La fondation Chirac est une ancienne fondation lancée par Jacques Chirac après la fin de son double mandat de président de la République française. Créée en 2008 et reconnue comme établissement d'utilité publique« Décret du 5 août 2021 approuvant la dissolution de la fondation reconnue d'utilité publique dite « Fondation Chirac », abrogeant le décret portant reconnaissance de cette fondation comme établissement d'utilité publique et approuvant le transfert de ses biens », Légifrance, 5 août 2021., la fondation a agi au service de la paix à travers quatre grands domaines d'intervention : l'accès à l'eau et à l'assainissement, l'accès à la santé et aux médicaments de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification, ainsi que la protection de la diversité culturelle. Elle a soutenu des projets de terrain, qui impliquent les populations locales. Elle a été dissoute le en versant ses actifs à la Fondation de l'Académie de médecine.

Acteur de plaidoyer et de terrain, elle est distincte de la Fondation Jacques Chirac qui gère des centres pour jeunes handicapés dans le Limousin.

Objet La Fondation avait pour but d'« agir au service de la paix ». Ses champs d'action prioritaires étaient : l'accès à l'eau et à l'assainissement ; l'accès aux médicaments et à une santé de qualité ; la lutte contre la déforestation et la désertification ; la défense de la diversité culturelle et linguistique« Le cri de paix de Jacques Chirac », Nouvel Observateur, 9 juin 2008.« Politique : Chirac : « “Je veux réveiller les consciences” », Le Figaro..

Historique La fondation a été reconnue d'utilité publique par un décret du publié au Journal officiel le . Sa préfiguration a été réalisée par l'Association pour la Fondation Jacques Chirac présidée par Michel Camdessus.

La fondation a été lancée officiellement le au musée du Quai Branly à ParisLe site nouvelobs.com du 09/03/2008., en présence de la quasi-totalité des membres de son comité d'honneur dont : Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies Andrés Pastrana Arango, ancien président de la Colombie Abdou Diouf, ancien président du Sénégal Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef d'État de la Mauritanie Rajendra Kumar Pachauri, auteur du GIEC Rigoberta Menchu, lauréate du prix Nobel de la paix Youssou N'Dour, artiste.

La fondation a été dirigée depuis sa création jusqu'en 2013 par Catherine JoubertLe site france24.com du 27/09/2019. Faisant face à des difficultés, la fondation doit en 2012 quitter ses locaux de la rue d'Anjou et remercier le personnel, hormis Marc-Antoine Jasson, actuellement le seul salarié. Parallèlement, Claude Chirac et Alain Juppé font leur entrée au conseil d'administrationAnne Fulda, « Claude Chirac, au nom du père », Le Figaro, 21 novembre 2013, page 16..

Un décret en date du approuve les délibérations du par lesquelles le conseil d'administration de la fondation a décidé sa dissolution et la dévolution de son actif net à la Fondation de l'Académie de médecine, et abroge le décret du portant reconnaissance comme établissement d'utilité publique.

Organisation Bureau Claude Chirac : présidente (initialement Jacques Chirac) Jean-Pierre Lafon : vice-président Bernard Vatier : vice-président et conseiller juridique Valérie Terranova : secrétaire du conseil Marie-Hélène Bérard : trésorier

Conseil d'administration * : membre fondateur Yann Arthus-Bertrand, photographe, journaliste, écrivain et militant écologiste Marie-Hélène Bérard, PDG de MHB SA Michel Camdessus*, président d’honneur des Semaines sociales de France, membre de l’Africa Progress PanelPrésidé par Kofi Annan., ancien directeur général du Fonds monétaire international de 1987 à 2000 Catherine Colonna, ambassadrice de France auprès de l’Unesco Geneviève Férone, directrice du développement durable chez Veolia Environnement Marc Gentilini, président de l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), président honoraire et membre de l’Académie nationale de médecine Jean-Pierre Lafon*, président du Bureau international des expositions (BIE) Tristan Lecomte, fondateur d’Alter Eco et de PUR Projet Stéphane Martin, PDG de l’établissement public du musée du quai Branly depuis Fadi Nahas, consul général honoraire de l’Équateur en Turquie et président de NA Plus SA René Ricol*, président de Ricol, Lasteyrie & Associés, ancien médiateur du crédit Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement Valérie Terranova*, conseillère en stratégie Bernard Vatier*, avocat au barreau de Paris Claude Chirac, fille de Jacques Chirac et conseillère en communicationDepuis 2012. Alain Juppé, homme politique Gilles August, Avocat associé, cofondateur d’August Debouzy

Comité d'honneur Fernando Henrique Cardoso, Fondation brésilienne pour un développement durable, ancien président de la république fédérative du Brésil François Cheng, membre de l’Académie française Joaquim Alberto Chissano, président de la Fondation Chissano, ancien président de la république du Mozambique Jean Chrétien, Premier ministre du Canada de 1993 à 2003 Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie Vigdís Finnbogadóttir, ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco pour les langues, ancienne présidente de la république d’Islande Enrique V. Iglesias, président de la Banque inter-américaine de développement de 1988 à 2005, ancien ministre des Affaires étrangères de l'Uruguay Lee Kuan Yew, Premier ministre de la république de Singapour de 1959 à 1990 Wangari Muta Maathai, prix Nobel de la paix en 2004, fondatrice du Green Belt Movement Federico Mayor, coprésident du « groupe de haut niveau » pour l’Alliance des civilisations des Nations unies, ancien directeur général de l’Unesco Rigoberta Menchu Tum, prix Nobel de la paix en 1992, présidente de la fondation portant son nom Louis Michel, élu au Parlement fédéral belge de 1978 à 2004 et figure du parti belge Mouvement réformateur, ancien ministre des Affaires étrangères et Vice-Premier ministre de 1999 à 2004 Youssou N’Dour, chanteur, ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, de la FAO, d’Amnesty International, ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Andres Pastrana Arango, ancien président de la république de Colombie Andrea Riccardi, fondateur de la communauté catholique de Sant'Egidio Ismaïl Serageldin, directeur de la Bibliotheca Alexandrina Ely Ould Mohamed Vall, chef de l’État mauritanien de 2005 à 2007 Vaira Vike-Freiberga, présidente de la république de Lettonie de 1999 à 2007 Muhammad Yunus, fondateur et directeur de la Grameen Bank

