume-Uni, qui exploitait jusqu'alors pour son compte le pétrole iranien, imposa un embargo dans le but d’isoler Mossadegh et de faire pression sur lui. Ce dernier est finalement renversé par un coup d’État organisé par la CIA et le MI6.

Le développement économique de l'Iran avant la Révolution était rapide. La société était traditionnellement agricole, mais dans les années 1970, l'Iran avait accompli une industrialisation significative et une modernisation économique dans le cadre de la révolution blanche voulue par le Shah d'Iran. Le régime du Shah suivit une politique protectionniste en tentant de substituer aux importations des industries locales. Cette période voit le développement de la sidérurgie à Ispahan et Ahvaz, de la chimie à Chiraz (raffineries de pétrole). L'Iran fabrique alors ses propres voitures, les « Flèches ». Néanmoins, beaucoup de ses activités sont subventionnées par l'ÉtatAntoine-Louis de Prémonville, « Les fondements de la puissance iranienne », Conflits, 6, juillet-septembre 2015, .

Cependant, le rythme de croissance connaît un énorme ralentissement en 1978, juste avant la révolution islamique. Depuis la révolution iranienne, la croissance a été plutôt faible. Les difficultés actuelles de l'Iran peuvent être liées à la combinaison de plusieurs facteurs. L'activité économique, sévèrement perturbée par la Révolution, a été encore plus touchée par la guerre avec l'Irak puis par le déclin des prix du pétrole qui s'est entamé fin 1985. Après la fin de la guerre avec l'Irak, la situation a commencé à s'améliorer. Le PIB de l'Iran a augmenté pendant consécutives, en partie grâce aux prix du pétrole en 1990 et à une substantielle augmentation des importations.

Une baisse des revenus liés au pétrole en 1991 et une croissance de la dette externe ont cependant entamé l'optimisme. En mars 1989, Rouhollah Khomeini a approuvé le plan quinquennal de développement économique de Hachemi Rafsandjani, qui autorisait l'Iran à chercher des prêts étrangers. Mais la mauvaise gestion et l'inefficacité de la bureaucratie, autant que les conflits internes politiques et idéologiques, ont entamé la formulation et l'exécution de politiques économiques cohérentes.

L'ex-président Khatami a suivi les plans de réformes de son prédécesseur, Hachemi Rafsandjani et a indiqué qu'il poursuivrait la diversification de l'économie iranienne dépendante du pétrole bien qu'il n'ait pas atteint ce but. Les forts prix du pétrole en 1996 ont aidé à diminuer la pression financière sur l'Iran et ont permis à Téhéran de repousser le remboursement de sa dette. La situation financière de l'Iran s'est détériorée en 1997 et encore plus encore en 1998 avec la baisse des prix du pétrole.

La nouvelle hausse de 1999 a permis aux finances iraniennes de respirer un peu mais n'a pas résolu les problèmes économiques de l'Iran. L'ancien président Mahmoud Ahmadinejad a promis des réformes économiques, dont un vaste volet social, et l'élimination du marché boursier iranien.

En , le gouvernement américain instaure de nouvelles sanctions visant notamment « la dernière source de revenus de la Banque centrale d'Iran », déjà sur la liste noire américaine, mais aussi le Fonds national de développement, « c’est-à-dire leur fonds souverain qui sera ainsi coupé » du système bancaire américain, selon le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin. D'après Donald Trump, il s'agit des « sanctions les plus sévères jamais imposées à un pays ».

En , l’Iran traverse la crise économique la plus profonde et la plus longue de son histoire contemporaine. Les sanctions internationales, en particulier celles rétablies sous la présidence de Donald Trump aux États-Unis, limitent fortement les exportations pétrolières du pays ainsi que son accès aux marchés mondiaux. La mauvaise gestion interne, la corruption généralisée, l’instabilité géopolitique et les inefficacités structurelles alimentent un fort mécontentement social. Dans ce contexte, l’inflation atteint plus de 48,6 % en puis 42,2 % en , ce qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. En , les estimations indiquent que 22 % à 50 % de la population iranienne vit sous le seuil de pauvreté, une hausse marquée par rapport à 2022. Par ailleurs, une crise énergétique systémique affecte le pays depuis plusieurs années, atteignant un point critique parallèlement à la détérioration rapide de la situation économique.

En 2026, la guerre d'Iran, notamment les bombardements sur l'industrie pétrolière mais également la coupure avec l'accès à l'internet avec l'étranger, induit une importante crise économique avec de nombreux licenciements.. Le rial se déprécie par rapport au dollars et aux matières premières et le pays connait une forte inflation de l'ordre de 70 %.

Secteurs de l'économie thumb|Bourse de Téhéran

D'après la constitution de l'Iran, le système économique de la république islamique est fondé sur 3 secteurs :

le secteur public, qui regroupe toutes les grandes industries de base, le commerce extérieur, les mines, la banque, les assurances, l'énergie, les barrages et les réseaux d'aqueducs, la radio et la télévision, les poste, télégraphe et téléphone, l'aviation, les lignes maritimes, les routes et les chemins de fer. le secteur coopératif, qui regroupe les sociétés et établissements coopératifs de production et de distribution créés conformément aux principes islamiques. le secteur privé, qui regroupe les activités de l'agriculture, de l'élevage, de l'industrie, du commerce et des services complémentaires aux deux autres secteurs.

Le secteur coopératif est constitué de fondations religieuses, ou bonyads. Mis en place juste après la révolution iranienne, parfois sur la base de fondations royales existant auparavant, les Bonyads ont été utilisés pour redistribuer les revenus du pétrole aux pauvres et aux familles des martyrs. Aujourd'hui, les Bonyads sont des consortiums de compagnies qui sont exemptées de taxes et qui rendent compte directement au guide suprême.

L'Iran, avec un PIB de de dollars (PPA, 2005), se place second de la région. Toutefois, le PIB par habitant n’a toujours pas retrouvé son niveau des années 1970. Le chômage, l’inflation et la spéculation immobilière pèsent sur le niveau de vie des ménages. La population active a fortement augmenté depuis le début du (arrivée de classes d’âge nombreuses sur le marché du travail, féminisation) économie de l'Iran, Ministère des affaires étrangères français, 10/01/2006.