est une revue catholique bimensuelle italienne dirigée par des pères de la Compagnie de Jésus. Fondée en 1850 à Naples et immédiatement transférée à Rome, elle est considérée comme une revue semi-officielle du Saint-Siège étant donné les liens particuliers qu'elle entretient avec le Vatican. Elle est dirigée par Nuno da Silva Gonçalves, sj, depuis .

Histoire La revue est fondée à Naples par le père et un groupe de Jésuites, qui souhaitent défendre la « civilisation catholique » (), face aux menaces de ceux qu'ils percevaient comme ennemis de l'Église, libéraux et francs-maçons, dans le contexte du Risorgimento italien. Son premier directeur est le même Père Curci. Le premier numéro date du .. Il est rédigé en italien, comme le souhaite Curci, et non pas en latin, comme l’auraient voulu les supérieurs de la Compagnie de Jésus.

Le père Curci obtient l'appui du pape , qui souhaite disposer d’un outil moderne pour la défense de la pensée catholique, et celui du cardinal Giacomo Antonelli. En revanche, le Supérieur général des jésuites, le père Jean-Philippe Roothaan, est réticent, craignant la compromission de la Compagnie dans le domaine politique. thumb|upright=1.1|Timbre (italien) émis à l'occasion de son , en 2000.

Comme beaucoup de revues idéologiques du la est caractérisée par un ton polémique et combatif. À cause de la censure de la police napolitaine du royaume bourbonien des Deux-Siciles, elle est transférée à Rome en 1850, et apparaît de plus en plus comme l'interprète fidèle des idées et directives du Saint-Siège. Elle reçoit un soutien officiel enthousiaste du pape par la lettre (1860).

La revue prend part aux débats qui agitent l’Italie et l’Église pendant la deuxième moitié du : elle joue un , publié en 1864 par le pape avec l'encyclique Quanta Cura, de même que lors du premier concile du Vatican (1869-1870). Elle favorise aussi le renouveau de la philosophie thomiste, qui s'accomplit pleinement lors du pontificat de (1878-1903).

Par la suite, la revue demeure sur la scène politique italienne, dominée par les conséquences de l'unification de l'Italie, en particulier la Question romaine. Elle s'oppose aux tenants du libéralisme politique, et lance la polémique contre le modernisme.

Personnalités liées à la revue

Directeurs (1850-1853, puis 1861-1865) Roberto Tucci (1959-1973) (1973-1985) (1985-2011) Antonio Spadaro (2011-2023) Nuno da Silva Gonçalves (depuis 2023)

Collaborateurs Federico Lombardi Antonio Bresciani. Jean-Pierre Sonnet Pierre de Charentenay Marc Rastoin Pedro Ricardo Barreto Gianfranco Ghirlanda Pietro Parolin Étienne Perrot Jean-Claude Hollerich Gaël Giraud

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes Angelo Brucculeri, écrivain de la Compagnie de Jésus et journaliste à la . Cesare De Cara, écrivain de la Compagnie de Jésus et journaliste à la .

Liens externes

Publication en français aux éditions Parole et Silence.

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