300px|thumb|Vue aérienne du bâtiment historique dit « Aerospatiale » du 100 boulevard du Midi dans le quartier de La Bocca à Cannes. 300px|thumb|Le bâtiment « Odyssée », et le poste d'accueil des visiteurs de l'établissement, 5 allée des Gabians, dans la zone industrielle de la Frayère.
Centre spatial de Cannes - MandelieuVoir Centre spatial de Cannes Mandelieu dans CASPWiki est le « nom d'usage » donné par l'association Cannes Aéro Spatial PatrimoineVoir Cannes Aéro Spatial Patrimoine sur le site web de l'association CASPWiki, lors de son étude historiqueGenèse d'une dénomination, à l'établissement industriel chargé de la réalisation de satellites artificiels, situé en bord de mer à cheval sur les communes de CannesVoir Centre spatial de Cannes Mandelieu sur le site web de la ville de Cannes et Mandelieu (Alpes-Maritimes)Le pourquoi de cette dénomination est expliqué dans la rubrique introductive du site de l'association : Genèse d'une dénomination.
Riche d'un long passé industriel, après un début dans la construction aéronautique, des chantiers aéronavals Étienne Romano en 1929 à Sud-Aviation en 1957, le site oriente son activité vers l'astronautique après la Seconde Guerre mondiale. Au fil des années, il se consacre de plus en plus à l'industrie spatiale, devenue son activité principale. Ses restructurations industrielles successives lui valent de devenir l'établissement de Cannes d'Aerospatiale (en 1970), puis d'Alcatel Space (en 1998), puis d'Alcatel Alenia Space (en 2006), puis de Thales Alenia Space en 2007, son nom officiel et légal étant aujourd'hui Établissement de Cannes de Thales Alenia Space France.
Le Centre spatial de Cannes - Mandelieu est installé pour partie dans le grand bâtiment historique du boulevard du Midi - Louise Moreau, ainsi que dans la zone industrielle de la Frayère créée au nord de la voie ferrée, proche de celle de la Roubine consacrée à l'industrie mécanique comportant de nombreux bâtiments dont les nouveaux bâtiments du programme Odyssée ainsi que la nouvelle entrée officielle des visiteurs allée des Gabians.
Histoire L'histoire du site est : résumée dans un ouvrage collectif, réalisé par les membres du personnel, en 1999 : 80 ans de passion, le site de Cannes de 1919 à 199980 ans de passion ; décrite plus complètement dans un site web en mode wiki (CASPWiki, utilisant MediaWiki), créé à partir de 2011, par l'association Cannes Aéro Spatial PatrimoineVoir Cannes Aéro Spatial Patrimoine sur le site CASPWiki, créée à cet effet, écrit selon la même licence libre que Wikipédia et donc tous les contenus peuvent être copiés dans Wikipédia sans être taxés de copyvio et servir de source primaire dans tout article de WikipédiaVoir licence du site CASPWiki.
Chantiers aéronavals Étienne Romano Le , André Auniac et Étienne Romano créent la SA des Chantiers aéronavals Étienne RomanoVoir Chantiers aéronavals Étienne Romano sur le site CASPWiki, une usine de construction d'aéronefs, avions et hydravions, sur la commune de CannesLe Littoral, 18 août 1929, archivesjournaux.ville-cannes.fr (début) et (fin). La construction de l'usine, un grand bâtiment rectangulaire, qui abritait encore en 1998 la chaîne des cases à équipements des missiles stratégiques de la Force de Dissuasion, débute en 1930 nécessitant des fondations spéciales. Idéalement située entre la mer et une piste en herbe, qui deviendra l'aérodrome de Cannes Mandelieu, l'usine est mise en service au milieu de l'année 1931, avec le maintien des activités navales (fabrication, entretien, gardiennage) et l'entretien d'avions pour la Marine : CAMS, Levasseur, Farman Goliath, LeO 20, MS 130, MS 230. Romano va construire des dizaines d'avions et hydravions Romano pour l'armée de l'air et la marine, jusqu'à la Guerre. Le Romano 80 de voltige est construit à et exporté en Espagne.
SNCASE Le , les Chantiers Romano sont nationalisés. Rattachés à l'entreprise Lioré et Olivier, à Argenteuil (Val-d'Oise), et la Société Provençale de Construction aéronautique (SPCA), ils deviennent la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-est (SNCASE) le .
Seconde Guerre mondiale Pendant la Seconde Guerre mondiale, la relative tranquillité de l'établissement de Cannes y attire de grands noms de l'aviation. En particulier, pratiquement tous les industriels de l'aéronautique, réunis au sein de la SNCASO, y compris le Bureau d'étude Bloch, qui deviendra Marcel Dassault, viennent s'installer à Cannes, en , dans l'hôtel Continental, d'où ils vont passer commande, à l'établissement, de réalisations d'avions« mars 1941 : le bureau d'études Bloch est installé à Cannes », sur le site web de Dassault-Aviation, en ligne sur www.dassault-aviation.com. Mais le départ pour l'Afrique du Nord du SO.800, lors de son premier vol aux mains de Maurice Hurel (qui créera ensuite en 1947 la société Hurel-Dubois), met un terme aux activités aéronautiques et l'usine se consacrera à la réalisation de gazogènes et chaises métalliques.
Engins spéciaux Après cet arrêt des activités aéronautiques pendant la guerre, la reprise se fait le dans le domaine de l'astronautique et des missiles. L'établissement de Cannes sera impliqué dans la famille des fusées-sondes Bélier, Centaure et Dragon, puis des "Pierres précieusesLes « Pierres Précieuses », sur le Site de Jean-Jacques Serra" conduisant au lanceur Diamant, ancêtre d'Ariane.
