Fourbechies (en wallon Fourbèchi) est une section de la commune belge de Froidchapelle située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière, par détachement de Froidchapelle, du à la fusion des communes du , date à laquelle elle rejoignit à nouveau Froidchapelle.

Toponymie

Géographie

Évolution démographique

Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

L'histoire du village se confond avec celle de Froidchapelle, village hennuyer, qui a toujours dépendu traditionnellement de Beaumont. Fourbechies en a d'ailleurs été très longtemps un hameau, sauf de 1868 à 1965.

Le besogné de 1608, ou inventaire commandé par le prince de Croÿ, mentionne que le hameau compte . gauche|vignette|Église Notre-Dame de Fourbechies. Il existe une confrérie fort vieille et ancienne de Notre-Dame, forte de soixante confrères et consœurs.

Le même besogné signale l’existence d’un ermitage : .

Dans la seconde moitié du , Fourbechies a voulu conquérir son indépendance et partager avec Froidchapelle les grands bois que ce village possédait, s'inscrivant ainsi dans un état d'esprit assez courant d'autonomie communale, y compris pour de petits hameaux peu peuplés. A cette occasion, un intellectuel du cru compose le chant de l’indépendance communale. Cet hymne national local compte treize couplets allant ( couplet) à ( couplet) ; à l’époque, une société chorale existait dans le village, nul doute que cet hymne a été chanté à gorge déployée à la moindre occasion. Une remarque : le nom de Froidchapelle — dont faisait partie depuis toujours le hameau — n’est pas cité une seule fois, ce qui n’est pas le cas de celui des communes avoisinantes.

Le couplet de ce chant qui exalte le terroir :

A d'autres, la haute industrie ! A d'autres, le fer, le charbon ! La richesse de Fourbechies Gît à la prairie, au sillon. Des champs, le labeur, la tâche utile Sera toujours le meilleur des états. Oui, rendre la terre fertile Vaut bien mieux que d'être soldats !

Profession de ruralité, peut-être illusoire, qui se méfie du modernisme. L'exemple de Fourbechies semble dire qu'une commune ne joue pleinement son rôle que lorsqu'elle se confond avec une communauté.

Le statut communal de Fourbechies ne fut pourtant qu'une parenthèse, puisque le , le village a réintégré Froidchapelle, sa commune-mère, dont il avait auparavant toujours partagé l'histoire, sous le même blason, les mêmes échevins et les mêmes princes.

Classée, l'église dont les parties anciennes remontent au , offre un exemple de pignon roman surmonté d'un mur-clocher qui abritait à l'origine plusieurs cloches, et un chœur avec chevet plat du .

Dans l'ancien cimetière est conservée la dalle mortuaire de Théodore Pinpin, premier bourgmestre de la localité décédé en 1891.

En 2001, on a placé une stèle à l’entrée de l’église en l’honneur d’Éloi Bronchain (1871-1957), maréchal ferrant, industriel, échevin en 1900 et bourgmestre de 1904 à 1957.

Fourbechies — Fulbertiacum ou propriété de Fulbert — a toujours été exclusivement agricole. En 1896, le recenseur n'y dénombrait aucune industrie et seulement une vingtaine de petits artisans, dont quatre polisseurs de marbre à domicile et quelques sabotiers. À cette époque, les terres de culture couvraient encore 40 % de la superficie exploitée, et la plus grande partie de ces terres étaient occupées par les céréales.

Cette culture a été abandonnée progressivement, peu avant 1914, pour faire place à des herbages et à l'élevage laitier.

Armoiries

Liste des bourgmestres de 1868 à 1965

Théodore Pinpin, de 1868 à 1891. Eloi Bronchain, 1904 à 1957.

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural L'église de la Sainte-Vierge, édifiée en style gothique hennuyer bâtie au début du , le clocher date à l'origine au ou à la fin du et remanié en style gothique à la fin du . L'ermitage Saint-Pierre, petit ensemble groupant une habitation et une chapelle dédiée à Dieu et à saint Pierre attesté dans le besogné de Froidchapelle en 1608. L'ensemble a été réédifiée entre 1704 et 1720, il devint vers 1740, le noviciat d'une congrégation érémitique. Après 1788, il fut confié en location puis, en 1829, racheté et restauré par Victorien Ranscelot de Beaumont. Les biens ont été vendus en 1913 et aménagés en ferme. Il se situe rue de l'Ermitage.

Culture

Enseignement

Économie

Vie associative

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Froidchapelle

Bibliographie

Théodore Bernier, Le besoigné de Fourbechies, DRSPA Charleroi, tome 14, 1886. Guy Heynen et André Lépine, Alexandre-Satnaislas Leclercq, dit La Redoute, Cahier , 35 pages, 1971 — avec un survol historique de Froidchapelle, Montbliart et Rance à l'époque. André Lépine, Fourbechies. Notes d'histoire. L'ermitage, Cahier du Musée de Cerfontaine , 51 pages, 2001 — avec le chant de l’indépendance, des notes sur l’ermitage dues à G. Boulmont, les conseils communaux de 1868 à 1964 et l’état civil de 1868 à 1900. André Lépine, Les paroisses de Froidchapelle et Fourbechies, Cahier a, 50 pages, 1995.

Catégorie:Froidchapelle Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Thuin