Cornelius Vanderbilt I, né le à Staten Island (New York) et mort le à Manhattan (même ville), est un entrepreneur et homme d'affaires américain qui bâtit sa fortune dans la construction maritime et les chemins de fer, ce qui lui valut le surnom de Commodore. Il était le patriarche de la famille Vanderbilt, et il a fait le don qui a fondé l'université Vanderbilt.

Biographie

Ancêtres L'arrière-arrière-grand-père de Cornelius Vanderbilt, Jan Aertson ou Aertszoon (« fils d'Aert »), était un fermier néerlandais du village de De Bilt à Utrecht, aux Pays-Bas, qui a émigré à la Nouvelle-Amsterdam (plus tard New York) en tant que serviteur sous contrat en 1650. Le Néerlandais van der (« du ») a finalement été ajouté au nom du village d'Aertson pour créer « van der Bilt » (« du Bilt »). Anthony Janszoon van Salee était l'un des arrière-arrière-arrière-arrière-grands-pères de Cornelius VanderbiltNexus: the Bimonthly Newsletter of the New England Historic Genealogical Society, Volumes 13-16. New England Historic Genealogical Society. 1996. p. 21-23.

Enfance Fils de Cornelius Vanderbilt et de Phebe Hand, Cornelius Vanderbilt est le quatrième enfant d'une famille de neuf, il est l'arrière-arrière-petit-fils d'un fermier néerlandais originaire du village de De Bilt dans la région d'Utrecht.

Capitaine d'un vapeur sur l'Hudson, il réussit à soutirer à la Pacific Mail Steamship Company contre la promesse de ne pas lui faire concurrence. Il est décrit par les journalistes et universitaires Frank Browning et John Gerassi, spécialistes de la criminalité aux États-Unis, comme un « mégalomane arrogant, secret, furieusement égoïste et superstitieux, toujours entouré d'une cour de voyantes, de spirites et de médiums ».

Pendant la guerre de Sécession, Cornelius Vanderbilt soutient activement l'Union en faisant don à la marine du Nord de son navire amiral, le USS Vanderbilt. Cependant, en 1862, le secrétaire à la Guerre lui confie la tâche d'affréter des navires pour l'expédition du général Banks. Vanderbilt délègue cette mission à un courtier qui sélectionne des navires défectueux et insalubres tout en touchant des commissions occultes. Ce scandale est mis au jour par une commission d'enquête du Sénat dirigée par le sénateur James W. Grimes en février 1863. Bien que Vanderbilt soit fustigé pour sa négligence flagrante et sa mauvaise supervision de l'affrètement, l'enquête démontre qu'il n'a pas cherché à s'enrichir personnellement sur cette affaire et aucune poursuite n'est engagée contre lui.

Il investit ses profits réalisés durant la guerre dans des actions des compagnies ferroviaires et s'empare du Hudson River Railroad. En 1863, il prend le contrôle du New York Central Railroad après l'avoir quasiment conduit à la ruine en refusant l'installation d'une correspondance à Albany, obligeant ainsi les voyageurs à marcher sur plusieurs kilomètres dans la boue ou la neige. Il profite de la fusion des deux compagnies pour sous-évaluer les actions et gagne de dollars dans l'opération.

En 1866, il impose la fermeture du Livingston Avenue Bridge, pont qu'il possède et qui est l'unique porte d'entrée de marchandises à New York, principal port du pays. Ce blocus entraîne l'effondrement du cours des actions des autres compagnies ferroviaires qui empruntaient le pont. Il rachète ainsi facilement le Lake Shore and Michigan Southern Railway en 1869, devenant le roi des chemins de fer du port de New York jusqu'à Chicago.

vignette|Statue de Cornelius Vanderbilt devant le Grand Central Terminal. Il a créé Grand Central, qui fut la gare centrale de Park Avenue, à New York, sur un terrain acheté en 1869. Cette immense gare de et est le symbole de sa réussite.

À son décès, sa fortune est estimée à de dollars d'alors, soit 1/87 du PNB des États-UnisMichael Klepper, Michael Gunther, The Wealthy 100: From Benjamin Franklin to Bill Gates—A Ranking of the Richest Americans, Past and Present, 1996. D'après le blog financier Celebrity Networth, il serait le dixième homme le plus riche de tous les tempsEt l'homme le plus riche de tous les temps est... — www.lalibre.be. Cela représenterait de dollars américains en 2007 si sa richesse totale en pourcentage du PIB du pays en 1877 (l'année de sa mort) était prise et appliqué dans cette même proportion en 2007[Jackson, Tom; Evanchik, Monica; et al. (July 15, 2007). "The Wealthiest Americans Ever". New York Times. Retrieved July 15, 2007.], ou bien de dollars de 2010 corrigé de l'inflationLubin, Gus (September 2, 2010). "The 20 Richest People Of All Time". Business Insider..

Chemins de fer contrôlés par Cornelius Vanderbilt (1863) Hudson River Railroad (1864) New York Central Railroad (1868) Canada Southern Railway (1873) Lake Shore and Michigan Southern Railway (1873?) Michigan Central Railroad (1877) New York, Chicago and St. Louis Railroad (1882) (1885)

Cleveland, Cincinnati, Chicago and St. Louis Railway Lake Erie and Western Railroad Pittsburgh and Lake Erie Railroad

Notes et références Notes

Références

Sources Vanderbilt, Cornelius, in "Appletons' Cyclopædia of American Biography", 1889 T.J. Stiles, The First Tycoon: The Epic Life of Cornelius Vanderbilt, 2009 Burton W. Folsom, The Myth of the Robber Barons, 1991 Matthew Josephson, The Robber Barons: The Great American Capitalists, 1861-1901, 1934 Kurt C. Schlichting, Grand Central Terminal: Railroads, Engineering, and Architecture in New York City, 2001

Voir aussi Vanderbilt Avenue, trois avenues de New York

Articles connexes Université Vanderbilt

Liens externes

Cornelius Vanderbilt, le roi de la vapeur. Un article d'André Girod

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