Introduction Le 2ᵉ régiment de chasseurs à cheval trouve son origine le , date à laquelle il est créé sous le nom de dragons de Firmacon. À la mort du marquis de Firmacon en 1687, le régiment adopte successivement les noms de ses mestres de camp : Barbezières, puis Estrades, Belle-Isle, Armenonville-dragons, Argence-dragons et enfin Surgères-dragons.

En 1784, il devient Montmorency-dragons. L’ordonnance du transforme l’unité en régiment de chasseurs, sous l’appellation de régiment de chasseurs des Évêchés. Le , dans le cadre de la réorganisation de l’armée royale devenue nationale, il reçoit définitivement le nom de 2ᵉ régiment de chasseurs à cheval.

Durant les guerres de la Révolution, le régiment s’illustre à plusieurs reprises, notamment à Pfrim (1795), Reuchen (1796) et Rastadt (1796). Il prend également part aux campagnes d’Italie et de Naples, ainsi qu’à celle de Novi en 1799.

Engagé en 1800 dans l’armée de Réserve, il participe à la campagne d’Italie, puis aux grandes campagnes impériales de 1805, 1806 et 1807, combattant à Auerstaedt et à Eylau. En 1809, il se distingue encore à Abensberg, Landshut, Eckmühl, Raab et Wagram, aux côtés de la cavalerie légère.

La campagne de Russie de 1812 marque l’un des épisodes les plus marquants de son histoire : le régiment combat à Ochmiana, Smolensk et à la Moskowa. Après les lourdes pertes de la retraite, il est partiellement reconstitué et engagé à Bautzen et Leipzig en 1813.

En 1814, réduit à 95 chevaux, il est intégré au 1er régiment provisoire de cavalerie légère et participe à la campagne de France, notamment à Champaubert. Sous la Restauration, il prend le nom de Chasseurs de la Reine, avant de redevenir le 2ᵉ régiment de chasseurs à cheval durant les Cent-Jours.

Au cours des siècles suivants, le régiment connaît plusieurs réorganisations. Recréé en 1964, il est intégré en 1998 au 1er-2ᵉ régiment de chasseurs à Verdun, en tant que groupe d’escadrons de chars Leclerc, avant d’être dissous en 2009.

De l’Ancien Régime aux opérations contemporaines en Afrique, au Moyen-Orient, au Kosovo et en Afghanistan, le régiment a constamment servi sur de nombreux théâtres d’opérations, fidèle à sa devise « In utroque tremendus » ( il est à craindre en tout lieu), symbole d’une redoutable efficacité, à pied comme à cheval.

Création et différentes dénominations Le Régiment de Chasseurs, créé en 1673, s’est illustré lors des batailles de l’Empire et a combattu au cours de la Première Guerre mondiale.

C'est l'un des quatorze vieux corps de Louis XIV. En 1706, après la bataille de Calcinato, il a été autorisé à prendre le sabre (fourreau en cuivre, poignée en fer) dit « à la Montmorency » qu'il a conquis sur les Hongrois et a conservé ce sabre jusqu'en 1815.

Les maréchaux de Belle Isle, Baraguay d'Hilliers et Regnault de Saint-Jean d'Angély ont servi dans ses rangs.

1673: Fimarcon-Dragons 1678: Barbezières-Dragons 1692: D'Estrades-Dragons 1705: Belle-Isle-Dragons 1709: Bonnelles-Dragons 1727: D'Armenonville-Dragons 1738: D'Argence-Dragons 1742: Surgères-Dragons 1745: D'Aubigné-Dragons

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1761: Choiseul-Dragons 1763: Custine-Dragons 1780: Lescure-Dragons 1784: Montmorency-Dragons 1788: Chasseurs des Evêchés 1791: de chasseurs à cheval 1814: Chasseurs de la Reine 1815: Dissous 1815: Chasseurs des Alpes 1825: de chasseurs à cheval 1831: Dissous 1831: de chasseurs à cheval 1927: Dissous 1945: de chasseurs à cheval 1946: Dissous 1964: de chasseurs 1997: d'escadrons du - de chasseurs 2009: Dissous

Chefs de corps Chefs de corps Regiment de Chasseurs droite|vignette|370x370px|Le colonel Boutet de Mazug.

