Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Artois, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Artois devient le d'infanterie de ligne ci-devant ArtoisOuvrage par le lieutenant-colonel Jean-Paul Dubois, ancien chef de bataillon du en 1998. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion du Loiret. 1820 : la légion du Loiret est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1887 : d'infanterie. 1940 : dissolution. 1945 : d'infanterie. 1946 : dissolution. 1956 : d'infanterie. 1958 : dissolution. 1971 : recréation en tant que régiment de réserve prévu en mobilisation et pratiquant l'auto-instruction, stationné à Guingamp. En cas d'activation, le peloton blindé du d'infanterie de Coëquidan, destiné à la formation des élèves-officiers et composé d'AML 60, d'AML 90 et de VAB, devenait l'escadron blindé du . Dissolution le .

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

Révolution française et Premier Empire

En , le embarque à Brest pour Saint-Domingue et participer à stopper la Révolution haïtienne. En débarquant, ce bataillon ainsi que les des 9 et d'infanterie se révoltèrent et allèrent rejoindre les soldats du régiment du Port-au-Prince qui s'étaient insurgés. Les des et d'infanterie furent supprimésHistoire de l'infanterie en France par Belhomme T3 P460-461Ouvrage Régiment d'Infanterie, Rennes, imprimerie Oberthur 1920..

: le est amalgamé dans la de première formation le , à Saint-Domingue depuis 1791, est incorporé à un régiment colonial

Hollande : 1794-1795, Venloo - Amsterdam - Sambre-et-Meuse- Mayence - Dietz 1797. Hollande et Allemagne 1798 - 1799: Bergen - Alkmaar - Gastricum. Allemagne 1800 : Kizchberg - Hohenlinden - Ips - au combat de Kizchberg, le chef de bataillon Armand, à la tête de la culbute trois bataillon et un régiment de cavalerie autrichiens, fait et enlève de canon. 2 décembre 1805 : Bataille d'Austerlitz 1805-1809 : Campagne d'Allemagne - de la Grande Armée : Bataille d'Auerstaedt Nasielsk 8 février : bataille d'Eylau Bataille d'Eckmuhl Bataille de Wagram Expédition de Walcheren Russie 1812 : de la Grande Armée - La Moskova - Krasnoé - La Bérézina. Allemagne 1813 - de la grande Armée - Elbe - siège de Hambourg. Belgique 1815 : bataille de Ligny.

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période : à Krasnoé (Russie 1812), le colonel Pelet charge plusieurs fois les Russes à la tête de son régiment. Le bras fracassé d'un coup de biscaïen, il reste à cheval jusqu'au moment où, atteint aux deux jambes, il tombe et est emporté de force hors du champ de bataille par ses soldats.

De 1830 à 1852 vignette|Reconstitution d'une section de voltigeurs du lors de l'expédition d'Alger (à l'occasion du ). 1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. Conquête française de l'Algérie (1830-1844) : Staoueli - Prise d'Alger - Mered - Boudouaou - Miliana - Taourgba - Ouarezzedin - Isly. Le régiment fait partie des troupes rassemblées sous le commandant du général Cavaignac pour réprimer les journées de Juin.

Second Empire Amiens 1854 1854 : Guerre de Crimée, bataille de Bomarsund en mer Baltique Par décret du le d'infanterie de ligne fournit 1 compagnie pour former le régiment d'infanterie de ligne. Périgueux en 1859-1860, Metz en 1862, Lyon en 1863 Algérie 1864 - 1868. Il rejoint la division d'Alger en 1865 puis la division d'Oran de 1866 à 1868. Marseille 1868

1870-1871 Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le 2e régiment de tirailleurs algériens du colonel Suzzoni, le la Brigade aux ordres du général Lefebvre. Cette Brigade avec la du général L'Hériller, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la d’infanterie commandée par le général de division Raoult.Cette division d'infanterie évolue au sein du d'armée ayant pour commandant en chef le maréchal de Mac Mahon, duc de Magenta. (Bataille de Frœschwiller-Wœrth.)

