Le genre Euplectella, aussi appelée Eponge à crevette ou Corbeille de Vénus, regroupe plusieurs espèces d'éponges siliceuses marines d'eau profonde, de la famille des Euplectellidae.

Morphologie et anatomie thumb|upright=1.5|Une probable Euplectella observée dans les abysses au large des îles Samoa. On voit une crevette symbiotique, mais aussi des cténophores benthiques et ophiures commensaux. Le squelette de cette éponge est constitué de très fins spicules, généralement de type triaxones (à trois axes) et toujours siliceux, formant un réseau complexe, en fin treillis.

Ces éponges de grande taille dépassent souvent .

Répartition et habitat Répartition Elle vit dans les océans tropicaux à 150 mètres de profondeur.

Habitat Les espèces d'Euplectella sont toutes marines et vivent en eau profonde, où elles peuvent être assez communes. Elles vivent ancrées dans les sédiments meubles entre -40 et -5 000 m. Elles sont souvent associées à d'autres organismes marins : hydrozoaires, anthozoaires, mollusques, brachiopodes, bryozoaires et crustacésCollectif, La nature, Encyclopédie en 14 volumes (1982) Hachette, .

Les Euplectella et l'homme Le squelette en silice de ces éponges, très esthétique, est prisé par les collectionneurs.

Chez certaines espèces de ce genre, il est assez fréquent qu'un couple de jeunes crevettes commensales entrent dans l'éponge à travers le fin treillis de spicules fermant l'oscule. Dans l'éponge, elles trouvent protection et nourriture abondante, qui leur assure une croissance rapide. Elles se trouvent ainsi piégées, incapables de ressortir car devenues trop volumineuses pour repasser par le treillis. Elles passent donc leur vie dans l'éponge. Au Japon, ces « éponges à crevette », une fois séchées, étaient autrefois offertes en cadeau de noce, car les deux crevettes, devenues ainsi inséparables jusqu'à la mort, symbolisaient la fidélité conjugaleCollectif, Grande encyclopédie Atlas des animaux (1982), Atlas, Paris.

Des études récentes (2003/2004) ont démontré que les spicules de la base de ces éponges, assurant leur ancrage dans les sédiments meubles, présentaient des caractéristiques étonnantes. En effet, leurs propriétés optiques sont semblables à celles des fibres optiques utilisées en télécommunication, mais plus performantes. Comme ces spicules se forment à basse température, ils contiennent des additifs tels que des ions sodium, qui améliorent leurs propriétés optiques. De tels additifs ne peuvent actuellement pas être inclus dans les fibres commerciales, à cause des hautes températures utilisées durant leur fabrication. De plus, les spicules de ces éponges contiennent une substance organique, la spiculine, qui les rend plus résistants que les très fragiles fibres optiques actuellement sur le marchéAizenberg J., Sundar V., Yablon A., Weaver J. et Chen G. (2004) Biological glass fibers: Correlation between optical and structural properties, National Academy of Sciences.

Liste des espèces thumb|upright=1.1|Euplectella aspergillum Selon : Euplectella aspera Schulze, 1896 Euplectella aspergillum Owen, 1841 Euplectella crassistellata Schulze, 1886 Euplectella cucumer Owen, 1857 Euplectella curvistellata Ijima, 1901 Euplectella gibbsa Tabachnick & Collins, 2008 Euplectella imperialis Ijima, 1894 Euplectella jovis Schmidt, 1880 Euplectella marshalli Ijima, 1895 Euplectella nobilis Schulze, 1904 Euplectella nodosa Schulze, 1886 Euplectella oweni Herklots & Marshall, 1868 Euplectella paratetractina Tabachnick, Janussen & Menschenina, 2008 Euplectella plumosum Tabachnick & Lévi, 2004 Euplectella simplex Schulze, 1896 Euplectella suberea Thomson, 1877 Euplectella timorensis Ijima, 1927

Références taxinomiques

Notes et références

Catégorie:Euplectellidae Catégorie:Taxon décrit en 1841 Catégorie:Taxon décrit par Richard Owen