L’électricité domestique est l'électricité du réseau électrique distribuée et utilisée dans les logements de particuliers ainsi que dans les lieux où les besoins sont similaires : bureaux, boutiques…

Réseau domestique Le réseau domestique est relié par un câble, généralement sous la terre, au réseau électrique.

Mise à la terre

La mise à la terre permet de drainer un courant en cas de défaut d'isolement interne d'un équipement électrique avant que ce défaut ne devienne dangereux pour les utilisateurs.

Il convient de n'avoir qu'une seule prise de terre sur un même site, toutes les liaisons de terre doivent être interconnectées pour rester au même potentiel. On relie également à la terre toutes les parties conductrices de la maison (canalisations, charpentes ou huisseries métalliques).

Ces liaisons sont elles-mêmes reliées au sol par une boucle de terre en cuivre enterrée sous les fondations auxquelles on peut adjoindre des piquets galvanisés enfoncés dans le sol. La barrette de terre permet de séparer provisoirement le puits de terre du reste de l'installation, afin de mesurer sa résistance.

Le telluromètre ou contrôleur de terre est l'appareil qui permet de mesurer cette résistance.

Câblage

Un code de couleurs standard est normalisé par l’IEC 60446. Il est utilisé par exemple en Europe et en Australie : les conducteurs de phase sont de n'importe quelle couleur sauf bleu et vert-jaune, mais on utilise généralement les couleurs rouge, marron et noir ; les conducteurs du neutre sont toujours bleus ; la terre est verte et jaune voire dans certains cas nus (ce dernier cas étant valable pour les liaisons équipotentielles ou les boucles à fond de fouille); la navette d'un circuit va-et-vient peut être de toutes les autres couleurs, de même pour les retours de lampes ou interrupteurs (couleurs de phase voire autres mais pas bleu ni vert et jaune).

Tableau électrique Chaque habitation est reliée au réseau par l'intermédiaire d'un tableau qui contient au moins un compteur destiné à la facturation et un disjoncteur qui sert d'interrupteur général et qui permet de protéger l'installation. De ce tableau sortent deux conducteurs qui alimentent l'installation domestique : la phase et le neutre. On peut aussi trouver un troisième conducteur pour la mise à la terre et parfois deux conducteurs de phase supplémentaires, dans les installations triphasées.

On trouve ensuite un tableau de fusibles ou de disjoncteurs qui permet de distribuer le courant dans les différents circuits de la maison. On prévoit généralement des circuits spécialisés pour les appareils qui ont besoin de beaucoup de puissance (four, cuisinière électrique, lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau…) et souvent un circuit par pièce pour l'éclairage et les prises électriques.

Interrupteurs On utilise des interrupteurs pour ouvrir ou fermer les circuits électriques. Il est possible d'utiliser des montages spéciaux comme un va-et-vient ou un télérupteur quand on souhaite créer plusieurs points de commande, par exemple à chaque bout d'un couloir.

Les interrupteurs unipolaires doivent toujours être placés sur le conducteur de phase.

Prises électriques

Les prises électriques permettent de relier les appareils domestiques ou industriels au réseau électrique.

Tensions et fréquences

Tension Tous les pays européens ainsi que la plupart des pays africains et asiatiques utilisent une tension efficace nominale comprise entre .

Le Japon et tous les pays d'Amérique du Nord, la plupart des pays d'Amérique centrale et quelques pays d'Amérique du Sud emploient une tension entre .

Au cours des années 1980, l'harmonisation décidée par l’Europe a été mise en œuvre par le Comité européen de normalisation en électronique et en électrotechnique (CENELEC) et a abouti au choix d'une tension de avec une fréquence de .

En France, l'arrêté du spécifie la tension du réseau de distribution basse tension à . Celui-ci passe alors progressivement de au cours des années suivantes. Cette harmonisation permet aujourd'hui d'utiliser sans problème un appareil électrique acheté dans n'importe quel pays d’Europe. Le document Enedis et celui de la Commission de régulation de l'énergie précisent que la tolérance sur la tension est 10 %, soit un mini de et un maxi de Principes d’étude et de développement du réseau pour le raccordement des clients consommateurs et producteurs BT, enedis.fr du , consulté le La qualité de l'onde de tension sur le site de la Commission de Régulation de l'Énergie, consulté le .

