Andrésy est une commune française située dans le département des Yvelines dans l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye, en région Île-de-France à de Paris. Géographie Situation Andrésy est une commune riveraine de la Seine, qui se trouve sur la rive droite du fleuve au confluent de l’Oise, dans le nord-est des Yvelines, près de la limite du Val-d'Oise. Elle se situe à environ au nord-ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement et à environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.
Le territoire communal englobe une île de la Seine, l’île Nancy, ainsi qu’une bande de terre sur la rive gauche de la Seine, limitrophe d’Achères.
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Maurecourt au nord, Chanteloup-les-Vignes à l’ouest, Carrières-sous-Poissy au sud et à l’est Achères sur la rive gauche de la Seine et Conflans-Sainte-Honorine sur la rive gauche de l’Oise.
Andrésy est également proche de l’agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise au nord ainsi que de la ville de Poissy au sud.
Hydrographie vignette|redresse|Vue sur le pont de Conflans sur la Seine. Andrésy appartient au bassin versant de la Seine.
Le territoire longe la rive droite de l'Oise sur environ un kilomètre, la rive droite de la Seine sur environ quatre kilomètres et la rive gauche sur environ .
Au droit d'Andrésy la Seine est divisée en deux bras, le bras principal côté rive gauche sur lequel se trouve le barrage d'Andrésy équipé de deux écluses, et le bras d'Oise ou bras d'Andrésy côté rive droite. Ce dernier, long de se prolonge vers le sud sur le territoire de Carrières-sous-Poissy le long de l'île de la Dérivation..
L'île d'Andrésy, longue d'environ trois kilomètres et large de 100 à , est formée par la soudure de plusieurs îles. Dans sa partie nord, VNF a construit en une échelle à poissons sous la forme d'une rivière artificielle de de long et dix de large, pour permettre aux poissons migrateurs de contourner le barrage..
La commune est concernée par les risques d'inondations liés aux crues de la Seine et de l'Oise. Côté ville, les zones inondables se situent surtout dans le secteur nord-est de la commune près du confluent. L'île Nancy et le territoire de la rive gauche sont totalement en zone inondable.
Dans le cadre du « plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Seine et de l'Oise, les zones inondables ont été classées en zone verte, rouge ou bleue selon l'importance de l'exposition aux risques d'inondation. La zone verte, très exposée et peu urbanisée ou restée à l'état naturel voit son urbanisation interdite pour préserver le champ d’expansion de crue de la Seine ; il s'agit de l'île Nancy en quasi-totalité et du secteur de rive gauche en partie. Les zones rouge et bleue concernent des secteurs également exposés mais déjà urbanisés où toute nouvelle urbanisation est interdite, mais où l'entretien et le renouvellement des installations existantes peuvent être autorisés sous certaines conditions, lesquelles sont plus strictes en zone rouge où l'aléa inondation est plus élevé..
Géologie La colline sur laquelle repose Andrésy s'élève jusqu'à . Elle est recouverte de meulières, reposant sur de sable. S'ensuit une couche imperméable d'argiles et de marnes, qui retient une nappe aquifère. À la base, on découvre une épaisse couche de gypse sur un lit de calcaire lutétienUn belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Boissy-l'Aillerie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Andrésy est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Utilisation du territoire
+Occupation des sols en 2008. Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit36,4 %253,50Espace urbain non construit7,5 %51,89Espace rural56,1 %390,92Source : Iaurif
Avec , soit moins que la moyenne yvelinoise de , le territoire communal est relativement restreint. Il est majoritairement rural, à 56,1 %, l'espace urbain construit occupant , soit 36,4 % du territoire total..
L'espace rural se partage sensiblement à parts égales entre bois et forêts sur (18,6 % du territoire communal) et l'agriculture sur , soit 19,5 % du territoire, dont la grande majorité () en grandes cultures, céréales, colza, le reste comprenant des cultures maraîchères.
La partie boisée se trouve d'une part sur les hauteurs du nord-ouest de la commune, qui appartiennent au bois de l'Hautil, massif forestier qui couvre au total sur huit communes, et d'autre part dans l'île Nancy qui est très boisée.
L'espace urbain ouvert, consacré aux parcs et jardins et terrains de sports, est relativement limité avec , soit 7,5 % du territoire.
La surface consacrée à l'habitat couvre (28,2 % de la superficie totale) et comprend essentiellement des habitations individuelles qui s'étendent sur .
L'habitat collectif couvre environ , notamment dans le centre ancien et dans le nord-est de la commune.