Le , le du de ligne forme le de marche.

De 1871 à 1914 En , le régiment a son dépôt à Dreux.

Le , le de ligne fusionne avec le de marche.

En , le d'infanterie de ligne est rattaché à la de la d'infanterie (Angoulême).

Tunisie 1881 - 1884 (1 bataillon) Madagascar 1895 - 1896 right|180px|thumb|Soldat français, observateur à son poste.

Première Guerre mondiale - - Bibliographie fournie par l'association de recherches et d'études sur la vie des Bretons dans la Grande Guerre, président monsieur Prigent.j (association bretagne 1914-1918). Le se mobilise le

1914 : bataille de Charleroi : le régiment effectue une charge à la baïonnette. Son colonel, Louis de Flotte est tué lors de ce combat à Arsimont. 29- : bataille de Guise : le régiment se bat corps à corps. : première bataille de la Marne : affaibli, le est en deuxième ligne. 14- : devant Reims : affaire de Prunay - : course à la mer - fin :

1915 Bataille de Chantecler. Le Labyrinthe (devant leur ténacité et les pertes qu'ils causèrent aux Allemands, ces derniers baptisèrent les soldats du dont le Bouchers du Labyrinthe). - : Argonne

1916 thumb|right|200 px|La fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 accordée en 1918 et un soldat, clairon, du RI durant la bataille de la Marne. Mars - : Verdun Champagne ( - ).

1917 - : sur la Somme - : Moronvilliers - : cote 344 - Verdun - : les hauts de Meuse

1918 27 mai 1918 : Seconde bataille de la Marne, bataille de l'Aisne - : Entre l'Aisne et l'Ailette - : Contre-offensive de Longpont à la Vesle Septembre - octobre : Les Vosges

Pertes:

Entre-deux-guerres 1919-1939 À l'issue de la Première Guerre mondiale, le d'infanterie vient tenir garnison à Guingamp. Au cours de la période de l'entre-deux guerres, certains de ses éléments sont détachés à Brest, puis à Saint-Brieuc et à Landerneau.

Seconde Guerre mondiale À la mobilisation de , le d'infanterie est dirigé avec le RI et le R.I sur la frontière dans le secteur de Sarreguemines. Le est embarqué à destination du Pas-de-Calais direction Boulogne où il prend ses quartiers d'hiver. Le R.I est en cantonnement pour des manœuvres à Laires près de Fléchin dans le Nord. À la suite de l'offensive allemande du , le est envoyé en Belgique où il doit tenir la position défensive sur la rive de l'Escaut au nord-ouest d'Anvers. Repoussé vers la France par une puissante attaque de l'ennemi, les et compagnie se replient le . Les hommes se retrouvent en gare de Berguette, les trains militaires sont prioritaires. Malgré cela sont bloqués du fait de puissants bombardements. Le à 17h, un officier d'état-major donne aux deux bataillons bretons l'ordre de rejoindre Boulogne urgemment afin d'éviter d'être encerclé. Les soldats harassés et mal nourris depuis le doivent parcourir pour rejoindre leur but. Pour cela ils doivent utiliser les voies secondaires car les chasseurs Stukas mitraillent les populations sur les routes principales, empêchant les véhicules de circuler. L'itinéraire prévu était le suivant: Berguette, Lambres sur Aire, Witternesse, Blessy, Desvres et Boulogne. De ce port, certains stratéges espèraient faire embarquer les troupes par bateaux.

