Macaire de Scété, ou Macaire le Grand est un moine égyptien du et « Père du désert ». On l'appelle aussi « l'Égyptien » pour le distinguer de son homonyme et contemporain Macaire d’Alexandrie avec qui il est souvent confondu. De nombreux apophtegmes rapportent ses paroles ou ses actions. Il est considéré comme l'un des pères du monachisme.
Il est commémoré le dans le Martyrologe romain et dans l'Église orthodoxesaints pour le 19 janvier du calendrier ecclésiastique orthodoxe, et le dans certaines Églises d'Occident et d'OrientSaint Macaire d'Égypte sur Nominis Sa, Macario il Grande sur Santi, Beati..
Éléments biographiques Originaire de la Haute-Égypte où il semble être né au tout début du , boulanger-pâtissier-confiseur de formation, il devint vers l’âge de trente ans membre d’une colonie monastique qui peuplait le désert de Scété à l’ouest du delta du Nil à l'endroit appelé depuis Deir Abu Makar (voir la carte). Disciple de saint Antoine le Grand, remarqué pour sa sainteté précoce, on lui avait attribué le surnom de « jeune vieillard ».
Prêtre à 40 ans, il possédait les charismes de guérison et de prophétie... Fermement opposé à l'hérésie arienne, il fut, vers 374, exilé dans une île du Nil par l'évêque Lucius d'Alexandrie. Il put cependant revenir au désert pour y finir ses jours, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. C'est pendant cette dernière période qu'Évagre le Pontique fut son disciple. Il mourut vers 391.
La Légende dorée rapporte qu'ayant tué une puce qui l'avait piqué, il demeura nu dans le désert durant six mois pour expier de s'être ainsi vengé du mal qu'elle lui avait faitJacques de Voragine, La Légende dorée, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2004, publication sous la direction d'Alain Boureau. .
Il aurait offert aux hommes qui s'attachaient à lui la voie d'un semi-anachorétisme, c'est-à-dire la formation de colonies d'ermites, afin de faciliter le soutien logistique tout en préservant la solitude.
Œuvres de Macaire On a sous son nom toute une « littérature macarienne » (CPG 2410-2437 et 6115-6118) qui comporte au moins trois sources : une lettre, Aux amis de Dieu, sans doute authentiquement du premier Macaire, les Cent Cinquante Homélies spirituelles, réunies par Syméon Métaphraste, que la critique moderne eut longtemps tendance à attribuer à un pseudo-Macaire de tendance messalienne : Syméon de Mésopotamie. Une récente édition française de cette œuvre capitale conclut à la paternité de Macaire de Scété ; un cycle copte de Macaire, avec le recueil des Vertus de saint Macaire, appelé aussi le Macaire copte.
On voit ici l'importance d'une tradition orale inspirée par la figure du « Bienheureux ».
Bibliographie Œuvres Homélies spirituelles collection II n° 1-50 : trad. Placide Deseille, Bellefontaine, 1984 suppl. à la coll. II n° 51-57 : trad. Placide Deseille, 1984 collection III n° 1-28 : trad. V. Desprez, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1980 Les homélies spirituelles de saint Macaire. Le Saint-Esprit et le chrétien, trad. Placide Deseille, Abbaye de Bellefontaine, 1997, 423 p.
Études sur Macaire d'Égypte
- (l'auteur a été prieur de l'Abbaye Notre-Dame-des-Dombes)
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Philocalie Scété Antiquité tardive Liste des saints de la Légende dorée Pseudo-Macaire
Liens externes
Saint Macaire l'Égyptien : 34 études, sur proseyxi.com Traduction française des œuvres coptes : Vie de St Macaire, Vertus de St Macaire et Apophtegmes coptes de St Macaire, Albocicade (2013), Internet Archive
Macaire Scete Catégorie:Saint catholique et orthodoxe d'Égypte Catégorie:Saint de la Légende dorée Catégorie:Pères du désert Catégorie:Moine du IVe siècle Catégorie:Personnalité égyptienne du IVe siècle Catégorie:Saint catholique fêté le 15 janvier Catégorie:Saint orthodoxe fêté le 19 janvier Catégorie:Moine de l'Antiquité tardive