L'amour est à réinventer (typographié L'@mour est à réinventer sur l'affiche), sous-titré Dix histoires d'amours au temps du sida, est un film français sorti en 1997. Il est constitué de dix courts métrages ayant pour thème l'homosexualité ou la bisexualité au temps du sida.

Le titre est emprunté à une citation d'Arthur Rimbaud issue d'Une saison en enfer : .

Fiches techniques et distribution Dans la décapotable Réalisation : Merzak Allouache Scénario : Jean-Philippe Clarac et Olivier-Daniel Deloeuil Photographie : Stéphane Krausz Son : Frédéric Pfohl Montage : Luce Grunenwaldt Distribution : Guillaume Depardieu, Julien Lambroschini, Jean-Christophe Bouvet (le type énervé devant le distributeur de préservatifs), Laurence Clément (la passante blonde) et Amanda Lear (la voisine saluant le couple gay).

La Mouette Réalisation : Nils Tavernier Scénario : Clarisse Battas ; Nils Tavernier (adaptation) Photographie : Myriam Vinocour Son : Jean-Claude Taki Montage : Luce Grunenwaldt Distribution : Marion Cotillard, Natacha Régnier et Nils Tavernier

Une nuit ordinaire Réalisation : Jean-Claude Guiguet Scénario : Franck Demules et Jean-Claude Guiguet (adaptation) Photographie : Philippe Bottiglione Son : Jean-François Chevalier Montage : Khadicha Bariha Chanson : J'ai rendez-vous avec vous de Georges Brassens interprétée par Patachou Distribution : Philippe Garziano (le compagnon du jeune malade) Thomas Badek (le copain au bar), Emmanuel Bolève (le jeune malade), Cécile Mazan (l'automobiliste aguicheuse), Véronique Varlet (son amie), Mireille Chandelier (l'infirmière asiatique) et Aude Butazzoni (l'autre infirmière). Film tourné à Paris en deux nuits, certains plans réalisés lors des premières prises de vues ayant été retournés le lendemain avec des artistes différents (Cécile Mazan remplaçant Ysé Tran dans le rôle de l'automobiliste) ou purement coupés au montage (dont une apparition éclair de Fabienne Babe, venue sur le plateau en amie, dans une séquence d'intérieurs réalisée au café La Bonne Bière).

Tout n'est pas en noir Réalisation : Philippe Faucon Scénario : Philippe Faucon sur un texte original de Sergueï Matytsine Photographie : Pierre Millon Son : Olivier Mauvezin Montage : Ariane Doublet Distribution : Moussy, Serge Germany, Doris Yoba et Mercédès Métal

Et alors Réalisation : François Dupeyron Scénario : Catherine Locandro Photographie : Guillaume Schiffman Son : Pierre Lorrain Montage : Françoise Collin Distribution : Camille Japy et Gwenaëlle Simon

Dedans Réalisation : Marion Vernoux Scénario : Stéphane Galas Photographie : Jean-Marc Fabre Son : Mathieu Imbert Montage : Jennifer Augé Distribution : Éric Caravaca

Tapin du soir Réalisation : Anne Fontaine Scénario : Olivier Rouvière Photographie : Caroline Champetier Son : Frédéric Pfohl Montage : Pascale Chavence Distribution : Franck Demules et François Chatriot

Un moment... Réalisation : Pierre Salvadori Scénario : Pierre Salvadori d'après Ludovic de Didier Seynave Photographie : Gilles Henry Son : Olivier Mauvezin Montage : Hélène Viard Distribution : Stéphane Höhn et Adrien de Van

Enceinte ou Lesbienne Réalisation : Françoise Decaux-Thomelet Scénario : Pierre Guiho et Françoise Decaux-Thomelet (adaptation) Photographie : Norbert Marfaing-Sintes Son : Olivier Mauvezin Montage : Gérard Touratier Distribution : Bérénice Bejo (la fille), Marina Tomé (la mère) et Gérard Touratier (le père).

Les Larmes du sida Réalisation et adaptation : Paul Vecchiali, d'après un scénario « anonyme », dont l'auteur a expressément demandé aux organisateurs du concours, dans la note d'intention accompagnant l'envoi de son texte, que son identité ne soit pas publiquement divulguée en cas de sélection par le jury. Photographie : Philippe Bottiglione Son : Jean-François Chevalier Montage : Florence Leconte Distribution : Jean-Michel Monroc et Sophie Bérenguier

Autour du film Lancé par l'association LGP Films et produit par Little Bear, L'@mour est à réinventer est issu d'un concours de scénarios ayant donné lieu à exactement mille un projets envoyés par autant d'auteurs, professionnels ou non. Vingt-sept scénarios ont été retenus par un jury présidé par Patrice Chéreau et proposés aux dix réalisateurs. Ces derniers ont également assuré l'adaptation des synopsis choisis par eux. Paul Vecchiali (présent depuis le commencement) excepté, les neuf autres réalisateurs ont remplacé les premiers cinéastes engagés sur le projet, qui se sont retirés à l'unisson à la suite du départ fracassant de Patrice Chéreau au printemps 1996. Au sein de la nouvelle équipe de cinéastes constituée en juin/juillet de la même année, Marion Vernoux accepta de remplacer au pied levé l'actrice et réalisatrice Christine Pascal, tragiquement disparue quelques semaines avant le début des tournages. Les films ont été réalisés, entre la fin du mois d'août et la mi-, à Paris intra muros pour d'entre eux, au bois de Boulogne pour Tapin du soir, en région parisienne pour Dans la décapotable et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur pour La Mouette et Les Larmes du sida. La première présentation publique a eu lieu au Trianon de Paris en . À la suite du fait que les chaînes de télévision partenaires aient, à l'exception d'Arte, pris de façon arbitraire la décision de ne diffuser que cinq courts métrages sur les dix réalisés, le plus souvent entre deux et cinq heures du matin, la LGP Films et le producteur Little Bear confièrent d'un commun accord le film à un distributeur qui en assura la diffusion en salles, à dater du à Paris (MK2 Beaubourg), puis en province.

Affaire de Vitrolles

À la suite de la programmation du film dans le cadre d'une rencontre avec le réalisateur Philippe Faucon, Régine Juin, directrice du cinéma d'art et essai Les Lumières à Vitrolles, est convoquée par Brigitte Marandat, conseillère municipale FN déléguée à la Culture. Cette dernière exige sans succès la déprogrammation de la soirée, qui est diffusé le comme prévu.

Quelques semaines plus tard le , la directrice est licenciée par le premier adjoint Hubert Fayard pour , et de nombreuses personnalités dont Bertrand Tavernier et Marion Vernoux interpellent les personnalités politiques pour protester. Catherine Trautmann, alors ministre de la Culture et de la Communication, déclare que la décision de licenciement est , et .

Régine Juin porte plainte aux prud'hommes, mais le procès est annulé plusieurs fois, avant d'être finalement gagné par la directrice. Le cinéma a vu sa fréquentation descendre de 50% puis a dû fermer à la suite du départ de sa directrice.

Notes et références

Liens externes

L'amour est à réinventer sur Arte

(sommaire et mini-résumé)

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