Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Roussillon, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 1657 : création du régiment Catalan-Mazarin. 1661 : renommé régiment Royal Catalan 1667 : renommé régiment Royal-Roussillon 1791 : renommé d'infanterie 1793 : de bataille, formée par : du d’infanterie de volontaires du Puy-de-Dôme de volontaires de l'Indre 1796 : d’infanterie de ligne, formée par la de bataille ( du d'infanterie, le de volontaires de Seine-et-Oise et le de volontaires du Lot) 1803 : renommée d’infanterie de ligne. 1814 : pendant la Première Restauration : l'ancien d'infanterie de ligne forme, à Calais, le « nouveau » d'infanterie de ligne. le « nouveau » d'infanterie de ligne est formé à Paris par l'amalgame des « anciens » d'infanterie de ligne, des et du d'infanterie de ligne et du du de voltigeurs de la Garde impériale. 1815 : pendant les Cent-Jours, il garde son nom de d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion du Rhône. : renommée du Rhône elle est amalgamée, et renommée d'infanterie de ligne . 1854 : il prend son nom définitif, d’infanterie. 1923 : dissolution 1939 : recréé comme d’infanterie de forteresse 1940 : dissolution

Chefs de corps 1756 : M. de Sennezergue - colonel 1759 : M. d'Haussonville - colonel 1792 : Pierre Marie Joseph Salomon Dumesnil - colonel (**) 1794 : Glinec - chef de brigade 1795 : Sauvat - chef de brigade 1796 : Louis-Prix Varé - chef de brigade (*) 1803 : Armand Philippon - colonel (**) 1810 : Jacques Saint-Faust - colonel 1814 : Claude Charlet - colonel

1829 : Félix-Louis de Narp 1830 : François de Négrier

1873 : Théodore Galland 1894 : Paul Pau 1897 : Paul Jacquin (*) 1914 : Paul Boissaud - lieutenant-colonel (tué à Érize-la-Petite, le ) 1914 : Jean Guy - lieutenant-colonel (*)

1920 : Édouard Brémond

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade.(**) Officier qui devint par la suite général de division.

Colonels tués et/ou blessés pendant qu'il commandait le d'infanterie de ligne : colonel Philippon : blessé le colonel Saint-Faust : blessé le Paul Boissaud - lieutenant-colonel (tué à Érize-la-Petite, le )

Officiers tués et/ou blessés pendant qu'ils servaient au durant la période 1804-1815 : Officiers tués : 23 ; Officiers mort des suites de leurs blessures : 14 ; Officiers blessés : 89.

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime Le premier bataillon participa à la guerre de Sept Ans de 1756 à 1761 au Canada, sous les ordres du général Louis-Joseph de Saint-Veran, marquis de Montcalm, avec pour colonel M. de Sennezergue. En 1756, l'uniforme était blanc, avec veste, collet et parements bleus, boutons dorés, 5 pour les parements, poches en travers à 3 boutons.

Révolution française et Premier Empire

1792 : Bataille de Valmy Bataille de Jemappes : Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1793 : Bataille de Neerwinden Bataille de Kaiserslautern. 1794 : Armée du Nord Bataille de Fleurus Forteresse de Mayence Blocus de Mayence. 1799 : Bataille de Bergen, Bataille d'Alkmaar. Bataille de Castricum 1800 : Bataille d'Engen Bataille d'Hohenlinden. Combat de Kirchberg 1805 : Bataille de Dürenstein 2 décembre 1805 : Bataille d'Austerlitz 1806 : Bataille de Crewitz Bataille de Lübeck. 1807 : Combat d'Ostroleka Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du régiment participent à la bataille de Friedland. 1808 : Espinosa Somo-Sierra. 1809 : Bataille d'Essling, bataille de Wagram, Bataille de Talavera. 1810 : Saint-Louis. 1811 : Bataille de Barossa/Chiclana, bataille de Fuentes de Oñoro, Zujar. 1812 : Tarifa Siège de Cadix. 1813 : Oignon, **bataille de Vitoria, Col de Maya, 1813 : Campagne d'Allemagne bataille de Dresde, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Dantzig. 1814 : Campagne de France (1814) Bataille de Bar-sur-Aube, Bataille de Fère-Champenoise, Maestricht. 1815 : Campagne de Belgique (1815) Bataille de Waterloo.

