Mohammed Ben Teffahi (en ), est un musicien ⁣⁣algérien⁣⁣, né à Alger en 1870 et mort le à Tlemcen.

Il est l'un des maitres de la nouba algérienne.

Biographie Issu d'une famille de munshid (), il a appris l'art musical de Abderrahmane Menemmeche, de Ben Farachou et, surtout, de Mohamed Sfindja«Mohammeb Ben Teffahi», El Acil, 21 novembre 2013, , . Il est suffisamment aisé pour se passer de la générosité de mécènes.

Il a entretenu une correspondance avec le spécialiste de musique arabe, le baron d'Erlanger, reprise dans le journal de Jacques Soustelle, et qui constitue aujourd'hui une source d'information sur sa vie. Mohammed Ben Teffahi se produit à Tlemcen où il se fait connaître après 1928.

En 1930, lors de la célébration du centenaire de la colonisation française, des Algériens fondent une association musicale, qu'ils nomment El Djazaïria (en référence au nom de leur pays) dans le but d'affirmer une identité culturelle proprement algérienne ; ils la veulent indépendante de l’administration coloniale ; Mohammed Ben Teffahi est le premier président de El Djazaïria, plus connue par la suite sous celui d’ « El Djazaïria – El Mossilia » à la suite de la fusion, le des associations « El Djazaïria » et « El Mossilia ».

Ben Teffahi a pour disciples les frères Mohammed Fakhardji et Abderrezak Fakhardji, Omar Bensemmane et Abdelkrim Mehamsadji.

Il entretient des relations régulières avec des maîtres musiciens de Tlemcen, Cheikh Hadj Larbi Ben Sari et son fils Redouane, ainsi que Omar Bekhchi qui, à son contact, enrichissent substantiellement leur répertoire«La réputation de Ben-Teffahi et les vastes connaissances héritées de ses illustres maîtres n’étant un secret pour person- ne dans les milieux artistiques, il ne fait aucun doute que le style «Gharnati» a dû s’enrichir d’un nombre appréciable de pièces et de mélodies absentes du patrimoine local pendant que le répertoire «Sanâa» engrangeait de son côté nombre de «chghalates» disparus ou tout simplement inconnus à Alger», Moulay Ahmed Benkrizi, , «Musique andalouse: Alger ou l’appel des sirènes», Le Quotidien d'Oran, 7 mars 2007, .

Dans un article publié en 1981 et destiné à le faire connaître, Sid Ahmed Serri écrit :

Il meurt le . Il est enterré au cimetière de Sidi Senoussi.

Il fait partie des artistes retenus dans le cadre de l'exposition « Nouba, hommage aux maîtres de la musique andalouses » en 2019 à Alger«Le grand cheikh Muhammad bin Tuffahi, né en 1870 à Alger, est entré en contact avec tous les artistes de l'art andalou de cette époque ; il fut notamment l'élève du maître Svenja, et il s'occupa de cet ar , surtout après le vide créé par la mort de Mozino, Weville et Boukandora. Il deviente nseignant et président de la légendaire association «El-Djazaïria» , dès le 27 janvier 1930 ,pprésidence dont il partagea la responsabilité avec Muhyiddin Lakhal, Ahmed Sebti, et Muhammad Fakhri.Il a également séjourné à Tlemcen, où vivait sa fille et modifié certaines des pièces musicales de Tlemcen selon le style d'Alger,

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Nouba (musique)

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