Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Dauphiné, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Dauphiné devient le d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Le n'a pas été formé, le est resté vacant : création de la légion de Seine et Oise 1820 : La légion de Seine et Oise est renommée d'infanterie de ligne. 1887 : Renommé régiment d'infanterie 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au régiment d'infanterie

Chefs de corps

thumb|right|150px|Insigne de béret de l'infanterie.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

ci-devant Dauphiné (1791-1795) Guerres de la Révolution et de l'Empire L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Dauphiné. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Au commencement de la guerre, en , le est dirigé sur Sedan, tandis que le demeure à Belfort jusqu'au mois d'août ou il se rend alors à Besançon, et plus tard au camp de Bourgoin, où le général de Montesquiou assemble l'armée qui allait conquérir la Savoie.

En 1793, le passe, de l'armée des Alpes à celle des Ardennes, et fait, sous le commandement du général Jourdan, cette campagne et une partie de celle de 1794. Avec le du et le du il est désigné pour renforcer la garnison de CondéEffectifs des bataillons : du : 636 hommes; du : 450 hommes ; du : 679 hommes. Après la reddition de la place, les officiers sont dispersés, le bataillon est envoyé prisonnier à Péruwelz, et le colonel Charles Philibert de La Cour de La Gardiolle est envoyé à Presbourg, ainsi que son frère et son fils, qui servaient sous ses ordres Capitaine Raymond d'Izarny-Gargas : 38e régiment d'infanterie : historique des corps qui ont porté le numéro 38]</ref>. Le 1er août 1794, le du est reconstitué à Sedan avec de nouveaux cadres, et entre dans la composition de la de l'armée de Sambre-et-Meuse, sous les ordres du général Kilmaine. Le 6 septembre 1794, avec un effectif de 774 hommes, il passe dans l'armée de la Moselle. En novembre, durant le siège de Luxembourg, il se distingue, au combat de Blascheid. Le 1er messidor de l'an III (19 juin 1795), le du d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné est amalgamé avec le de volontaires des Vosges et le de volontaires de la Côte-d'Or pour former la de première formation.

Le , pendant l'invasion de la Champagne, est appelé de Sedan au camp de Châlons. Après la déroute des Prussiens, il tient garnison à Givet, et il passe en 1793 en Vendée. Après la bataille de Savenay, il est dirigé, fin 1794, sur l'armée du Nord. En 1794, le du d'infanterie de ligne ci-devant Dauphiné est amalgamé avec le des Fédérés Nationaux et le de volontaires de la Seine-Inférieure pour former la de première formation.

de première formation (1794-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Flandre) de volontaires de la Somme de volontaires de l'Aube

En 1794, affecté à la de l'armée du Nord, elle participe au siège de Grave.

Le 14 avril 1795, un ordre de la commission du mouvement des armées prescrivit à la de partir de ses cantonnements pour aller à Arras avec armes et bagages et affectée à l'armée de l'intérieur. Après avoir tenu garnison à Arras, Abbeville, Amiens, Doullens, Bapaume et Péronne, les et sont désignés pour renforcer l'armée de Paris et envoyés au camp de Marly ou se trouvaient déjà le de la , les et de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne, le , le 21e régiment de chasseurs à cheval, la 27e division de gendarmerie et des détachements des , et sous le ordres du général Baraguey d'Hilliers. Fin juillet, les et sont envoyés près de Laon, au camp du Trou-d'Enfer avec le de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne et le 2e bataillon de volontaires de l'Oise. Le 19 septembre, quelques troubles ayant éclaté dans le département d'Eure-et-Loir, le de la et le de la sont détachés à Épernon.

Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.

de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Guyenne), de volontaires de la Corrèze et de volontaires du Bas-Rhin également appelé bataillon des Amis) de première formation ( de volontaires de Saône-et-Loire, de volontaires de la Manche et de volontaires de la Meurthe)

En mars 1796, la est affectée l'armée de Rhin-et-Moselle, division Laborde avec la et le 21e régiment de cavalerie. Le 8 août 1796, la demi-brigade se trouve au combat de Lindau puis à la prise de Brégence. Le 16 septembre, la demi-brigade se trouve engager au combat de Lautrach Le 2 octobre la demi-brigade participe à la bataille de Biberach, le 4 octobre au combat de Waldshut et le lendemain au combat de Laufenbourg Rattaché au corps FerinoLe corps Ferino comprenait 2 divisions. La était composée des , , , , 4e régiment de dragons et 8e régiment de hussards. La était composée de la 3e demi-brigade légère, des , , et du 4e régiment de chasseurs à cheval. il est chargé de la défense de la tête de pont d'Huningue.

Le 5 février 1797, après la reddition de la tête de pont d'Huningue, la reçoit l'ordre d'aller cantonner dans les villages autour de Colmar, puis le 21 mars elle cantonne sur la frontière Suisse, de Allschwil à Huningue. Après le traité de Leoben, la est envoyée dans le Mont-Terrible et dans le Doubs.

