Cet article fournit diverses informations sur les quartiers de la ville de Saint-Étienne, une ville située dans le quart sud-est de la France.

Histoire On sait peu de choses aujourd'hui sur les origines de Saint-Étienne. Les premières mentions du bourg au le placent sous la dépendance du château de Saint-Priest. Au , le village - borné à l'est par le Roannelet et à l'ouest par le Furan - protégé par des remparts, compte et se développe autour de la place Grennette.

La route de Lyon - Le Puy-en-Velay - Toulouse passant par Saint-Étienne favorise le développement de la ville et entraîne le développement des faubourgs ouest (Tarentaize et Polignais) et à l'est (le long de la rue de Lyon) le long de cet axe principal.

La ville se compose alors du noyau ancien, fortifié au siècle précédent, mais dont l’enceinte est à présent englobée dans des constructions nouvelles. Sur les bords du Furan, le Pré de la Foire (place du Peuple) est le centre marchand d'une ville qui vit principalement de l'artisanat et du commerce.

Au cours du , la cité s'étale peu, mais beaucoup de reconstructions sont réalisées dans les faubourgs dont le quartier de l'hôpital (détruit lors du percement de l'avenue de la Libération en 1905) et le quartier des armuriers (quartier St-Jacques).

Au avec la Révolution française, la ville s'étend officiellement en absorbant ses faubourgs : Tarentaize, Polignais, La Montat (actuelle place Fourneyron).

Au , l'architecte-voyer Pierre-Antoine Dalgabio projeta le nouveau plan directeur de la ville moderne. Il changea l'orientation de la ville passant d’est-ouest à un axe nord-sud suivant la route de Paris-Annonay. Il n'hésita pas à faire passer la voie principale à travers le couvent des religieuses de Sainte-Catherine, le condamnant à la démolition. Cette nouvelle route deviendra petit à petit la Grand’rue.

Avec l’essor industriel et économique en 1855, Saint-Étienne devint le chef-lieu du département.

La ville alors restreinte dans ses limites communales décide d’annexer différentes communes limitrophes. : 1855 : fusion de Beaubrun, Montaud, Outre-Furens et Valbenoîte (fusion simple) ; : séparation des communes de Planfoy et de Saint-Genest-Malifaux ; : fusion de Saint-Victor-sur-Loire (non contiguë à Saint-Étienne, fusion simple) ; la commune est renommée alors temporairement Saint-Étienne-sur-Loire ; : fusion de Terrenoire (fusion simple) ; la commune est à nouveau appelée Saint-Étienne ; : fusion de Rochetaillée (avec le statut de commune associée, 757 habitants en 1999).

Liste des quartiers Quartier de Saint-Victor

250px|thumb|Plans des quartiers de Saint-Étienne et localisation de Saint-Victor (note : l'enclave est située à l'ouest du centre-ville et non au sud-ouest comme le laisserait penser ce plan de situation). Bien que faisant partie de Saint-Étienne depuis le , l'ancienne commune de Saint-Victor-sur-Loire forme une exclave à l'ouest de la commune (dont elle est séparée par la commune de Roche-la-Molière), mais elle n'a pas bénéficié (comme Rochetaillée intégrée plus tard) du statut de commune associée (créé seulement le et dont les premières instances sont devenues effectives en 1972). Situation : A l'ouest du centre-ville. Habitants : 3 006 Axes routiers : du centre-ville. Historique : Ce fut un petit village médiéval qui était cantonné autour de son église romane de 1070. Dès le , une châtellenie est présente dans le bourg. Pendant la guerre de Cent Ans le village se fortifia autour de son château. Aujourd’hui, les fortifications du village n’existent plus. Curiosité : Le lac de Grangent. Les gorges de la Loire qui font partie de la réserve naturelle régionale des gorges de la Loire. La base nautique avec port de plaisance et une plage en sable surveillée. Le bourg médiéval. Un ancien presbytère. La maison des passementiers. Une église à colonnes du . Un château du . La roseraie du Berland. La maison de la nature de la Frapna. Bus STAS : Ligne estivale :