Le bataillon composé d'environ se mit en ordre de marche. Auparavant, il avait été réquisitionné sur place 18 chevaux pour transporter le matériel et les munitions. La compagnie () ouvrit la route, suivie par la et la Cie en arrière-garde. Vers 22h, le régiment entendit des explosions à Aire sur la Lys. En arrivant aux abords de Blessy vers 2h du matin ce , les soldats bretons apprennent par les habitants que la commune est occupée depuis quelques heures par un important détachement allemand. Il s'agit de la fameuse division S.S "Das Reich". Cette troupe cantonnait pour la nuit en attendant de reprendre le lendemain son funeste objectif. Le capitaine de la 10ème Cie après consultation de son commandement, bien conscient que son unité était en infériorité aussi bien en hommes et en matériel prend malgré tout la décision très risquée de l'attaque. Tout d'abord la garnison allemande fut surprise en plein sommeil par la vigueur de l'assaut, mais elle se ressaisit vite en faisant appel à des renforts. Bientôt les courageux bretons furent encerclés puis submergés par des forces puissamment armées. Vers 4h 15 à l'aube le R.I dut cesser le combat se trouvant à court de munitions. Ivres de rage, les S.S abattirent sans motif apparent deux prisonniers et un officier nazi acheva froidement les blessés pour que ces prisonniers ne retardent pas leur progression. Nous avions affaire à des fanatiques nazis, avec l'armée régulière, la Wehrmacht, ces faits n'auraient pas eu lieu. Le bilan des combats était lourd pour la compagnie, on releva .. Du côté des nazis, il y eut également des pertes importantes mais le bilan des morts ne fut pas connu. Le capitaine commandant les troupes françaises fut capturé et interrogé. Comme les survivants de la bataille, il prit le chemin vers une longue captivité.

Le soldat Joseph Marie Le Roux de Mellionnec(22) qui faisait partie de la Compagnie et 5 de ses camarades étaient natifs de la même zone du Kalon Kreiz Breizh. Cette partie des anciennes Côtes du Nord avait déjà payé un fort tribut en hommes durant le précédent conflit.

Le , la population eut l'ordre de ne pas sortir des maisons. Le 25, tous les hommes furent réquisitionnés pour enterrer les malheureux soldats. Les victimes, se virent honorés à titre posthume de la Croix de Guerre aux couleurs de Vichy.

Pendant sept années, les habitants prirent particulièrement soin des tombes. Ces personnes dont Marie Hubert étaient en contact avec les proches des disparus. En 1948, les familles des victimes eurent l'autorisation de rapatrier les corps des soldats en Bretagne. Néanmoins les proches de cinq victimes des combats demandèrent à ce que les dépouilles de leur défunt demeurent au petit cimetière de Blessy. Juste pour ne pas oublier les sacrifices de ces valeureux soldats.

À la même date du à Witternesse, du R.I perdirent également la vie. Le soldat François Louis Hellegouarc'h natif de Meslan en Morbihan figurait parmi les victimes.

Depuis 1945 Le RI est reformé par décision ministérielle le , constitué par trois bataillons de sécurité d'origine FFI de la militaire. stationné à Paris à Chauny Villefranche-sur-Cher Guerre d'Algérie: formé le par changement de dénomination du de tirailleurs algériens stationné en Afrique du Nord. Campagne : Algérie 1956-1958, Béni, Ouazzane, Eugène-Étienne, Pont de l'Isser, Tlemcen, Snoussi, Lavayssière, Négrier, Montagnac, Ras Arfour. Dissous le . En tout, le régiment participera à de campagne, au combat. "Ordre du jour  8" le général de division Henri Berthon commandant la d’infanterie et la zone de l'ouest Oranais. « Le bataillon d’infanterie participant aux opérations dans divers secteurs, assurant la protection des personnes et des biens dans une région sensible, ce bataillon a rempli les diverses missions qui lui étaient confiés avec brio. Élevant nos pieuses pensées vers ceux qui sont tombés, saluant respectueusement le sacrifice de ceux qui restent meurtris dans leur chair, nous adressons au bataillon d'infanterie, à ses cadres, à ses hommes, le souvenir affectueux et fraternel de ses camarades de combat. Les honneurs à nos morts. » De 1971 à 1998, il sera régiment de réserve prévu en mobilisation et pratiquant l'auto-instruction, stationné à Guingamp.