En 1798, rattachée à l'armée d'Helvétie elle est engagée dans l'invasion de la Suisse. Tandis que le restait à Morteau, les et sont réunis à la et au 17e régiment de dragons et pénètre dans les vallées de Saint-Imier et de Moutier.Le 5 mars, la est attaquée par les Suisses à Nidau qui sont mis en déroute

Siège de Condé Guerre de Vendée, Bataille de Noirmoutier 1796 Armée de Rhin-et-Moselle Allemagne (1796-1797); Suisse (1798-1799); Rhin (1800); Saint-Domingue (1802);

Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie, la de deuxième formation ayant été incorporée dans le , le reste vacant..

La n'étant pas constituée, son numéro reste vacant jusqu'en 1820.

Légion de Seine-et-Oise (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de Seine-et-Oise, qui deviendra le 38e régiment d'infanterie de ligne en 1820, est créée.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, à Douai le 8 octobre 1820, avec les 3 bataillons de la légion de Seine-et-Oise.

1820 à 1852 En 1823, le d'infanterie de ligne fait la campagne d'Espagne et se distingue, au siège de La Corogne Plan de la Corogne en Galice avec une explication alphabétique des androits qui y sont contenus et de la manœuvre que l'on doit tenir en y entrant..

Le 18 septembre 1830, une ordonnance créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

En 1832, le régiment est à Paris et participe à la répression de l'insurrection des 5 et .

En 1845 le régiment est envoyé en Algérie. En 1846 et 1847, il prend part à la campagne dans le Dahra et l'Ouarsenis. En 1849, il participe à l'expédition contre les Haadis et à la prise de Zaatcha. En 1850, il concoure aux expéditions en Kabylie, puis en septembre, les 3 bataillons embarquent à Stora sur la frégates Vauban La flotte de Napoléon III - Frégates à roues - 2 - Vauban la corvette à roues Véloce La flotte de Napoléon III - Corvettes à roues - Véloce et l'aviso à roues Chimère<ref>[http://dossiersmarine.fr/a-ar1s.htm La flotte de Napoléon III - Avisos à roues de 1re classe, type Sphinx - Chimère' en direction de Toulon.

Second Empire Par décret du , le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le 101 régiment d'infanterie de ligne.

Le , les 3 bataillons du régiment sont dirigés sur Toulon où ils sont embarqués sur le transport La Marne à destination d'Alger.

1870 à 1914 Lorsque survint la déclaration de guerre de 1870, le régiment avait 6 compagnies à Laghouat, 4 au Fort-Napoléon et 2 à Alger, les autres étaient réparties entre Aumale, Cherchell, Miliana, Draâ El Mizan et la Maison-Carrée. L'ordre de rentrer en France, arriva à la fin de septembre et le régiment est embarqué à Alger, du 6 au 38e régiment d'infanterie, historique des corps qui ont porté le numéro 38.

Au , le d'infanterie fait partie de l'Armée de la Loire.

Avec le de chasseurs de marche du commandant de Sicco, le de marche du lieutenant-colonel Chaulan, les mobiles de la Nièvre du lieutenant-colonel de Bourgoing et le bataillon d'infanterie de marine du commandant Laurent, le la aux ordres du général de Chabron (puis Minot). Cette avec la du général Bertrand, trois batteries de 4, une de mitrailleuses et une de montagne, une section du génie constituent la d’infanterie commandée par le général de division Martin des Pallières. Cette division d'infanterie évolue au sein du d’armée ayant pour commandant en chef le général de division d’Aurelle de Paladines. On trouve le régiment le à la bataille de Coulmiers, le 2 décembre à la bataille de Loigny, les 3 et à la bataille d'Orléans. Le , le d'armée, avec les et , passe sous les ordres du général Bourbaki. Le le régiment se trouve à la bataille de Vendôme et en à la bataille du Mans. Au , le d'infanterie fait partie de l’armée de l'Est (général Bourbaki). Avec le de marche du lieutenant-colonel Carré, le régiment de marche d'infanterie de marine du lieutenant-colonel Coquet, le une brigade d'infanterie. Cette brigade avec la brigade de cavalerie du général de Boërio, trois batteries de 8, une section du génie constituent la réserve générale commandée par le général Pallu de la Barrière (capitaine de frégate) et le il se trouve au combat de La Cluse.

En , il fusionne avec le de marche.

En , alors que le régiment se trouvait au camp de Sathonay, les et sont désignés pour participer à la campagne de Tunisie. Ils embarquent à Marseille le sur les paquebots Ville d'Oran et Abd el-Kader et arrivent à Bizerte le . Le , la colonne du général Bréart, dont les 2 bataillons font partie, se porte sur Djedeida, puis exécute une reconnaissance dans la direction de Zaghouan, prennent Mateur, et participent aux opérations dans la vallée de l'. Le , le s'embarque sur le paquebot Ville de Barcelonne, débarque à Marseille d'où il rejoint le camp de Sathonay. Le resté à Bizerte, y tient garnison jusqu'au , date à laquelle il est envoyé à El-Ayaicha Situation de El-Ayaicha, village entre Gabès et Gafsa. Un an après, le , il s'embarque à Gabès sur le paquebot Ville de Madrid pour rentrer en France.

Première Guerre mondiale Rattachements :

d'infanterie d' à d'infanterie de à Août : casernement Saint-Étienne, BI, DI, d’armée.

1914 Le , le 38e RI s'embarque à la gare de Saint-Étienne-Châteaucreux et débarque aux environs d'Épinal (Vosges).

Le , il se heurte dans le village d'Ancerviller à une position solidement défendue.