Quartier de Rochetaillée

Ce n'est pas à proprement parler un quartier de la ville mais une commune associée depuis le . Situation : Au sud du centre-ville dans le massif du Pilat dans le parc naturel régional du Pilat. Habitants : 757 Axes routiers : 30 min du centre-ville. Historique : Les premières traces connues de Rochetaillée remontent à la bulle du pape Alexandre III au sujet de la permutation de 1173-1174 et qui mentionne l'existence du château de Rochetaillée. Curiosité : Château féodal du Barrage du Gouffre d'Enfer construit en 1866 Barrage du Pas-du-Riot construit en 1878 Église gothique du De nombreux sites d'escalade et de via ferrata Le village fait partie du parc naturel régional du Pilat. Bus STAS : Cars Région :

Quartier de La Métare Le Portail Rouge 250px|thumb|Plan de Saint-Étienne Situation : Au sud-est du centre-ville. Habitants : environ (?) Historique : Quartier construit dans les années 1960 pour répondre à la pénurie de logements d’après-guerre. Ce quartier neuf géré par un bailleur public permit d’éliminer les bidonvilles qui étaient présents autour de la ville (Méons). Plusieurs établissements d'enseignement furent bâtis dans ce quartier . On y trouve 3 écoles maternelles et primaires (La Cotencière, Virgile et Baptiste Marcet), ainsi que le collège-lycée du Portail Rouge, dont le lycée aujourd'hui a été renommé Jean Monnet. À la limite Nord du quartier, fut aménagé dans les années 60 le parc de l'Europe, qui débouche sur le cours Fauriel. Dans un quartier aux portes du Parc Régional Naturel du Pilat, le parc de l'Europe n'en est pas moins un lieu très fréquenté, puisque l'on trouve en son sein une crèche. Il rompt véritablement avec les immeubles d'une quinzaine d'étages qui ceinturent le quartier. Le Rond-Point marque la limite septentrionale du quartier alors que les pentes du Pilat les limites australes. Axes routiers : N88, 15 min du centre-ville. Curiosités : La ligne de crête où est installée le campus de la Métare forme la ligne de partage des eaux entre la Mer Méditerranée (bassin versant du Rhône) et l'océan Atlantique (bassin versant du Furan et de la Loire). Un ancien chemin de pèlerinage de Lyon au Puy () est encore visible du lieu-dit La Palle. Cette route montant de Terrenoire, passant le col au milieu des bâtiments de l'Angelus et continuant ensuite le long du tracé de la rue Marcel Sembat est mentionné par un texte de 1243Mémoire de la Diana, t.X, ., un des tout premiers textes sur le territoire de Saint-Étienne. Parc de l'Europe Bâtiments spécifiques : Campus universitaire scientifique de la Métare Lycée Jean-Monnet.

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Quartier de Le Bernay Valfuret La Rivière 250px|thumb|Plan de Saint-Étienne Situation : Au sud du centre-ville. Habitants : 4 180. Axes routiers : N88, 15 min du centre-ville. Origine du nom : Le nom du quartier tire l'un de ses composants du Furet, ruisseau affluent du Furan, et des anciens « mas et territoires de Furet » qui le bordait non loin du territoire de la Valette (attestés en 1243Confirmation d'une donation par Gaudemar II, seigneur de Jarez faite à l'abbaye de Valbenoîte par son prédecesseur, datée du 12 des calendes de novembre (21 octobre) 1243, aux archives de la Loire, retranscrite dans Recueil de mémoires & documents sur le Forez publiés par la Société de la Diana, , 1885, impr. Théolier, Saint-Étienne (en ligne), .Société impériale d’agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire, , Théolier, Saint-Étienne (en ligne), , qui indique la date 1244, sans très vraisemblablement erronée.). La localité, dite aussi momentanément « Furet-la-Valette » () prend le nom de Valfuret au J.-E. Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, 1946, réimpression, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2006 (en ligne), .. Curiosité : Parc de Valfuret Bâtiments spécifiques : Église de la Rivière Bus STAS : Cars Région :

