Le Moine bourru est, en littérature, un être surnaturel qui représente par synecdoque les superstitions populaires depuis le Dom Juan de Molière présenté en 1665.

Le moine bourru tirerait son nom de son capuchon de moine et de son manteau de bure.

Références littéraires au moine bourru Avant Molière Le moine bourru apparaît d'abord dans des ouvrages comiques peu connus.

Dans une satire des mœurs urbaines publiée après sa mort en 1613 Mathurin Régnier, le valet du narrateur évoque le moine bourru pour demander au narrateur pourquoi il rentre, dans la nuit, .

Dans un recueil publié en 1642, Marc-Antoine Girard de Saint-Amant traite le (probablement Marc de Maillet), parmi quatorze insultes plaisantes, de .

Cyrano de Bergerac met à profit cet esprit dans un écrit satirique en 1654. Un sorcier déclare au narrateur, entre mille vantardises extraordinaires : .

Molière et ensuite Molière fait du « moine bourru » un exemple de crédulité populaire dans Dom Juan (1665), acte III, 1 :

À cette occasion, Molière fut soupçonné d'impiété. Selon cette lecture, il opposait au libertin Dom Juan un valet naïf plaçant sur le même plan la religion et la superstition, disqualifiant la religion raisonnable que représentait le catholicisme.

Dans son dictionnaire publié en 1690, Antoine Furetière donne la définition suivante :

Dans le roman Notre-Dame de Paris (1831), Victor Hugo utilise la métaphore connue depuis Molière pour caractériser le personnage du capitaine PhoebusNotre-Dame de Paris, Livre septième, chapitre 7., pour conclure .

Jacques Offenbach met en musique en 1843 un duo-bouffe Le Moine bourru ou les Deux Poltrons, sur des paroles d'Édouard Plouvier.

Le moine bourru prend part comme sous-intrigue, assez comique, dans le roman Ascanio (1843) par Alexandre Dumas (père).

Nicolas Bouvier utilise la synecdoque dans L'Usage du monde en 1963. .

Folklore Les folkloristes classent le moine bourru parmi les croque-mitaines, ce qui en fait, non pas une croyance populaire comme le veulent les littérateurs qui l'utilisent comme synecdoque de la superstition, mais un conte destiné à discipliner les enfants, auquel les adultes ne croient pas.

Un grand nombre de légendes ont cours en France, qui attribuent aux moines des méfaits, souvent d'ordre sexuel, ou des influences néfastes.. Le « moine bourru » est un nom de langue d'oïl ; en Occitanie, il a d'autres noms, que citent ..

Waldemar Deonna interprète le capuchon et l'aspect perturbateur comme constituant, ensemble, un symbole phallique, continuation d'une longue série d'êtres surnaturels commençant avec Télesphore dans l'Antiquité..

Notes et références

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