1791 : colonel Meillonas (Antoine-Bernard-Constance) 1792 : colonel Guy Coustard de Saint-Lo (**) 1792 : colonel Broglie (Auguste-Louis-Joseph Broglie) 1792 : colonel Pierre Garnier de Laboissière (**) 1794 : chef-de-Brigade Croutelle (Jean-Baptiste) 1801 : chef-de-Brigade Jean Le Marois (**) 1803 : colonel Ignace François Bousson 1807 : colonel Jean Nicolas Éloi Mathis (*) 1812 : colonel François Garnier de Laboissière (*) 1815 : colonel Antoine Brincard (*) 1815 : colonel Robert Dubreuil (Benjamin-Louis) 1896-1900 : colonel Révérard (Émile Charles Louis) (*)

1901-1907 : colonel Philipon de la Madeleine

au : colonel Léon Roussel au : lieutenant-colonel (puis colonel par DM du ) Jean Baptiste Michelon au : lieutenant-colonel Jacques Antoine Chassoux : colonel Ferdinand Prosper Vieillard 1919 Durosoy Maurice Adhémar. - colonel, nommé chef de corps le 1922 - 1926 colonel Gabriel Corrard des Essarts

1964 : Chevalier 1966 : Deutz Darragon 1966 : Leroux 1970 : Poisson 1972 : Chevalier 1974 : Girard 1976 : Decès 1978 : de La Ruelle (*) 1980 : Voruz (*) 1982 : Chauveau de Quercize 1984 : Boucher (**) 1986 : Auvy 1988 : Francart (**) 1991 : Paris de Bollardière (**) 1993 : Absolut de La Gastine (+) 1995 : Le Jariel des Chatelets (***)

Officiers Commandant le groupe d'escadrons Chasseurs

1998 : Heck 1999 : Berg 2001 : Dumont Saint Priest (**) 2003 : Billard 2005 : Chevreul 2007 : Lajouanie (*)

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du de chasseurs à cheval Guerres de la Révolution et de l'Empire

1792-94 : Armée du Rhin 1792 : Spire , Mayence, et Limbourg 1793 : Bouxwiller, Reichshoffen Mémoire de guerre à Reichshoffen, Wissembourg, siège de Landau, Combat de Iakrim (). 1794 : Kaiserlautern, Gemersheim, Mayence, prise de la redoute de Zahlbach 1795-97 : Armée de Rhin-et-Moselle 1796 : Passage du Rhin, prise de Kehl, Rastatt., Ettlingen, Neresheim. et Biberach.,

Combat de Schrobenhausen ()

1800 : Bataille du pont du Loc'h 1800 : Armée de Réserve 1800 : Passage du col du Saint-Bernard, de la Sesia, Marengo 1805-07 : Grande Armée - 1805 : Dachau, Mariazell Austerlitz 1806 : Auerstaedt Pultusk 1807 : 8 février : Eylau Mysziniec Heilsberg 1809: Campagne d'Allemagne et d'Autriche 1809 : Abensberg, Landshut, Eckmühl, Neumarkt., Ebersberg, Raab, Wagram, Znaïm 1812 : Campagne de Russie Bataille de Smolensk Bataille de la Moskova Bataille de Mojaïsk Bataille de Wiasma

droite|270x270px|Uniforme du de chasseurs à cheval de la Grande Armée.

1813 : Campagne d'Allemagne Bautzen,Wachau, Leipzig,Hanau 1814 : Campagne de France Bataille de Champaubert 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps Bataille de Paris

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période : Colonel Bousson: blessé le

Officiers blessés ou tués en servant au RCC entre 1808 et 1814 :

Officiers tués : 1 Officiers morts de leurs blessures : 9 officiers blessés : 62.

Il devient pendant la Première Restauration le régiment de chasseurs de la Reine. Pendant les Cent-Jours, il rejoint l'armée du Rhin et combat lors de la bataille de La Souffel.

De 1815 à 1848 Il est recréé à Vienne le sous le nom de régiment de chasseurs des Alpes (). Il redevient 2e régiment de chasseurs à cheval en 1825.

En 1831, il est transformé en de lanciers mais est recréé par renommage du de chasseurs à cheval.

En 1847, il participe à la reddition d'Abdelkader lors de la conquête de l'Algérie.

Deuxième République

Second Empire En 1859, il est à l'armée d'Italie lors de la campagne d'Italie. Il participe au combat de Novare puis aux batailles de Magenta et de Solférino.

Le régiment s'installe en 1863 en garnison à Rouen puis en 1865 rejoint Paris.

