La bataille des monts de Champagne est un épisode de la Première Guerre mondiale qui se déroule du au , elle est contemporaine de la bataille du Chemin des Dames. Elle est parfois désignée troisième bataille de Champagne.
Contexte stratégique
vignette|centre|upright=1.3|L'offensive de Nivelle, le massif de Moronvillers est sur la droite de la carte entre la française d'Anthoine et la armée allemande de Rothmaler. Outre son rôle de diversion et de prolongation de l'offensive du GARGroupe d'armées de réserve du général Micheler (, et )., le but de la du général Anthoine est l'occupation de la crête des monts (au sud de Moronvilliers), crête dominante qui offre d'excellents observatoires pour les AllemandsPhilippe Pétain (présentation de Jean-Jacques Dumur, avant propos de Marc Ferro), La Guerre Mondiale 1914-1918, Toulouse, Éditions Privat, 2014 ..
Description du champ de bataille La bataille a lieu à l'est de Reims, entre Prunay et Aubérive, en Champagne, le long du massif de Moronvilliers qui comprend sept plateaux, d'ouest en est : le mont Cornillet (), le mont Blond (), le mont Haut (), le mont Perthuis (), le mont Casque (), le mont Téton () et le mont Sans Nom (). Il y a aussi un mont plus bas, la , vers l'est.
Forces en présence Organisation française et objectifs
d'armée Progression vers la crête du mont Blond, mont Cornillet d'armée Prise d'Aubérive-sur-Suippe et progression en direction des monts Brigade territoriale d'infanterie Prise de la partie est d'Aubérive-sur-Suippe 22 escadrilles d'aviation comprenant une de bombardement éclairer les forces terrestres française tout se cachant de celles de l'ennemi 11 compagnies de ballons captifs observer les mouvements et régler les tirs d'artillerie L'artillerie spéciale.
Organisation allemande armée commandée par Karl von Einem ayant sur place.
La bataille Du 17 au : enlèvement de la première ligne allemande, prise du mont Blond et du mont Cornillet, du village d'Aubérive : .Les chars entrent en action avec trois unités, du capitaine Lefevre qui connaissent alors les mêmes difficultés qu'à Berry-au-Bac dans un terrain détrempé. Entrés en action le 17, ils sont retirés le lendemain.Les monts sont, ici aussi, fortifiés par cinq niveaux de réseau de tranchées, des blockhaus bétonnés et des souterrains que les tirs de ne neutralisent pas.
Pour réduire cette garnison, les Français utilisent plus de cent canons et font venir deux canons spéciaux, des obusiers de , installés à Mourmelon-le-Petit, qui tirent de pesant Guy François, Les Canons de la victoire, tome II, L'Artillerie lourde à grande puissance, Éditions Histoires et Collections, 2008.. Les objectifs visés sont les trois accès aux galeries, au nord du mont, et les puits d'aération, repérés par les avions d'observation. Du au : conquête des monts, , consolidation des positions. Il y a quelques mutineries, surtout dans le camp de Châlons qui sert de lieu de concentration du Groupe d'armée du centre de Pétain dont la dépend ; il n'y a pas de fusillés. De même le dans le , qui a eu à mort, le 29 dans le à Mourmelon, et du 3 au dans le , qui a pu être raisonné par ses chefs.
Organisation de l'aviation Pour l'offensive du général Nivelle, le général en chef a nommé le commandant Paul du Peuty commandant de l'aéronautique aux armées ; ancien commandant de la MS 48 et de l'aviation de la pour l'offensive de la Somme, c'est un partisan de la concentration des unités pour obtenir une suprématie aérienne.
La Anthoine dispose ainsi de :
25 escadrilles de Corps d'armée : 130 avions de Corps d'armée ; 110 avions de chasse. Groupe de bombardement 1 : 40 bombardiers. 11 compagnies d'aérostiers : ils opèrent depuis de nombreux terrains situés à La Noblette, La Cheppe, Bonne-maison, Villeneuve-les-Vertus, Lhéry...
Les unités d'artillerie lourde sont couplées à une escadrille de reconnaissance pour le réglage des tirs. Il y a même des expérimentations de réglage par des avions équipés de T.S.F. Mais le principal ennemi est la météo ; entre le et le , de surveillance, photographiques sont réalisées malgré le vent et la neige.
Début mai le Groupe de rejoint le théâtre de la . Pour la période du au , le et le font pour ennemis abattus plus , et ont deux morts, deux blessés et deux disparusChochet, 1917..., 158..
Conséquence et bilan Les Allemands ont perdu leurs points d'observation sur la plaine qui sont maintenant tenus par l'armée française. C'est le seul point positif de l'offensive Nivelle mais le secteur n'est pas stabilisé, une succession de contre-attaques allemandes pour reprendre ces objectifs ayant lieu par la suite.
Au préalable du lancement de l'offensive Meuse-Argonne en , la française toujours commandée par le général Gouraud a de nouveau amélioré ses positions en avançant en sur les hauteurs de Moronvilliers. L'offensive permettra d'aller jusqu'à la rivière Aisne et de libérer cette zone avant l'armistice du .
Décoration LES MONTS 1917 est inscrit sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
François Cochet, 1917, des monts de Champagne à Verdun : actes du colloque tenu à Mourmelon le et à Verdun le , Saint-Cloud, 14-18 éditions, 2008. Les batailles de la Marne. De l’Ourcq à Verdun (1914 et 1918), Saint-Cloud, Soteca/14-18 Éditions, .
Bataille des monts de Champagne Catégorie:Bataille de la Première Guerre mondiale impliquant la France Catégorie:Bataille impliquant l'Empire allemand Catégorie:Bataille de 1917 Catégorie:Bataille sur le sol français Catégorie:Avril 1917 Catégorie:Mai 1917