Programmes et projets Prévention des conflits En 2009, la Fondation Chirac lance le prix pour la prévention des conflits. Ce prix a pour but de soutenir ceux qui investissent une partie de leur vie à prévenir les conflits. Son attribution doit accroître la reconnaissance internationale de ces efforts, susciter de nouvelles vocations, et donner des moyens financiers pour la poursuite de ce travail.

La Fondation Chirac réunit un jury international et un comité d’experts pour sélectionner les lauréats du Prix. Le jury, composé de personnalités ayant œuvré pour la paix, choisit des lauréats pour l’exemplarité et l’urgence de leur action : le prix spécial du jury est remis à une ou des personnalités reconnues publiquement, le prix de la fondation Chirac est remis à une ou des personnalités de la société civile.

Le travail du jury est préparé par un comité d’experts qui identifie les points à risque de la planète où des efforts de prévention ont obtenu des résultats tangibles pour éviter une confrontation internationale ou reconstruire la paix civile.

Pour la première édition, le prix a été attribué, le vendredi , à Muhammad Ashafa et James WuyeVoir sur tempsreel.nouvelobs.com..

Le prix spécial du jury 2009 est remis à Park Jae-Kyu, ancien ministre coréen de l’Unification.

Le prix de la fondation Chirac 2010 est attribué à Mario Giro, responsable des relations internationales de la communauté Sant'Egidio et le prix spécial du jury est remis à Lakhdar Brahimi, pour son action au Liban, en Irak et en Afghanistan.

Outre le prix pour la prévention des conflits, la Fondation soutient des projets de terrain et de recherche exemplaires, permettant de lier les problématiques de développement et de sécurité, de consolider le dialogue interculturel, et d’amorcer des cercles vertueux d’apaisement des tensionsLe projet Média pour le développement au Liban..

En 2013, le prix est décerné au docteur Denis Mukwege. Le prix spécial revient à l'organisation Femmes Africa Solidarité.

Accès à l'eau et à l'assainissement Parce qu’il ne peut y avoir de développement sans maîtrise de l’eau, assurer ce droit fondamental même là où il semble hors d’atteinte, est essentiel. C’est pour cette raison que la Fondation Chirac veut : Favoriser l'application du droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en par les Nations unies sur le terrain, Faire ratifier la Convention des Nations unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, Étudier la création de mécanismes de financement innovants, comme une taxe applicable au transport maritime des marchandises pour l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Pour cela, elle a organisé le une conférence internationale « L’eau pour la Paix- la Paix pour l’Eau » avec l’UNESCO et l’Agence française de développement.

La fondation Chirac soutient le Plan de renforcement de l'accès à l'eau au MaliVoir sur fondationchirac.eu. et a cofinancé le programme de Potabilisation de l’eau des lacs collinaires dans le Haut Plateau central haïtienVoir sur fondationchirac.eu..

La fondation Chirac est membre du Conseil mondial de l’eau et membre du Forum mondial de l'eau.

Accès à des médicaments et une santé de qualité Le programme Accès à des médicaments et une santé de qualitéVoir sur fondationchirac.eu. comporte deux volets majeurs: La lutte contre les faux médicaments Le soutien au Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicaments de Cotonou

La lutte contre les faux médicaments Contre le trafic de faux médicaments, le Président Jacques Chirac et plusieurs chefs d’États ont initié en à Cotonou un Appel internationalVoir sur fondationchirac.eu.. Ce message politique a été perçu comme un encouragement aux professionnels de la santé et aux différentes administrations à coopérer pour appliquer ou créer les conditions législatives et normatives permettant de lutter contre les faux médicaments

La fondation Chirac poursuit la mobilisation des acteurs pour élaborer, à un niveau international, une réponse juridique globale à un problème global, et, à un niveau national, pour faire collaborer la société civile et les services de l’État pour cette cause de santé publique.

Depuis l’Appel de Cotonou le , de nombreuses initiatives ont alimenté et renforcé la mobilisation internationale contre les faux médicaments.

Le soutien au Laboratoire National de Contrôle de la Qualité des Médicaments de Cotonou La fondation Chirac a financé en étroite collaboration avec la fondation Pierre FabreVoir sur fondationpierrefabre.org. et le gouvernement du Bénin l'extension du Laboratoire national de contrôle de la qualité des médicamentsVoir sur fondationchirac.eu. afin qu'il puisse acquérir une dimension régionale et consolider la politique d’accès à des médicaments de qualité en Afrique de l’Ouest, enjeu global de santé publique et de sécurité.

Les nouveaux locaux ont été inaugurés le .

Lutte contre la déforestation et la désertification thumb|Le chef Raoni et Jacques Chirac en mai 2000, au palais de l'Élysée.