vignette|droite|Aimé Césaire, Jacques Alexis et Richard Wright, en marge du congrès. Le premier Congrès des écrivains et artistes noirs s'est tenu à Paris en à l'initiative d'Alioune Diop et de la revue Présence africaine qu'il avait créée en .

Événement Le premier Congrès se déroule du au dans un lieu chargé d'histoire, l'amphithéâtre Descartes à la Sorbonne qui avait accueilli la Déclaration universelle des droits de l'homme en .

L'affiche est signée Pablo Picasso.

Participants Y participent Aimé Césaire, Frantz Fanon, Richard Wright, Amadou Hampâté Bâ, James Baldwin, Boubou Hama, Joséphine Baker, Jean-Paul Sartre, Pablo Picasso, Claude Lévi-Strauss et d'autres personnalités, ainsi que de nombreux étudiants noirs parisiens.

L'absence de W. E. B. Du Bois, interdit de passeport par le gouvernement américain, est remarquée. Sa lettre au congrès est lue à l'ouverture de celui-ci : .

Certains participants sont jugés par les gouvernements occidentaux « trop à gauche ». Pourtant si une forme de marxisme est bien présente (surtout dans les délégations africaines), le dialogue s'instaurera entre différentes expressions culturelles, chrétiens catholiques et protestants convaincus, musulmans, libéraux et même anti-communistes. Lors de cette conférence se joue l'invention d'une communauté fondée sur quelque chose de plus grand que la simple couleur de la peau.

Enjeux Dans son introduction, Alioune Diop déclare que Repris dans ..

Malgré l'indifférence dans l'actualité française ou internationale, l'influence grandissante de cette conférence inquiétera la diplomatie américaine, qui refusera des visas à de nombreux invités noirs américains. Le gouvernement des États-Unis interdira ainsi à W. E. B. Du Bois de sortir du territoire, mais aussi exercera une influence directe via la CIA engagée dans une lutte anti-marxiste et inquiète de l'influence du parti communiste en France et en Europe.

Alors que s'engage la guerre froide entre les deux super-puissances nucléaires engagées dans une lutte économique sans merci, ainsi qu'en France la guerre d'Algérie, les voix s'élèvent pour engager l'Afrique vers une totale décolonisation, et la reconnaissance d'une culture noire spécifique, la « négritude » défendue par Léopold Sédar Senghor, soutenue par les intellectuels francophones, contre l'avis pro-libéral des délégations noires américaines et anglaises, pourtant tous unis contre le colonialisme.

Postérité Un deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs se tient à Rome du au . Le cinéaste documentaire et historien du cinéma Paulin Soumanou Vieyra couvre l'événement avec un court-métrage. La revue Présence africaine consacre un numéro à ce deuxième congrès.

Du au , l'UNESCO organise des manifestations commémorant le du premier congrès dans le même amphithéâtre de la Sorbonne, sous le haut patronage de Koïchiro Matsuura, Abdou Diouf, Aimé Césaire et Wole Soyinka..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Lumières noires Panafricanisme Art africain

Actes . Contributions au des écrivains et artistes noirs, Paris, Présence africaine, 1958, 363 Deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs : Rome, , : L'unité des cultures négro-africaines, Présence africaine, (numéro spécial), 1959, 436 Deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs : Rome, , : Responsabilités des hommes de culture, Présence africaine, (numéro spécial), 1959, 368

Bibliographie .

Filmographie : Paulin Soumanou Vieyra, « Présence africaine » à Rome (court-métrage) : Bob Swaim, Lumières Noires (documentaire)

Liens externes

Conférence d'Aimé Césaire au Congrès international des écrivains et artistes noirs Congrès international des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne du au Extraits des Actes du premier Congrès « Un Bandung culturel : le congrès des écrivains et artistes noirs en » (petit film documentaire en ligne sur Aleph 99 TV, ) Programme du Colloque du Cinquantenaire

Catégorie:Histoire de l'Afrique Catégorie:Littérature en Afrique Catégorie:Négritude Catégorie:Antiracisme Catégorie:Septembre 1956 en France