Jean Bourhis, né le à Bannalec dans le Finistère et mort le , est un pionnier de l'aviation et du parachutisme français, héros de la Première Guerre mondiale.

Biographie Origine et formation Jean Marie Marc Bourhis est né le à Bannalec dans le sud du Finistère du mariage de Jean Marie Bourhis, cultivateur, et de Marie Anne Furic, ménagèreArchives départementales du Finistère, état civil, registres des naissances de la commune de Bannalac, , , ..

En 1908, il effectue son service militaire au régiment de spahis de Médéa en Algérie. À son retour, sa famille le pousse à intégrer l'école de notariat à Paris.. Il commence une carrière professionnelle comme clerc de notaireAlfred Lartigue, Jean Bourhis, édité par le syndicat d'initiative de Bannalec, .. Jean Bourhis qui ne peut préfère l'aviationBernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, , .. Les études l'ennuient ; en , il écrit à ses parents : 3. disait-il déjà enfant..

Expérimentation du parachute Il apprend alors à piloter dans le plus grand secret au Buc et obtient le avec brio le brevet en pilotant un aéroplane Blériot. Le il participe à un meeting aérien à Quimperlé et survole Bannalec, sa ville natale. Au meeting d'aviation programmé à Quimperlé le , Jean Bourhis fait sensation. Son .

Lors d'une démonstration à Juvisy Port Aviation, le , il essaye un dispositif de sauvetage récemment conçu par Frédéric Bonnet : le parachute. Certes il s'agit d'une invention déjà ancienne, mais dont les différentes versions n'ont pas encore fait la preuve de leur efficacité.. Bourhis va ainsi monter dans l'aéroplane de l'aviateur Lemoine et se jeter dans le vide alors qu'il se trouve à de hauteur, pour finalement rejoindre le sol sans problème. Un test du parachute Bonnet qui fait suite à celui de Pégoud en 1913Le 24 février 1914 dans le ciel : Bourhis saute avec un parachute signé Bonnet.

Le premier saut tenté par Jean Bourhis, à environ 500 mètres d'altitude, à partir d'un appareil piloté par Alfred Lemoine, confirme la justesse de la formule définie par Frédéric Bonnet, même si la descente très douce se termine dans la Seine. Jean Bourhis réalise encore plusieurs autres expériences similaires dont la réussite ne tarde pas à susciter l'intérêt du gouvernement français et des puissances étrangères. Le au cours d'une démonstration organisée en Autriche, dans le cadre du meeting d'Aspern, non loin de Vienne, la rupture de la moitié des suspentes entraîne sa chute. Jean Bourhis s'écrase au sol et échappe à la mort, se relevant avec seulement une côte fracturée.

De retour en France, Jean Bourhis reprend son travail de pilote d'essai chez Louis Blériot et continue à participer à des meetings jusqu'au début de la guerre.

Pilote militaire Mobilisé le , Jean Bourhis est affecté à Dijon au deuxième régiment d'aviation. Il rejoint ensuite Toul et décroche le brevet de pilote militaire . Adjudant pilote, il passe sous-lieutenant le , puis intègre la chasse après avoir effectué des missions de reconnaissance et le bombardement.

Grièvement blessé d'une balle au bassin près de Verdun le lors d'une confrontation avec plusieurs avions allemands, il réussit néanmoins à regagner sa base et atterrit impeccablement. Il meurt quelques jours plus tard, le à l', unité médicale installée à Chaumont-sur-Aire dans la Meuse. Son corps est ramené à Bannalec, sa commune natale, et inhumé le .

Distinctions Adjudant-pilote à la d'avions canons ( de bombardement), Jean Bourhis est cité à l'ordre de l'armée le , après s'être engagé contre trois avions ennemis qui font alors demi-tour. Il est nommé sous-lieutenant le . Deux jours plus tard, il abat un avion allemand près de Pont-à-Mousson, dans la forêt de Puvenelle.

Le , en raison de ses états de service, pour avoir notamment engagé le combat avec trois appareils allemands qu'il a mis en fuite le , pour avoir remporté plusieurs victoires donc une le , il se voit nommé par Joffre chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur et reçoit la croix de guerre 1914-1918 avec palme..

Jean Bourhis fait l'objet de plusieurs citations.: citation à l'ordre de la en date du ; citation à l'ordre de l'armée du sous-lieutenant Jean Bourhis, pilote à l'escadrille N 31, en date du

citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du sous-lieutenant Jean Bourhis, pilote à l'escadrille N 31, en date du .

Hommages thumb|right|François Bazin, Monument à Jean Bourhis (1932), Bannalec (Finistère). La commune de Bannalec possède un monument à côté de l'église, rue nationale, consacré à Jean Bourhis, dû au sculpteur François Bazin.. Une plaque indique .. Inauguré le , ce monument échappe en 1941 à la mobilisation des métaux non ferreux. Il a été déplacé plusieurs fois dans un petit périmètre mais se trouve toujours à proximité de l’église..

La commune de Bannalec a donné le nom de « Complexe sportif Jean Bourhis » au terrain de sports municipal..

Notes et références Notes

Références

Pour approfondir Bibliographie

Alfred Lartigue, Jean Bourhis, un Bannalécois, pionnier du parachutisme et de l'aviation, édité par le syndicat d'initiative de Bannalec, 1996 (réédition d'un texte de 1980), Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, , Thierry Le Roy, Les Bretons et l'aéronautique des origines à 1939, PUR, Rennes, 2002

Liens externes

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