Quartier de Bellevue Solaure 250px|thumb|Plans de Saint-Étienne Situation : Au sud-ouest du centre-ville. Habitants : 13 227. Axes routiers : N88, 15 min du centre-ville. Historique : Curiosité : Place et parc de Bellevue Bâtiments spécifiques : CHU de Saint-Étienne - Site "Hôpital Bellevue" construit par l'architecte Léon et Marcel Lamaiziere en remplacement de l’Hôtel Dieu vers 1900 Gare de Bellevue Clinique Mutualiste Campus de Bellevue Lycée général et technologique Honoré d'Urfé

Bus et tramways STAS : Cars Région :

Quartier de Bizillon Centre Deux 250px|thumb|Plan de Saint-Étienne Situation : Au sud du centre-ville. Habitants : Historique : Ce quartier s'est développé autour des activités proto-industrielles des ateliers (martinets etc.) utilisant la force motrice des eaux du Furan et grâce à l'essor de la passementerie. Le sous-sol "stérile" ne recelait pas de couches de charbon, à l'exception d'un puits de recherche à Bellevue, ce quartier n'a pas connu l'activité minière. Il abritait aussi une prison construite en 1858 qui accueillit jusqu’à 600 détenus dont les plus célèbres Ravachol et la bande à Bonnot. Au nord du quartier, une caserne militaire était occupée par 800 militaires du d’infanterie. Dans les années 1970, des études sur la restructuration du quartier furent réalisées. La caserne fut détruite et remplacée par l'université de Saint-Étienne. La prison et les usines furent remplacées par un quartier moderne équipé d'un centre commercial de plus de cent boutiques. Curiosité : Maisons de passementiers le long du boulevard Valbenoîte. Centre-Deux Statue de la Liberté Les Maisons sans escalier ou chalet Bizillon. Bâtiments spécifiques : Campus de Tréfilerie École nationale supérieure de sécurité sociale Inspection académique de la Loire Bus et tramways STAS :

Quartier de Beaulieu Montchovet Marandinière 250px|thumb|Plan de Saint-Étienne

Situation : Au sud du centre-ville. Habitants : Axes routiers :N88, 15 min du centre-ville Historique : Ce quartier est né des programmes de grands ensembles mis en œuvre à partir des années 1950 afin de réduire la pénurie de logements. La mairie choisit donc de développer un quartier moderne en HLM pour pouvoir loger plus de avec des loyers modérés dans des bâtiments modernes. Ce quartier avait comme emblème un des plus grands immeubles d’Europe surnommé la Muraille de Chine qui était visible depuis l’autoroute. Ce quartier s’est construit en quatre tranches : Beaulieu I (Beaulieu) de 1953 à 1955 Beaulieu II (La Marandinière) en 1959 Beaulieu III (Montchovet) en 1964 Beaulieu IV (La Palle) en 1971 Il est aujourd’hui en profonde mutation avec un programme de renouvellement urbain qui prévoit la démolition de plus 1000 logements et la reconstruction de 250. Bâtiments spécifiques : HPL (Hospital Privé de la Loire) qui remplace la muraille de Chine École nationale d'ingénieurs de Saint-Étienne Curiosité : Le bois du four Bus STAS :

Quartier de Fauriel 250px|thumb|Plan de Saint-Étienne Situation : Au sud-est du centre-ville. Habitants : Axes routiers :N88, 15 min du centre-ville Historique : Le cours Fauriel est un projet du maire Christophe Faure-Belon qui prit 10 ans pour être réalisé de 1856 à 1866. Ce nouveau boulevard emprunte le lit du Chavanelet affluent du Furan entre les hauteurs du jardin des Plantes et de Valbenoîte. L’origine de ce projet était de doter la ville de Saint-Étienne, qui était alors en pleine expansion, d’embellissements. Cela passa par la création d’un boulevard et de larges allées de promenade. Cette large voie permit la construction de grands édifices par Léon Lamaizière comme la Manufacture française d'armes, des villas et immeubles du côté pair, le groupe scolaire Saint-Roch.

Bâtiments spécifiques : Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Étienne / Montbrison École supérieure de commerce de Saint-Étienne Curiosité : Manufrance Manufacture française d'armes et de cycles. Le Planétarium de Saint-Étienne.