De 1815 à 1852 1828-1833 : participation à l’expédition de Morée pour soutenir les insurgés grecs lors de la guerre d'indépendance grecque. Prise de Patras Siège du château de Morée 1830 : En garnison à Toulon. Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. 1832 : Insurrection républicaine à Paris en juin 1832

En , il participe à la répression des émeutes, qui s'étendent à Paris, qui mène au massacre de la rue TransnonainUne lettre de Paul-François Dubois sur l'insurrection parisienne d'avril 1834.

Second Empire Février 1853 : débarquement à Arzew dans le cadre de la conquête de l'Algérie. 1853-1857 : Il participe à de nombreuses colonnes, jusqu'au printemps de 1857 où il est désigné pour participer à la campagne de Kabylie et s'illustre à la bataille d'Icheriden. 1857 : En octobre il retourne en France métropolitaine de 1857 à 1870 il change souvent de garnison.

Par décret du le d'infanterie fournit une compagnie pour former le d'infanterie de ligne.

Lorsque la guerre éclate il est à Condé, Cambrai et Maubeuge. Le est appelé a faire partie du , en formation à Thionville, et n'assiste pas aux premières batailles. Le se retire sous Metz et prend part à la bataille de Saint-Privat. Le tient toute la journée en avant d'Amanvillers sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie. Dans cette seule journée du , le régiment perd 25 officiers tués ou blessés, dont le colonel et le lieutenant-colonel, et 557 sous-officiers et soldats. C'est alors l'investissement de Metz, puis la capitulation qui livre l'Armée Française à l'ennemi. Le est interné à Magdebourg. Il est rapatrié sitôt la paix signée. Le , les derniers prisonniers arrivent à La Roche-sur-Yon, au dépôt du régiment

Le , le bataillon, formé pour la plupart de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15. .

De 1871 à 1914 vignette|Le sous-lieutenant Driant au lors de sa sortie de Saint-Cyr, 1877. Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du 101e régiment d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes.

En , le d'infanterie de ligne fusionne avec le de marche.

En , le dépôt du régiment est transporté de La Roche-sur-Yon à Compiègne. L'État-Major et les bataillons occupent diverses garnisons : Paris, Montmédy, Stenay, Verdun, Saint-Mihiel, Sedan.

En 1886, un bataillon du est détaché à Ham, et y demeure par roulement jusqu'en , quand le régiment, cessant d'appartenir à la division ( brigade), passe du au d'armée, faisant alors partie de la division ( brigade). A ce moment le et une fraction du sont détachés à Épernay et dans les forts de Reims.Après , le régiment se trouve au complet à Compiègne.

Première Guerre mondiale En 1914, il est en garnison à Compiègne, il fait partie de la d'infanterie de la d’infanterie du d'armée, dans laquelle il fait toute la guerre.

1914 Le au matin, le régiment quitte la caserne de Royallieu, à Compiègne, pour se rendre à la gare où deux trains l'attendent et l'emmènent vers Saint-Mihiel. Il apprend en cours de trajet que la mobilisation générale a été déclarée.

Le RI dépend de la (armée Ruffey).

Il se rend sur les emplacements de couverture qu'il doit occuper sur la pente est des Hauts de Meuse et prend ses cantonnements à Saint-Maurice-sous-les-Côtes, Billy-sous-les-Côtes et Woël. Il réalise des travaux défensifs pendant deux semaines.

Le , ordre est donné aux et de lancer dans les Ardennes et le Luxembourg « une offensive violente et soudaine ». Le régiment combat devant Longwy du 22 au .

Les et battent en retraite : Longwy, Vaux-Marie, Sommaisne, Rembercourt-aux-Pots, Mouilly.