Historiquement la tension a été employée jusque dans les années 1950, certaines installations n'ayant été remplacées que dans les années 1970.

Les normes ANSI-C84.1 aux États-Unis et CAN3-C235 au Canada spécifient que la tension nominale devrait être et permettre une gamme de . Historiquement des tensions 110, ont été employées dans divers endroits de l'Amérique du Nord.

Au Japon, la fourniture de courant électrique aux ménages est à .

Fréquence La fréquence des courants est de en Europe, Asie, Afrique contre en Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) et une partie du Japon. Le nord-est du Japon utilise le alors que le sud-ouest utilise le . Sur le marché japonais les appareils peuvent souvent être commutés entre ces deux fréquences.

Par pays En Belgique Avant toutes mises en service, les installations électriques doivent faire l'objet, sur base du RGIE, d'un contrôle par un organisme de contrôle agréé et accrédité« Contrôle des installations électriques », belor.be.. Les contrôles comprennent : un examen administratif : vérification de la présence des schémas électriques et de la présence de l’ancien rapport s’il existe ; un examen visuel : de toute l’installation en aval du disjoncteur général du compteur du distributeur et sur base de la check-list l’agent visiteur vérifie que l’installation est conforme à la réglementation en application ; des essais : les essais comprennent toutes activités conçues pour vérifier le fonctionnement ou l’état électrique, mécanique ou thermique d’une installation électrique. Les essais comprennent également les activités destinées par exemple à tester l’efficacité des protections électriques et des circuits de sécurité. des mesures : les mesures comprennent toutes les activités destinées à la mesure de grandeurs physiques dans une installation électrique et principalement les mesures d’isolements, la mesure de la prise de terre et les continuités du PE et des liaisons d’équipotentialités.

En France L'alimentation électrique est réalisée en monophasé (entre phase et neutre) ou parfois en triphasé (entre phases). Un disjoncteur différentiel appartenant au fournisseur d'électricité permet d'isoler l'installation (sectionnement manuel) et de la protéger en s'ouvrant automatiquement s'il détecte un défaut magnétique (forte surintensité), un défaut thermique (faible surintensité persistante) ou un défaut différentiel (fuite de courant se traduisant par une différence d'intensité de courant entre le fil de phase et le fil de neutre). Le différentiel est calibré à pour les disjoncteurs récents et pour les appareillages plus anciens (disjoncteur de couleur noire). La valeur de du disjoncteur différentiel ne permet pas la protection des personnes en cas de contact direct d'un fils de phase. Un interrupteur différentiel réglé à un maximum de de courant de fuite doit être installé au départ des circuits électriques. Il est imposé, sur les seuls circuits de prises de courant en 1992, puis ultérieurement pour tous les autres circuits de l'installation. La mise en place d'un tel équipement est vivement conseillée sur les installations antérieures aux nouvelles dispositions des et 771 de la norme NF C 15-100 dernière édition de . Les installations électriques à usage domestique doivent être conformes aux et 771 de la norme . Pour une pré-protection efficace des personnes, la valeur maximale de résistance de la prise de terre est fixée à lorsqu'un différentiel de est en place en tête de l'installation (valeur de la tension de contact divisée par la valeur du différentiel) : par exemple pour des locaux secs, U = R*I = , différentiel I = ⇒ R = U/I = 50/0,5 = . Le schéma de liaison à la terre ou « régime de neutre » est un schéma TTLa T précise que le neutre du transformateur HT/BT du distributeur d'énergie qui alimente l’installation, est relié à la terre alors que le T implique que les parties conductrices (pièces métalliques) de l'édifice proche de l'installation électrique et des appareils connectés à un circuit électrique, soient reliées à la terre de l'abonné.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liaison équipotentielle Régime de neutre Schéma de liaison à la terre

Domestique Catégorie:Installation électrique