Bernard Accoyer , né le à Lyon (Rhône)Archives municipales de Lyon, arrondissement, tables décennales des naissances 1943-1952, cote 2E2757 est un homme politique français, président de l'Assemblée nationale du au .

Appartenant à plusieurs partis de la droite gaulliste, il est maire d'Annecy-le-Vieux de à et député de la première circonscription de la Haute-Savoie de à .

Il est successivement vice-président, puis président du groupe à l'Assemblée nationale entre et . Il est ensuite président de l'Assemblée nationale de à .

Il est brièvement secrétaire général des Républicains (ex-UMP) de 2016 à 2017.

Biographie Dans la société civile Bernard Accoyer, fils d'un pharmacien militaire, est passionné, dès son plus jeune âge, par le design et les inventeurs (tels Léonard de Vinci ou Gian-Battista Pinin Farina). À 14 ans, il veut abandonner l'école pour apprendre le dessin industriel, mais son père lui conseille de faire des études de médecine, menées à la faculté de médecine de Lyon. Reçu à l'internat il choisit la spécialité d'oto-rhino-laryngologie (ORL), et devient spécialiste en chirurgie cervico-faciale. Il soutient sa thèse de médecineBernard Accoyer (1976), Approche théorique et clinique du traitement des surdités totales par implantations chroniques d'électrodes intra-cochléaires multiples, . en 1976 à l'université scientifique et médicale de Grenoble.

Il épouse Charlotte Marie Jacquier le , avec laquelle il aura trois enfants. La famille réside à Veyrier-du-Lac. En outre, Bernard Accoyer est colonel dans la réserve citoyenneLe Président de l’Assemblée nationale promu Colonel de la Réserve citoyenne de l'Armée de Terre, article du site i-défense (webzine du lien armée-nation), par Gregory Dufour. de l'armée de terre et il a reçu l'Ordre national du Mérite.Le Canard enchaîné du ..

De 1976 à 1978, il est l'auteur d'une quarantaine de publications spécialisées à caractère médical. Il s'installe en Haute-Savoie en 1977, où il acquiert un cabinet à la clinique du Lac d'Annecy, clinique dont il devient aussi d'ailleurs un des actionnaires ainsi que celle d'Argonay. De 1987 à 1989, il est membre du Conseil économique et social. Après une trentaine d'années de service, Bernard Accoyer est élu à l'Académie nationale de chirurgie (ANC) le , alors qu'il a pourtant arrêté ses activités professionnelles pour se consacrer à la politiqueÉlection à l'Académie nationale de chirurgie..

Après sa carrière politique, il dirige l'Association de défense du patrimoine nucléaire et du climat PNC-France..

Politique locale Élections Appelé par Pierre Mazeaud, il entre dans la vie politique en 1989, bien qu'il soit membre du RPR depuis 1981. Il est alors élu maire d'Annecy-le-Vieux en Haute-Savoie, en battant le député UDF et maire sortant Jean Brocard, sous la bannière du Rassemblement pour la République. En mars 1992 il est élu conseiller général de Haute-Savoie pour le canton d'Annecy-le-Vieux, en battant le même Jean Brocard, et est nommé Président de la Commission Solidarité emploi insertion sociale et logement du conseil général. Cette même année, il est cependant candidat malheureux aux élections régionales, réunissant 7,5 %, en étant entré en dissidence avec la liste RPR officielle qui l'emporta. En mars 1993, il est élu député RPR de la de Haute-Savoie, à savoir le nord d'Annecy et les communes environnantes dont Annecy-le-Vieux.

