François d'Aubert, né le à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.
Magistrat à la Cour des comptes, ancien député, secrétaire d'État puis ministre du Budget et de la Recherche, ancien maire de Laval (Mayenne) et président de la Cité des sciences et de l'industrie, il est élu en secrétaire du du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements chargé de lutter contre la fraude fiscale en coopération avec l'OCDE.
Biographie Famille Il est le fils de Michel d'Aubert et d'Anne de La Vaissière de Lavergne. Il est marié avec Édith Henrion et a trois enfants.
Issu d'une prestigieuse famille d'extraction chevaleresque, la famille d'Aubert, il est un descendant de Saint Louis.
Études Ancien élève du collège Jules-Ferry à Mayenne, du lycée Ambroise-Paré à Laval (1962) puis du lycée Louis-le-Grand à Paris, il est licencié en droit, diplômé de l’HEC et de Sciences Po Paris. Il fait ensuite l'ENA (promotion Thomas More 1971, avec Michel Bon, Alain Richard, Jean-Paul Huchon et Jean-Claude Trichet).
Durant ses études à l'Institut d'études politiques de Paris, il est membre de la Conférence OlivaintDavid Colon, « Les jeunes de la Conférence Olivaint et l'Europe, de 1919 à 1992 », dans Histoire@Politique « Jeune Europe, jeunes d'Europe», 2010..
Parcours professionnel et électif Il est auditeur de deuxième classe (1971) puis de première classe (1972) à la Cour des comptes, rapporteur auprès du Comité consultatif des litiges du ministère de l’Éducation (1973), du groupe II réglementation et télédistribution du Haut Conseil de l'audiovisuel (HCA) (1973), conseiller technique (à titre officieux) du secrétaire d’État chargé des Travailleurs immigrés auprès du ministre du Travail, Paul Dijoud (1974-1975), conseiller technique au cabinet du ministre de l'Équipement Robert Galley (1975-1976), chargé de mission (à titre officieux) au cabinet du Premier ministre Raymond Barre (1977-1978).
Il est élu député de la Mayenne en 1978, réélu jusqu'en 2007. Pour avoir mis en cause François Mitterrand, François d'Aubert, Alain Madelin et Jacques Toubon sont privés de leur indemnité parlementaire le pour un mois, au motif d'« injures ou menace envers le président de la République française » couvert par l'article 73 du règlement de l'Assemblée nationale)Chronique constitutionnelle française (revue Pouvoirs), , p. 159.
En 1991, il compare Édith Cresson à la marquise de Pompadour lors de sa nomination au poste de Premier ministre... Cette comparaison avec une maîtresse de Louis XV est considérée comme un propos sexiste..
Il appela à voter « non » au référendum sur le traité de Maastricht en 1992.
Il a été secrétaire d'État au Budget en 1995, secrétaire d'État à la Recherche entre 1995 et 1997 et ministre délégué à la Recherche entre 2004 et 2005.
Après plusieurs candidatures infructueuses, dont la première en 1977 sur une liste « apolitique », il est élu maire de Laval en 1995, puis de nouveau en 2001. Élu député le sous l'étiquette UMP (nouvellement créée), pour la législature (2002-2007), dans la de la Mayenne, il abandonne son mandat deux ans plus tard pour entrer au gouvernement, remplacé à l'Assemblée par son suppléant, le maire de Bonchamp-lès-Laval, Henri Houdouin.
Il est nommé en 2005, ambassadeur, haut représentant pour la réalisation en France du projet ITER, le réacteur expérimental international de fusion nucléaireVidéo sur le sujet. En 2006, il contracte en tant que maire un emprunt toxique auprès de la banque irlandaise Depfa pour la ville de Laval. La municipalité mettra plusieurs années à renégocier ce prêt et fut un enjeu de divergences entre les différentes majorités et oppositions du conseil municipal..
Il se représente pour un aux élections législatives de juin 2007 mais est battu au second tour, avec 49,4 % des voix, par le socialiste Guillaume Garot.
Le , il est nommé lors du conseil des ministres, président de la Cité des sciences et de l'industrie en remplacement de Jean-François Hebert. Il est remplacé à ce poste par Claudie Haigneré le .
Lors des élections municipales de 2008, il prend la tête d'une liste d'union regroupant des éléments du MoDem et de l'UMP, face à une liste divers droite, une liste de gauche unie, et deux listes d'extrême-gauche. Le , il est battu au premier tour avec 43,03 % des voix contre 50,24 % à Guillaume Garot, député socialiste et candidat de la gauche unie.
En , il est nommé président de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) pour un mandat de quatre ans« François d'Aubert est désigné Président de l'ARPP » actu-environnement.com 10 novembre 2011, renouvelé en 2015 puis en 2019. Il est également président du CEPH (Fondation Jean Dausset).
Travail législatif Il a beaucoup travaillé sur les affaires de corruption et de blanchiment d'argent. Il fut notamment président de la commission d'enquête parlementaire anti-mafia en 1992, puis rapporteur de la commission d'enquête sur le Crédit lyonnais en 1994. À l’Assemblée nationale il fut également rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur les conséquences sanitaires et sociales de la canicule de 2003. Sa participation à dix commissions d'enquête de 1990 à 2004 lui a valu d'être décrit comme « l’un des meilleurs investigateurs de l’Assemblée » par les journalistes Hélène Constanty et Vincent Nouzille dans leur ouvrage Députés sous influence.