Les activités économiques et commerciales occupent (soit 2,1 % du territoire total). Ces implantations sont consacrées pour un cinquième à des bureaux.
Habitat LogementsTableaux LOG T2 et LOG T7, Recensement général de la population 2017. Nombre en 2007 % en 2007 nombre en 2012 % en 2012 nombre en 2017 % en 2017 Total 100 % 100 % 100 % Résidences principales 92,7 % 91,7 % 93,3 % → Dont HLM 517 10,5 % 603 12,3 % 733 13,5 % Résidences secondaires et logements occasionnels 91 1,7 % 89 1,7 % 37 0,6 % Logements vacantsLes logements vacants comprennent notamment les logements neufs qui ne sont pas encore habités, ceux que leurs propriétaires laissent libres ou dans lesquels ils font réaliser des travaux, ou ceux qui sont libres entre deux ventes ou deux locations 297 5,6 % 354 6,6 % 353 6,1 % Dont : → maisons 48,4 % 49,3 % 46,1 % → appartements 50,8 % 49,8 % 52,8 %
Entre 1949 et 1967, Andrésy connait une forte expansion de la construction d'habitat pavillonnaire. Après 1970, face à l'augmentation massive de la population, la commune se partage entre habitat individuel (44 %) et collectif, contrairement aux communes limitrophes, telles que Maurecourt ou Chanteloup-les-Vignes, où l'habitat collectif est prônéUn belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris, 2008, 39..
Transports et déplacements La navigation sur la Seine devient un enjeu majeur à partir de 1837. À cette date, une première loi sur le perfectionnement de la Seine est votée, puis en 1946, la canalisation de cette dernière est votée. Le cours de la Seine offre un mouillage de et une navigation plus facile. Le trafic devient alors important.
En transports en commun, la commune est desservie par :
2 gares de la Ligne J du Transilien (Andrésy et Maurecourt) ; les lignes 6517, 6540, 6541, 6559, 6572, 6574 et 6591 du Réseau de bus Poissy les Mureaux ; la ligne Extrême Soirée (5441) du Réseau de bus du Mantois ; la ligne N155 du réseau de bus Noctilien.
Sur le plan routier, la route départementale 55, établie à la limite ouest de la commune, constitue une voie de contournement de la ville entre le nord et le sud. Le pont Boussiron de la route départementale 48 relie la ville à Conflans-Sainte-Honorine.
Toponymie L'étymologie de ce lieu a fait l'objet de débats...
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ondresiacum vers 795 ; Onresiacus villa en 851Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, 1996, , n° 12849 (lire en ligne sur Google Livres) ., UndresiacumHippolyte Cocheris, Dictionnaire des anciens noms des communes du département de Seine-et-Oise, 1874. ; Andriziacum au ; Andresiacum en 1190 ; Andresi au .
Pour certains auteurs, dont Albert Dauzat et Ernest Nègre, il s'agit d'une formation toponymique en -(i)acum, dont le premier élément représente un anthroponyme. Peut-être le nom d'une personne germanique, Unricus . (autrement Underich), tombé plus tard dans l'attraction du prénom André / Andreas, ou bien l'anthroponyme Honoratus. L'évolution phonétique du suffixe -(i)acum aboutit régulièrement à la terminaison -y dans le nord de la France.
D'autres auteurs, qui ne s'appuient pas sur les formes anciennes, font dériver Andrésy d’*Anderitum (non attesté), du gaulois ande, « grand », et ritu, « gué, passage », c'est-à-dire « le grand gué ».., p. 112.. Andrésy se trouve alors associé au siège des Anderetiani, la flotte fluviale romaine dans le Parisis mentionné au dans le Notitia dignitatum : . Le site servait de lieu de passage ou de port antique au bord de la Seine et de l'Oise.
Remarque : le gaulois ritu- « gué », lorsqu'il est utilisé comme deuxième élément d'un toponyme a abouti régulièrement à la terminaison -ort / -d / -s cf. Ambort (Cantal) ; Bernot (Aisne, Brennort 1157) ; Chambors (Oise) ; Chambord (Loir-et-Cher) ; Jort (Calvados); Gisors (Eure) ; Niort (Deux-Sèvres) ; etc. Un emploi plus tardif de cet élément a abouti à -roi / -roy / -ray cf. le Gué-de-Longroi (Eure-et-Loir) ; Longroy (Seine-Maritime) ; Gerberoy (Oise) ; etc. Anderitum est par ailleurs l'ancien nom de Javols et celui du fort romain d'Anderitum en Grande-Bretagne.
Histoire