Groupe technique de Cannes 100px|thumb|Une des chaises rouges conservée au bureau de l'association CASP En , l'usine réintègre la SNCASE sous la direction de l'usine de Marignane, avec comme charge : les volets de courbure de Bloch 161 ; des bateaux métalliques ; des meubles de bureau ; des chaises en tôles pliées d’aluminium, des rouges et les fameuses chaises Bleues équipant pendant de nombreuses années la Croisette et ses terrasses ainsi que d’autres établissements de Cannes comme la piscine de la Villa Montfleury — fauteuils, guéridons, précédemment construits à MarignaneVoir SNCASE Groupe technique de Cannes dans CASPWikiHenri Lluch, L'établissement de Marignane : de la SNCASE à l'Aerospatiale, Éditeur : Aerospatiale, établissement de Marignane, 1991, 185 pages, voir page 16 avec photo 3 chaises.Voir photo des premières chaises à Marignane ; les réparations d'avions civils de petit tonnage. L'établissement prend le nom de « Groupe technique de Cannes » (GTC), sous la direction de Louis Marnay, renforcé d'une équipe d'une quarantaine de techniciens venus de Marignane, siège du bureau d'études « hélicoptères ».
Sous l'égide des services officiels, le Groupe étudie, fabrique et essaie (en particulier à Colomb-Béchar) en 10 ans, plus d'un millier d'engins divers (Sol-sol, Air-sol, Sol-Air) utilisant la propulsion à poudre, bi-liquide ou à statoréacteur. Les effectifs progressent de 230 à et un très important laboratoire d'essais est créé.
Sud-Aviation : la force de dissuasion : la SNCASE fusionne avec la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest (SNCASO), devenant Sud-Aviation. Roger Béteille arrive à Cannes et prend la direction technique du Groupe technique de Cannes. Il y tient un rôle primordial pour la suite de l'établissement en obtenant des services officiels des budgets pour la création de moyens d'essais très importants - pots vibrants, chambre acoustique, chambre à vide, etc. et bâtiments complémentaires pour les accueillir -, nécessaires au développement des missiles balistiques, puis, plus tard, des satellites. La Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques (SEREB), maître d'œuvre du programme de missiles pour la force de dissuasion nucléaire française, est créée le . Tous les programmes d'engins en cours sont arrêtés au profit d'un seul objectif : réaliser des missiles balistiques à longue portée.
L'établissement de Cannes se voit confier le début de la réalisation et des essais des modèles de développement puis devient le maître d'œuvre industriel de la case à équipements des missiles SSBS et MSBS. C'est le début d'une construction en grande série. En parallèle, Roger Béteille invente le concept et réalise le X422, un engin d'avant-garde à statoréacteur, essayé avec succès en 1967. Il est, avant la lettre, un authentique missile de croisière fonctionnant à Mach 2. Projet abandonné, il aura plus tard, développé sur un autre site d'Aerospatiale, un successeur opérationnel l'ASMP.
Diversification vers le spatial À partir des années 1960 et de la création du CNES, l'établissement commence à travailler dans le secteur Spatial pour des programmes nationaux. Le voit la création du Conseil européen de recherches spatiales (ESRO) et le début des études spatiales au niveau européen.
Aerospatiale Satellites Le , Sud-Aviation, Nord-Aviation et SEREB fusionnent devenant la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS), dite « aerospatiale ». L'établissement de Cannes devient le pôle Satellites d'aerospatiale, Les Mureaux en devenant le pôle lanceurs. L'activité satellites va croître progressivement pour devenir majoritaire dans les années 1980, puis la seule activité en 1998. Le , création de l'Agence spatiale européenne (ESA). Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre : METEOSAT. Dans les années 1980, l'activité dans les Satellites de télécommunications est croissante. En 1981, Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre internationale : Arabsat. Cette activité ne fera que croître, après la création de la famille Spacebus, pour devenir l'activité majoritaire dans les années 1990.
Le spatial devient majoritaire : l'établissement s'agrandit au nord de la voie ferrée avec l'inauguration du site « Éole » consacré entièrement aux activités spatiales (qui représentent maintenant plus de 50 % de l'activité) par Paul Quilès Delphine Defrain, (trad. Robert J. Amram), « Cannes, l'espace avant tout », dans Revue aerospatiale, , septembre 1991, ministre de l'Équipement, du Logement, du Transport et de l'Espace, en présence d'Henri Martre, PDG de l'entreprise. Les effectifs sont maintenant de , la surface bâtie est passée à plus de . Cannes est maintenant devenu le premier constructeur de satellites européen.
Extension En 1993, l'établissement s'étend en reprenant les bâtiments de l'ancien Space Camp de Patrick Baudry, au 4 de l'allée des Cormorans, limitrophe avec la commune de Mandelieu-la-Napoule.
Alcatel Space : le tout spatial Le , Alcatel Space (ancienne Alcatel Espace) reprend les activités satellites d'aerospatiale. L'activité case à équipements des missiles quitte l'établissement qui ne fait plus alors que du « Spatial ».
Mariage italien : Alcatel Alenia Space Le , l'entreprise fusionne avec l'industrie spatiale italienne Alenia Spazio du groupe Finmeccanica et forme Alcatel Alenia Space10 entreprises françaises championnes du monde : Alcatel Alenia Space, Journal du net..
Dans le groupe Thales : Thales Alenia Space France