Il est l'auteur ou le signataire de nombreuses propositions de lois portant aussi bien sur l'instauration d'un service garanti pour les transports publics réguliers de voyageurs, que sur la création d'un délit de pollution ou sur la création d'une commission d'enquête sur les conséquences des 35 heures pour l'économie et la société française.
Certaines associations militantes pro-choix ciblent sur leurs sites internet ses votes défavorables à l'avortementProChoix : Déclarations de François d'Aubert comme la loi de , qui a rendu définitive les dispositions de la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse, celle de 1983 sur le remboursement de l'IVG par la Sécurité sociale et les lois de bioéthiques de 1992 et 1994.
Après s'être abstenu en 2002 lors du scrutin relatif à l'ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique visant à légaliser l'exploitation scientifique des embryons humainscfjd.org, en tant que ministre délégué à la recherche il fait, en revanche, adopter la loi -800 du permettant à l'Agence de biomédecine d'engager « à titre exceptionnel » pour une période expérimentale des travaux sur les cellules souches embryonnaires humaines dépourvues de projet parental et devant -de par la loi- être détruites, si ces travaux « sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs ».
Lors du débat sur le pacte civil de solidarité en 1997, il a défendu avec Pierre Lellouche et la large majorité des députés RPR et UDF des convictions fondées sur la famille traditionnelle estimant « qu'un enfant a besoin des deux piliers structurants que sont un père et une mère », s'opposant alors à tout contrat civil dont pourraient bénéficier les personnes homosexuelles, qu'il regarde comme le prélude à l'adoption par des homosexuel(le)s. Comme autres maires de France, il a signé la pétition contre le PACS et comme 43 des 44 députés du groupe Démocratie libérale, il a voté contre la proposition de loi instituant ce dispositifANALYSE DU SCRUTIN - Séance du 13 octobre 1999 Scrutin public sur l'ensemble de la proposition de loi relative au pacte civil de solidarité (lecture définitive).
Il s'est prononcé contre la loi de 1999 autorisant les infirmières des collèges et lycées à délivrer le Norlevo sans prescription médicale aux élèves mineures considérant celle-ci comme une « pilule abortive ». Comme 35 des 43 députés du groupe Démocratie libérale, il s'est prononcé contre la réforme de la loi Veil en ANALYSE DU SCRUTIN Séance du 5 décembre 2000Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse et à la contraception.. Après s'être prononcé contre la proposition de loi relative au choix du comme « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie » ANALYSE DU SCRUTIN - Séance du 22 janvier 2002 SCRUTIN PUBLIC SUR l'ensemble de la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, il fut l'un des signataires de la proposition de loi fixant au la journée nationale du souvenir des morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc - Proposition de loi de M. Jacques Myard tendant à instituer une journée nationale du souvenir des morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc fixée au 5 décembre.
Rapports Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a commandé, en , à François d'Aubert un rapport sur « le partenariat entre les organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA, CEA) et les universités ». Ce rapport (rapport d'Aubert) a été rendu le « Les universités invitées à jouer un rôle accru dans la recherche », Le Monde, 16 avril 2008..
Détail des mandats 03/04/1978 - 22/05/1981 : député 02/07/1981 - 01/04/1986 : député 14/03/1983 - 19/03/1989 : membre du conseil municipal de Laval (Mayenne) 22/03/1985 - 27/06/1988 : vice-président du conseil général de la Mayenne 17/03/1986 - 22/03/1992 : membre du conseil régional de Pays de la Loire 02/04/1986 - 14/05/1988 : député 13/06/1988 - 01/04/1993 : député 20/03/1989 - 18/06/1995 : membre du conseil municipal de Laval 23/03/1992 - 15/04/1994 : vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire 02/04/1993 - 18/06/1995 : député 01/04/1994 - 12/08/1997 : membre du conseil général de la Mayenne 18/05/1995 - 26/08/1995 : secrétaire d'État au Budget auprès du ministre de l'Économie et des Finances (gouvernement Juppé I) 19/06/1995 - 18/03/2001 : maire de Laval 26/08/1995 - 07/11/1995 : secrétaire d'État au Budget auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan (gouvernement Juppé I) 07/11/1995 - 02/06/1997 : secrétaire d'État à la Recherche auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, (gouvernement Juppé II) 01/06/1997 - 18/06/2002 : député 19/03/2001 - 2004 : maire de Laval 19/06/2002 - 30/04/2004 : député 01/05/2004 - 01/06/2005 : ministre délégué à la Recherche auprès du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (gouvernement Raffarin III) 2005 - 16/03/2008 : maire de Laval 16/03/2008-2014 : membre du conseil municipal de Laval
Ouvrages L’Argent sale (Plon, 1993) Main basse sur l’Europe (Plon, 1995) Coup de torchon sur Bruxelles (Plon, 1999) Colbert : la vertu usurpée (Librairie Académique Perrin, 2010) Lyonne, Ministre des Affaires Etrangères de Louis XVI (Temporis éditions, 2017)
Distinctions
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Familles subsistantes de la noblesse française
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