Le christianisme nicéen, selon la terminologie des historiens modernes, est le christianisme ancien de l'Église du tel qu'il fut défini au premier concile de Nicée en 325. Il est généralement (et anachroniquement) appelé « christianisme orthodoxe » dans les écrits issus du monde orthodoxe moderne, A. P. Lebedev, Histoire de la séparation de l'Église aux (История разделения Церквей в IX, X и XI веках, Saint-Petersbourg 1911, réédité 1999)., et « Église catholique » dans les écrits issus du monde catholique moderneMichel Le Quien, Oriens Christianus, Paris 1740.Charles George Herbermann, Encyclopédie catholique.Jean Daniélou, L'Église des premiers temps, coll. Points Histoire, Seuil 1985.Michel Rouche, « Clovis, histoire et mémoire » in : Actes du Colloque international d'histoire de Reims, 19-25 septembre 1996, Volume 1, Presses Paris Sorbonne, 1997. : les deux Églises reconnaissent le premier concile de Nicée et le symbole proclamé en 325, mais la culture historique de chaque auteur l'amène à considérer la continuité de l'Église nicéenne d'avant la séparation de 1054 comme maintenue par « son » Église, plutôt que par l'autreWalter Bauer, Orthodoxy and Heresy in Earliest Christianity, éd. Sigler Press, 1996 (rééd.) - Traduction originale en anglais (1934) en ligne. Trinitaire, le christianisme nicéen définit son orthodoxie en opposition à l'arianisme, forme homéenne du christianisme.. 350px|right|thumb|Diffusion de l'arianisme chez les élites germaniques à l'Ouest, et du christianisme nicéen chez les populations romanes de l'Ouest (d'obédience romaine) et grecques de l'Empire romain d'Orient à l'Est.
Histoire Le christianisme nicéen devient religion d'État en 380 dans l'Empire romain (soit près d'un siècle après l'Arménie, premier État officiellement chrétien en 301), quand impose une législation abolissant les cultes païens (romains ou autres) et interdisant tout comportement païen dans l'Empire.
L'opposition entre arianisme et christianisme nicéen dure plusieurs siècles, se doublant d'oppositions politiques : l'arianisme est largement adopté par les dirigeants des royaumes barbares sous l'influence de Wulfila, tandis que les chrétiens issus du monde romain ou romanisé suivent l'orthodoxie définie au premier concile de Nicée de 325.. Cette dernière s'impose progressivement par l'influence des puissants évêques nicéens, parfois issus de la noblesse sénatoriale. Le dernier souverain germanique arien à adopter le christianisme nicéen est le roi lombard Aripert (653–661).
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Arius - Arianisme Premier concile de Constantinople
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