Juliette Petrie (née Marie Juliette Joséphine Yvonne Vermeersch à Saint-Hyacinthe, - Note. Elle a été baptisée le 19 février 1900 et est née la veille. Parents : Jules Vermeersch et Angelina Guertin. Il faut être abonné au site de généalogie Ancestry pour pouvoir visionner le document. - morte à Montréal, ) est une artiste de burlesque, comédienne et humoriste ayant travaillé sur scène, à la télévision et au cinéma.

Biographie

Juliette était la fille de Jules Vermeersch, cultivateur originaire de Grad, en Belgique, et d'Angélina Guertin. Juliette a connu une enfance heureuse auprès de son père Jules Vermeersch.

La carrière de Juliette Petrie dans le monde du spectacle québécois démarra en 1920 grâce à la rencontre avec son mari, le célèbre Arthur Petrie (mariage le à Montréal) - Note. Parents de Mastaï Pitre : Emile Pitre et Vitaline Emard. Parents de Juliette Vermeersch : Jules Vermeersch et Angeline Guertin. Il faut être abonné au site de généalogie Ancestry pour pouvoir visionner le document., meneur de revues burlesques très populaires à son époque au Québec. Elle débuta sur scène en 1921 à Trois-Rivières, remplaçant à pied levé un comédien absent. Sa voix et son talent inné de la repartie allaient lui assurer une longue carrière dans le monde du vaudeville et du burlesque et, par la suite, à la télévision et au cinéma.

À partir de 1922, Juliette Petrie a codirigé, avec son époux Arthur Petrie, la troupe de burlesque Les Poupées françaises, qui connut un très grand succès. La troupe se composait de huit danseuses, plus Juliette Petrie, Arthur Petrie, Juliette Béliveau, Eugène Martel et Wilbrod. Cette troupe se produisit pendant de nombreuses années.

En 1936, elle commence une longue collaboration avec La Poune Rose Ouellette qui est l'unique directrice Théâtre National à Montréal jusqu'en 1953Juliette Petrie, Quand on revoit tout cela! Le burlesque au Québec. À chaque semaine, 42 semaines par année, la troupe présente un nouveau spectacle. Il faut voir à tout : nouveaux textes, décors, costumes, répétitions des chansons, etc. Et chaque nouveau spectacle se prépare alors que la troupe en joue un autre. En plus des vues animées présentées avant le spectacles, le public assistait alors à une série de plusieurs courts sketchs (appelé de bits), un drame ou mélodrame en un acte, des chansons, des danses et d'une grande comédie. Cette dernière repose d'ailleurs sur le talent d'improvisation des comédiennes et comédiens, puisque seules la situation initiale et la conclusion, c'est-à-dire le punch, sont écrites. Le déroulement de cette pièce d'environ 30 minutes est donc improvisé, aux aléas de la réparties des comédiennes et comédiens sur scènes et des réactions du public. Avec Rose Ouellette, Juliette Pétrie a partagé la scène du Théâtre National avec : Olivier Guimond père, Manda Parent, Olivier Guimond fils, Teddy Burns-Goulet, Paul Desmarteaux

Durant les années 1950, à l'apogée des clubs montréalais, Juliette Petrie se produit au Mocambo, à la Casa Loma, au Café de l'Est et au Radio Cité, le théâtre-cabaret de Jean Grimaldi.

Elle amorce le virage de la télévision grâce à Roger Lemelin qui l'engage, en 1959, dans la série En haut de la pente douce.

La comédienne donne vie au personnage de « la mère » lors de la présentation de la comédie musicale Monica la mitraille de Michel Conte en 1968 à la Place des Arts de Montréal.

Dans les années 1970, elle obtient un rôle dans Le soleil se lève en retard, de Michel Tremblay et André Brassard.

Juliette Petrie meurt à Montréal le à l'âge de 95 ans.

Cinéma et télévision

1959 - 1961 : En haut de la pente douce (série télévisée) : Amélie Chevalier 1962 - 1963 : Le Petit Monde du Père Gédéon (série télévisée) : Amélie Plouffe 1969 : Quelle famille! (série télévisée) : Mignonne 1972 : Le P'tit vient vite 1976 : Rose et Henri (téléthéâtre) 1976 - 1977 : Chère Isabelle (série télévisée) : mère d'Isabelle 1976 - 1979 : Grand-Papa (série télévisée) : Céline 1977 : Le soleil se lève en retard : Tante Germaine 1979 - 1980 : Frédéric (série télévisée) : La propriétaire 1979 - 1982 : Chez Denise (série télévisée) : , mère de Christian Lalancette 1988 : Le Grand Jour

Honneurs En prenant la codirection avec son mari de la troupe de burlesque Les Poupées françaises, en 1922, Juliette Petrie devient la première femme au Québec à diriger une troupe de théâtre. Rose Ouellette la suivra en ce sens en devenant directrice du Théâtre Cartier (à Saint-Henri, Montréal) en 1928.

Notes et références

Sources

Juliette Petrie, Quand on revoit tout cela! Le burlesque au Québec. 1914-1960, Montréal, 1977. Philippe Laframboise, "La Poune", Montréal, Éditions Héritage, 1978. Chantal Hébert, Le burlesque au Québec. Un divertissement populaire, Montréal, Éditions Hurtubise HMH, 1981 . Chantal Hébert, Le burlesque québécois et américain, Les Presses de l'Université Laval, 1989 .

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