En 1870, il est en garnison à Auch, qu'il quitte fin juillet avec cinq escadrons pour rejoindre l'armée du Rhin à Metz. Il participe aux batailles de Borny et de Rezonville. Lors de la bataille de Saint-Privat, le , assurant l'escorte du maréchal Bazaine, contre-charge plusieurs escadrons du d'uhlans et du de hussards. Ce même escadron participe plus tard à la charge du général Forton contre le de cuirassiers.

De 1870 à 1871, il participe au siège de Paris. Le régiment combat à l'armée de la Loire.

Le dépôt d'Auch fournit entre et , quatre escadrons qui rejoignent des régiments de marche de cavalerie.

De 1871 à 1914 vignette|Revue du à cheval à Pontivy, avant 1914. Le , le régiment rejoint Pontivy où il reste jusqu'en 1927.

Première Guerre mondiale

Affectations Journal de marche du régiment durant la Première Guerre mondiale

1914

1915

1916

1917

1918

Entre-deux-guerres Le régiment est dissous le .

Après 1945 vignette|Cavaliers portés sur AMX-10 P à Verdun le 14 juillet 1979. Le régiment est à cette date rattaché à la division blindée. Le régiment est recréé en 1964. Du au , il est en garnison à Orange puis à partir du à Thierville-sur-Meuse. Il fait partie de la 4 division blindée de 1967 à 1985. vignette|300x300px|Les principaux matériels du dans les années 2000 : Leclerc, VBL et VAB. Réduit le à un groupe d'escadrons du RC 80 (régiment de 80 chars) /, il reste à Thierville-sur-Meuse, où il est dissous en 2009.

Traditions et uniformes Étendard droite|300x300px|Étendard du de chasseurs à cheval. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Eylau 1807 Wagram 1809 La Moskova 1812 Solférino 1859 La Marne 1914 Mézières 1918

Sa cravate est décorée : Médaille d'Or de la ville de Milan

Insigne Cet insigne a été adopté (entre 1970 et 1972) après la recréation du régiment à Orange en 1964 (avec alors un premier insigne représentant un lion passant de sable sur un écu parti de gueules et de sinople en rappel des chasseurs des Flandres) et sa réinstallation à Verdun en 1967.

"Ecu ancien de gueules chargé de deux sabres hongrois en sautoir brochant une crosse d'évêque d'argent. En pointe surbrochant le tout croissant du même. Sur un chef de sinople à deux hermines de sable et chiffre 2 d'argent soutenu d'une banderole du même la devise : IN UTROQUE TREMENDUS. Insigne homologué sous le numéro G 2263.

Les deux sabres en sautoir sont des sabres dits à la Montmorency, le colonel de Montmorency-Laval étant Mestre de camp quand le régiment est devenu Régiment de Chasseurs à Cheval en 1788 et quand l'Empereur a confirmé le privilège exclusif au Chasseurs de porter ce sabre conquis par le régiment lors de la bataille de Calcinato en Italie pendant la guerre de succession d'Espagne.

La crosse épiscopale (malencontreusement tournée à l'envers : il s'agit en fait ici d'une crosse d'abbé) rappelle le titre "Chasseurs des Evêchés (Verdun, Toul et Metz)" porté de 1788 à 1791.

Les hermines en chef rappellent le dernier stationnement du Régiment de Chasseurs à Pontivy avant sa dissolution en 1927.

Le croissant dans le bas de l'insigne est une discrète évocation du Chasseurs d'Afrique qui a constitué l'essentiel de l'encadrement du régiment lors de sa recréation à Orange avec le Cuirassiers en 1964.

Devise In utroque tremendus (Il est craint en tout lieu)

Devise des dragons de Custine, adoptée lors de la création de l'insigne actuel en 1970-72 (colonel Poisson).

Uniformes sous la Révolution et le Premier Empire

Personnalités ayant servi au RCC droite|138x138px

Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle (1771-1837), entré au service, au RCC, en 1789. Eugène d'Astorg (1787-1852), sous-lieutenant en 1804 Les maréchaux Baraguay d'Hilliers et Regnault de Saint-Jean d'Angely Le général de Labareyre (chef d'escadron de 1840 à 1846) Léopold Niel (1846-1918), général de brigade (1897), capitaine au RCC en 1880 Antoine Berlon(1890-1981), sous-lieutenant avant la Première Guerre mondiale. Marc Martin-Siegfried (1911-1990), Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie

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