Le traité de paix et d'amitié est un traité signé entre les États-Unis et la régence d'Alger le .

Contexte

À la suite de l'indépendance des États-Unis (1776), les navires de commerce américains ne bénéficient plus de la protection des navires de la Royal Navy, ce qui leur pose un problème en Méditerranée. Les navires américains se retrouvent alors à partir de 1785 attaqués par les corsaires de ce que l'Occident appelle alors la Barbarie, correspondant aux provinces ottomanes du Maghreb (actuelles Tunisie, Libye et Algérie). Le Sénat des États-Unis décide de proposer un « traité de paix et d'amitié avec les États de Barbarie », dont un avenant sera paraphé le à Alger puis de nouveau le .

Le traité est ratifié a l'unanimité par le Sénat des États-Unis début juin puis signé par John Adams, second président américain, et paraît dans ce qui est le journal officiel américain de l'époque, le Philadelphia Gazette, le .

Tribut Le gouvernement fédéral des États-Unis devait prélever sur son budget annuellement l'équivalent de sequins algériens (soit dollars américain, ) pour protéger son commerce de la piraterie. Ce tribut-ci fut servi sans interruption jusqu’en 1810, puis le paiement est suspendu en 1811, il doit également fournir une frégate de 32 canons et de trois autres navires : frégate Crescent (renommé à Alger El Merikana pour L'Américaine) de 32 canons, concepteur Josiah Fox, lancée 29/06/1797 à Portsmouth, × × ; brick Hassan Bashaw/Hassan Pacha de 22 canons, concepteur Samuel Humphreys, lancé en 1798 à Philadelphie, 275 long ton, ou × × ; goélette Skjoldebrand de 20 canons, concepteur Benjamin Hutton, construit à Philadelphie, × × ; goélette Lelah Eisha de 18 canons, concepteur Samuel Bowers.

Le traité a été acheté par les États-Unis à un coût estimé à par le département du Trésor des États-Unis.

Suites

En 1801, Yusuf Karamanli, le pacha de Tripoli, exigea des États-Unis une augmentation du tribut que les États-Unis versaient. Cette exigence fut repoussée et le dey avec ses alliés de la côte Barbaresque déclarèrent la guerre aux États-Unis le The Tripolitan War, 1801 - 1805.

Le président américain Thomas Jefferson envoie alors des navires de l'United States Navy qui bombardent entre autres les villes de Tripoli et d'Alger et renégocie le traité en 1805.

En , la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice offre à Washington une copie de l'original du traité au ministre des Affaires étrangères algérien Mohammed BedjaouiLes traités de paix et d'amitié entre l'Etat d'Alger et les Etats-Unis d'Amérique (1795, 1815 et 1816)

Notes et références

Source Slimane Zeghidour, « Quand l'Amérique aimait l'islam... », Geo Histoire,

Voir aussi Articles connexes Guerres barbaresques Traité américano-tunisien (1797) Traité de Tripoli Régence d'Alger Traité de paix entre les États-Unis et la régence d'Alger (1815) Projet de confédération contre les États barbaresques Liens externes The Barbaries treaties

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