Il est constamment réélu pour ces deux mandats : maire en 1995, 2001, 2008 et 2014, et, député en 1997 (au ), 2002 (au ), 2007 (au ) et 2012 (au ). Lors des élections municipales de 1995, la liste qu'il conduit l'emporte au second tour avec seulement 34 voix d'avance sur celle de son ancien premier adjoint RPR étant entré en dissidence. En 1998, il quitte le conseil général pour cause de cumul. Au second tour des élections municipales de 2001, il l'emporte à nouveau face à une liste de gauche, dirigée par le socialiste Alain Pitte, et à une liste du centre (présentée sans étiquette), conduite par Michel Lange. Lors des élections municipales de 2008, quatre listes se disputaient le fauteuil du maire, dont deux pour le centre : celle de l'ex-UMP Yves Mollier-Pierret, ancien conseiller municipal d'Accoyer entré en dissidence et qui a été désigné officiellement par le MoDem de François Bayrou, et celle de Georges Vernay, qui, s'il affiche la couleur orange du mouvement, est entré en dissidence avec le parti centriste ; à gauche, le socialiste Jean-Jacques Pasquier est parvenu à fédérer le PS, les Verts et le PRG. Quant à Bernard Accoyer, il avait parié sur une liste d'ouverture ; en effet, outre le champion olympique Edgar Grospiron, le maire sortant fait figurer sur sa liste un transfuge de l'opposition locale, le socialiste Alain Pitte. Les anciens duellistes des élections municipales de 2001 étaient ainsi réunis sur une même liste. Et c'est cette liste qui gagne les élections dès le premier tour. Par ailleurs, lors de la création de la Communauté de l'agglomération d'Annecy, en 2001, Bernard Accoyer en devient l'un des vice-présidents, en qualité de maire d'Annecy-le-Vieux, alors qu'il était vice-président du district, chargé de la gérontologie, puis du développement économique.

En outre, membre du Rassemblement pour la République depuis 1981 qui se transforme en 2002 en Union pour une majorité présidentielle puis Union pour un mouvement populaire, il en est le président de la fédération haut-savoyarde depuis 1986. Il est également secrétaire national du RPR, puis vice-président de l'UMP chargé des questions électorales.

À Annecy-le-Vieux Bernard Accoyer est le maire d'Annecy-le-Vieux, commune de l'agglomération d'Annecy, à partir de 1989 et est réélu quatre fois de suite. Sous ses mandats, sont réalisés le groupe scolaire du Lachat (école primaire), l'Espace-rencontre (salle de concert et congrès), des structures petite-enfance partout dans la commune, des aménagements des bords du lac (notamment lieux-dits du Petit Port et d'Albigny, port de plaisance agrandi et plage municipale améliorée), la restauration des roselières, le POS, le complexe sportif des Glaisins, le parc du Lachat, la Mapad, Agorespace, l'aménagement du quartier Vignières-Pommaries (« quartier HLM » d'Annecy-le-Vieux : espace emploi, skate-parc, place urbaine et parc paysager).

En tant que maire, il s'était fixé notamment pour but l'obtention de l'organisation des Jeux olympiques d'hiver par la ville d'Annecy, en 2018 depuis le lancement du projet en 2008. Après l'échec de cette candidature, il se dit naturellement mais se réjouit que et estime enfin que Accoyer mobilise pour Annecy 2018, LeJDD.fr, consulté le 24 mai 2011.Annecy 2018: Bernard Accoyer "déçu", Le Messager, consulté le 3 septembre 2011..

