Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Il est créé sous la Révolution comme de première formation puis comme régiment d'infanterie de ligne sous l'Empire entre 1811 et 1813. Recréé en 1873, il rejoint la garnison du Havre. Il participe à la Première Guerre mondiale, à la Seconde et à la guerre d'Algérie. Il est pendant la guerre froide stationné en Allemagne jusqu'à sa dissolution en 1977.

Création et différentes dénominations 1793 : création de la de première formation, avec l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Médoc) de volontaires de l'Hérault de volontaires de l'Hérault Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1796 la est dissoute. 1811 : création du régiment d'infanterie de ligne lors de l'annexion des côtes Nord-Ouest de l'Allemagne, à partir des régiment d'Oldenbourg détachement du régiment de la garde royale westphaliens détachement du régiment de chasseurs de la garde royale westphaliens éléments du d'infanterie de ligne westphalien éléments du d'infanterie de ligne westphalien éléments du d'infanterie de ligne westphalien éléments du d'infanterie de ligne westphalien éléments du  régiment d'infanterie de ligne westphalien éléments du d'infanterie légère westphalien. 1813 : dissolution et incorporation au sein des 127 et 128 régiments d’infanterie de ligne. 1873 : de ligne. 1882 : d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie. 1940 : dissolution. 1945 : d'infanterie. 1945 : dissolution. 1956 : d'infanterie. 1961 : d'infanterie motorisée. 1977 : dissolution.

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles du de ligne Révolution et Empire 1793 : col Noir, camp de Raous, col de Raous et camp des Fourches. 1794 : col de Cerise, Somma-Longa, Lantosque, Robillante, Roccavione, Boves et col de Frémamorte. 1795 : La Roquette et du Cairé, Vado, Zucarello, Campo-di-Preti, Petit-Gibraltar et Loano. 1796 : Roquebarbène et Laplanette.

1812 : Krasnoï, Bérézina et Kowono. 1813 : Spandau

De 1873 à 1914 vignette|Soldats du en manœuvres peu avant la Guerre. Le régiment est récréé en 1873.

Première Guerre mondiale Affectation : casernement Le Havre, d'infanterie, d'armée. d’infanterie d' à d’infanterie de à

1914 : bataille de Charleroi. : bataille de Guise. Bataille de la Marne (Bataille des Deux Morins) : Courgivaux, Montmirail, Marchais.

1915 Offensive d'Artois : * : Neuville-Saint-Vaast Seconde bataille de Champagne : * : bois de la Folie

1916 Frise (Somme), bataille de Verdun

1917 Lorraine secteur d'Azerailles...

1918 9- : L'Aronde Aisne : : Soissons : Laffaux « Le Général Commandant le félicite le pour sa tenue au feu et son vigoureux esprit d'initiative. » Général Passaga, 1918.

Entre-deux-guerres vignette|Le général Pershing (en casquette plate), accompagné du général Franchet d'Espèrey, passe en revue le le au Havre.

Seconde Guerre mondiale Le d'infanterie du lieutenant-colonel Tachet des Combes, appartient à la d'infanterie motorisée du général Boucher.

Dans le plan Dyle, la , rattachée au d'armée de la du général Corap, doit occuper la Meuse belge entre Dave et Anhée.

Le régiment s'installe à Évrehailles, le . Le colonel Tachet des Combes est tué, isolé sur la rive est de la Meuse. Il est remplacé par le commandant Marescot du Thilleul.

De 1945 à nos jours Il participe à la guerre d'Algérie. Il devient régiment d'infanterie motorisé en 1961.thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie En 1968, le régiment d'infanterie motorisée, en garnison à Constance (RFA), a été scindé : alors qu'une partie a continué à porter le nom de RI et est restée à Constance, sous les ordres du colonel Nos, l'autre partie, commandée par le lieutenant-colonel Henri Renault, a pris le nom et les traditions du d'infanterie, créé à Radolfzell (RFA), où il a remplacé le régiment d’infanterie, qui avait fait mouvement sur Wittlich (RFA)Südkurier, du 2 juillet 1968, édition de Constance (RFA), page 8.

Le , le 129e RI est dissous. Ses traditions sont transférées au Centre d'entrainement commando N°6 (CEC 6) implanté à Margival. Dès ce moment, les insignes de brevets délivrés par le CEC 6 sont modifiés et comportent désormais le nombre 129 sur l'écu central du motif symbolique. Par ailleurs, l'insigne du corps est modifié puisqu'il comporte la mention "CEC 129e RI" en lieu et place de "129e RIM".

Inscriptions portées sur le drapeau du régiment vignette|upright=1.5|Le drapeau du et sa garde salués par Jacques-Louis Dumesnil, ministre de la Marine, le . Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Zucarello 1795 Loano 1795 Krasnoï 1812 La Bérézina 1812 La Marne 1914 Verdun 1916 Le Matz 1918 AFN 1952-1962

Décorations Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|droiteSa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec trois palmes.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise En 1914-1918 : "Tenir".

En 1963 : '"Le second de personne"'Documents propres au Régiment en 1963(papiers à en-tête, plaquettes, etc.)

Personnalités ayant servi au

Marcel Caplet (1867-1944) René Coty (1882-1962), président de la république française de 1954 à 1959, engagé au régiment pendant la Première Guerre mondiale. Luc Duranteau alors capitaine. Raphaël Folliot (1896-1979), officier français, Compagnon de la Libération, engagé au régiment pendant la Première Guerre mondiale. Henri Gaudier-Brzeska (1891-1915), sculpteur, tué au combat dans les rangs du régiment en 1915. Léon Gauthier-Ferrières (1880-1915), poète et écrivain, soldat au régiment de à . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Robert Leblanc (1910-1956), résistant chef de maquis puis commandant le de marche de Normandie en 1944, qui sera intégré par la suite au . Henri Marais (1881-1940), résistant français, Compagnon de la Libération, engagé au régiment pendant la Première Guerre mondiale. Georges Taconet (1889-1962), compositeur.

Refrain « Marcher n'est rien, vaincre c'est tout. »

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie Général Serge Andolenko Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française ( - Eurimprim 1969).

Galit Haddad : « Le 'refus du refus' en 1917. Les non-mutins du régiment d'infanterie face aux soldats mutinés », Histoire@Politique. Politique, culture, société, , septembre- Bruno Barrier : Les chasseurs cyclistes au combat (Cambrésis Terre d'Histoire 2017) Historique du 129e Régiment d'Infanterie - Campagne 1914-1919 Frederic B. Brand: Die Heldenschlacht. Das 129e Régiment d'Infanterie de Ligne "D'Oldenbourg" im Russlandfeldzug Napoleon I. 1812/13, Oldenburg (Isensee) 2003 (Schriftenreihe: Oldenburger Studien Band 50).

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Liens externes Le avant 1914

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