Du 5 au , le RI va participer à la bataille de la Marne. Le au matin, l’état major du régiment stationné à Érize-la-Petite est ciblé par l’artillerie allemande durant la distribution des ordres. Le commandant du régiment, le lieutenant-colonel Boissaud, le commandant Ricq, le capitaine Gomez et des agents de liaison sont tués.

Le régiment apprend le la réussite de la contre-offensive française facilitée par les renforts envoyés de Paris par Gallieni.

À partir du , le RI se bat dans le secteur de la tranchée de Calonne (les Hauts de Meuse- Ouest des Eparges), où il va être engagé jusqu'au . Les Éparges est un secteur très disputé, partagé avec les régiments de la d’infanterie.

Avec l'arrivée de l'hiver, les conditions deviennent particulièrement rigoureuses. Les combattants doivent lutter contre le froid, la boue, la neige et la fatigue.

1915 Opérations de janvier à mai - Meuse et Argonne : les Éparges Première bataille de Champagne

Le front est stabilisé et la guerre de tranchées a remplacé la guerre de mouvement. Le RI découvre un nouvel aspect de la guerre : les Allemands tentent de pénétrer dans ses lignes au moyen de travaux de sapes et de mines.

L'état-major français décide d'une attaque générale de l'éperon des Eparges fixée au . Les combats très violents se poursuivent jusqu'au , au prix de pertes élevées.

Le , le RI est rassemblé en tenue de campagne à proximité de Rupt-en-Woëvre, il est passé en revue par le général commandant la d’infanterie qui ensuite décore de la Légion d'honneur deux officiers du régiment. Le est cité à l’ordre de l’Armée pour les combats soutenus depuis le . À l’heure du déjeuner, le régiment est mis en état d’alerte et va s’établir à la lisière du bois de la Châtelaine en face de Mouilly. Le dimanche le RI est en liaison avec le RI sur sa gauche. Le le bombardement allemand (105 et 150) reçoit l’ordre de rendre ses tranchées inviolables. Le RI doit déboucher et attaquer devant le . L’attaque échoue et le régiment consolide ses nouvelles positions avant d'être relevé le .

En mai et juin, le RI reçoit des renforts et se reconstitue. Il participe à une attaque sur la tranchée de Calonne le .

La relève de la Division d'Infanterie s'effectue en août. Le RI est relevé les et et séjourne pendant un mois à Seigneulles.

Son drapeau est décoré de la Croix de guerre le .

Le RI quitte Seigneulles le pour se rendre au sud de Châlons-sur-Marne où il va participer à la bataille de Champagne.

Cette offensive générale fixée au devait rompre le front. Elle ne parviendra qu'à des avancées, au prix de lourdes pertes.

Le RI est engagé dans le secteur de Souain-Somme-Py. Il combat à côté du colonial.

La coloniale doit attaquer la première, suivie par la d’infanterie, en tête de laquelle se porte le RI.

Les attaques sont lancées après préparation d'artillerie du 25 au . Elles permettent de progresser mais pas de percer le front.

Le , le RI est relevé par le 170e RI. Il quitte son emplacement pour bivouaquer dans les bois au sud de Bussy-le-Château.

Le il se rend, par Courtisols et L'Epine, dans la région sud-est de Chalons-sur-Marne, puis à Saint-Germain-la-Ville, Saint-Étienne-au-Temple, Mourmelon-le-Grand ou il est mis au repos et à l'instruction jusqu'en décembre.

Le , le régiment quitte Mourmelon, et prend position en première ligne de Saint-Hilaire-le-Grand à Saint-Souplet-sur-Py face à Auberive-sur-Suippe.

1916 vignette|Deux poilus du en 1916. Le , il est relevé par le 67e RI, et descend au repos à Suippes et Bussy-le-Château. À partir de ce moment, le régiment alterne ses séjours en ligne avec le 67e régiment d'infanterie dans ce même secteur.

Le à la faveur d'un violent vent du Nord, l'ennemi effectue une forte émission de gaz sur le front du régiment et sur celui des unités voisines, à gauche jusqu'à la route de Saint-Souplet, à droite sur le front de la division.