En , Bernard Accoyer puise dans sa réserve parlementaire (une cassette mise à disposition à chaque parlementaire pour financer divers travaux dans sa circonscription), qui, de par sa fonction de président de l’Assemblée nationale, s'élève à près de 6 millions d’euros. Il s'agissait d'effectuer des travaux sur la commune de Veyrier-du-Lac, où plusieurs énormes blocs s'étaient détachés de la falaise, les et , manquant de justesse de venir percuter des maisons en contrebas. C'est ainsi qu'une enveloppe de est mise à destination de la Communauté de communes de la Tournette, qui pilote ces travaux (la construction du merlon en tant que tel est du ressort de la seule commune de Veyrier-du-Lac). Cet apport vient ainsi en aide au maire de la commune, Sylvie Maniglier, qui doit faire face à de nombreux éboulements sur l'ensemble de sa commune (secteur du Biclope, etc.) avec de maigres moyens. « C'est un cas d'urgence », explique Bernard Accoyer, pour justifier son choix. Alors que l'opposition locale, au travers de divers blogs et petits journaux locaux, soutenue par le journal d'envergure nationale Le Canard enchaîné, avance que l'obtention de cette aide financière a été fortement influencée par le fait que la résidence principale de la famille Accoyer soit située à quelques centaines de mètres en contrebas de cette falaise à risque. De plus, une association (d'une centaine de membres) s’est constituée pour dénoncer ce projet. Il s'agit de l'ACDMV (association de concertation et défense du Mont Veyrier) qui déplore l'urgence dans laquelle ce dispositif a été élaboré. Elle dénonce l’usage de pneus usagés dont selon eux , et elle craint que des ruissellements de type industriel ne parviennent jusqu’au lac. Elle déplore également que le coût du chantier du merlon se soit envolé, passant de à , ce que dément formellement la mairie. Enfin, elle pointe du doigt le déboisement de plusieurs hectares d’espaces boisés classés. Elle a donc proposé une autre solution, visant à créer un piège à cailloux avec lequel il n’y aurait Le Canard enchaîné, , ..

Il est réélu maire d'Annecy-le-Vieux après les élections municipales de 2014, lors desquelles sa liste obtient 60,98 % des voix au premier tour.

Le , Annecy-le-Vieux est intégrée au sein de la commune nouvelle d'Annecy. Bernard Accoyer est ainsi maire délégué de sa commune jusqu'en 2020.

Au palais Bourbon Député RPR À l'Assemblée nationale, il s'est vivement opposé à la mise en place des 35 heures, sous la législature socialiste de 1997 à 2002, en dénonçant alors du gouvernement ou en demandant à la ministre de l'Emploi et de la Solidarité de l'époque, Élisabeth Guigou, si elle était « bien consciente du coup que vous allez porter au système hospitalier français »Dépêche APM-Reuters du 26 octobre 2001..

Évoquant « la sécurité des enfants » et estimant que Pacs, libération.fr, 31 décembre 1999, Bernard Accoyer s'oppose également au PACS. Le , il intervient à l'Assemblée nationale pour faire la lecture d’une lettre qu'un adolescent de 15 ans lui aurait envoyée (). Bernard Accoyer qualifiera la proposition de loi d' par les avantages fiscaux et sociaux accordés aux personnes concernées et proposa de fixer à 21 ans l'âge minimum des contractants d’un PaCS, d'établir un délai de 5 ans entre la signature de deux PACS, d’en interdire la signature aux étrangers en situation irrégulière et de l’interdire aussi aux personnes de même sexe ayant adopté un enfant. Au cours des débats, Bernard Accoyer déclarera : Bernard Accoyer, un antipacs au perchoir, tetu.fr, 27 juin 2007. En 2001, il soumet - sans succès - une disposition législative proscrivant les pacs « de convenance » entre fonctionnaires.

En 2003, il est à l'origine d'un amendement, repris dans la loi du relative à la politique de santé publique, visant à réglementer la profession de psychothérapeute. Ce texte a suscité une vive opposition de la part des organisations professionnelles représentantes des psychothérapeutes, et finalement la disposition ne concernera finalement que l'usage du titre de psychothérapeute mais pas la pratique.

À l'été de cette même année, il s'est investi dans la mise en place de la réforme des retraites, il en est alors le rapporteur auprès de l'Assemblée nationale. C'est alors qu'il s'est véritablement fait remarquer par les autres membres de son groupe par l'ardeur avec laquelle il a défendu ce projet et en qualifiant d' et la stratégie de la gauche de présenter à plusieurs reprises 149 amendements identiquesDépêche AFP du 15 juin 2003..

Il est également membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, particulièrement présent sur les dossiers et questions concernant la santé, ainsi que Président du conseil de surveillance de la Caisse nationale d'assurance maladie des salariés, et membre de la Commission des comptes de la Sécurité sociale et du Comité de surveillance de la Caisse d'amortissement de la dette sociale.

Président du groupe UMP