Henry François BecqueBien qu'elle ne corresponde pas aux actes d'état civil et qu'elle n'ait jamais été utilisée par le dramaturge, l'orthographe Henri a été régulièrement reprise par la presse de l'époque et a été retenue pour la dénomination de la rue qui porte son nom dans le arrondissement., né dans l'ancien arrondissement de Paris le Paris, État civil reconstitué, vue 80/101. La notice d'autorité de la BNF indique de manière erronée le 28 avril., rue de Chabrol à Paris (10e) et mort à Neuilly-sur-Seine le Acte de décès à Neuilly-sur-Seine, n° 225, vue 96/279. Les témoins sont Octave Mirbeau et Lucien Muhlfeld. La notice d'autorité de la BNF indique de manière erronée le 12 avril à Paris., est un dramaturge français.

Considéré comme le créateur du « théâtre cruel », il est connu pour un drame réaliste grinçant, Les Corbeaux (1882), et une comédie, La Parisienne (1885).

Il est le neveu du dramaturge et librettiste Pierre-Michel Martin dit Lubize (1798-1863)Sa mère était la sœur de Lubize..

Biographie vignette|gauche|Plaque sur la maison natale d'Henry Becque. Henry Becque naît 20 rue de Chabrol (Paris), où une plaque commémorative lui rend depuis hommage.

Il occupa de nombreux emplois avant de réussir au théâtre : il fut successivement employé de bureau à la Compagnie des chemins de fer du Nord, à la chancellerie de la Légion d'honneur (en tant que chef de bureau puis secrétaire du Conseil de l'ordre)Son frère Charles (1834-1894) y fera toute sa carrière. et chez un agent de change. Sa première œuvre est un livret d'opéra, Sardanapale, en 1867. Cette imitation en trois actes du Sardanapale de Lord Byron, mise en musique par Victorin de Joncières, fut présentée au Théâtre-Lyrique avec un certain succès.

Henry Becque se tourna ensuite vers le vaudeville avec L'Enfant prodigue (1868), puis changea complètement de style avec le drame social, Michel Pauper en 1870 (le nom du personnage signifie pauvre en latin). L'Enlèvement, joué l'année suivante, est une comédie située dans le milieu des domestiques de province. Ce furent deux échecs.

Il se consacre alors à la critique dramatique, avant de revenir à la scène en 1878, avec une comédie en un acte, La Navette, puis une seconde, Les Honnêtes Femmes, en 1880. Suivent ses deux meilleures œuvres, Les Corbeaux en 1882 et La Parisienne en 1885.

En 1890, il est candidat à l'Académie française..

Il publie ensuite de la poésie (Sonnets mélancoliques, 1887) et ses mémoires en 1895, sous le titre Souvenirs d'un auteur dramatique. Il meurt en 1899, laissant une pièce inachevée, Les Polichinelles.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().

Œuvres thumb|Terre cuite d'Auguste Rodin (1886). Théâtre 1867 : Sardanapale, opéra en et , imité de Lord Byron, musique de Victorin de Joncières, Paris, Théâtre impérial lyrique () 1868 : L'Enfant prodigue, comédie en , Paris, théâtre du Vaudeville () 1870 : Michel Pauper, drame en et , Paris, théâtre de la Porte-Saint-Martin () 1871 : L'Enlèvement, comédie en , Paris, théâtre du Vaudeville () 1878 : La Navette, comédie en , Paris, théâtre du Gymnase () 1880 : Les Honnêtes Femmes, comédie en , Paris, théâtre du Gymnase () 1882 : Les Corbeaux, pièce en , Comédie-Française () 1885 : La Parisienne, comédie en , théâtre de la Renaissance () 1908 (posthume) : Le Domino à quatre, comédie en , théâtre national de l’Odéon () 1910 (posthume) : Les Polichinelles, pièce en , tirée du manuscrit de Henry Becque par Henri de Noussanne 1924 (posthume) : Le Départ, comédie en , théâtre national de l’Odéon () 1944 (posthume) : Veuve !, comédie en , Paris, Théâtre de Poche (), qui est en fait l'épilogue de La Parisienne Non datée : Une exécution, comédie en (jamais représentée). Divers Le Frisson, fantaisie rimée (1884) Molière et l'École des femmes, conférence (1886) Sonnets mélancoliques (1887) Querelles littéraires (1890) Souvenirs d'un auteur dramatique (1895)

Anecdotes Un jour, Becque attaqua publiquement les Dumas, père et fils (alors que ce dernier avait été son parrain pour l'obtention de la Légion d'honneur), sous la forme d'une épigramme : Alexandre Dumas fils répliqua lui aussi par une épigramme : Alphonse Allais était connu pour mettre en scène dans ses contes des personnalités « arrivées » de son époque et pour leur prêter (sous des pseudonymes transparents) des actions loufoques et des propos incohérents.

Ses têtes de turc récurrentes étaient Sarcisque Francey et le Général Poilloüe de Sainte Bellone, mais il lui arrivait d'en ajouter d'autres. Henry Becque est brocardé en Han Rybeck un noble jeune baron islandais vivant au , fiancé à la ravissante Paule Nörr en révolte contre le très cruel et très dépravé tyran Polalek VI (comprendre Paul Alexis, un dramaturge contemporain), si pervers que dans, dans l'île de Lagrenn Houyer il encourage des accouplements contre nature entre des loups et des phoques aux fins, bien entendu, d'engendrer... des loufoques. Mais comme il s'agit d'un conte de Noël, la fin est heureuse: Han Rybeck (fait prisonnier et condamné à mort mais autorisé à formuler un dernier vœu) et Paule Nörr sont dûment mariés par le bourgmestre de Reykjavik (un certain Fern Anxö) et même autorisés à consommer le mariage avant d'être graciés. Distinctions vignette|Buste par Auguste Rodin sur la place Prosper-Goubaux (Paris). au titre du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-ArtsDécret du .. Parrain : Alexandre Dumas fils. au titre du ministre de l'Instruction publiqueDécret du .. Parrain : Victorien Sardou.

Hommages La rue Henri-Becque, dans le arrondissement de Paris, a été nommée en son hommage en . Un buste le représentant, sculpté par Auguste Rodin, a été inauguré sur la place Prosper-Goubaux ( arr.) en « Boulevard de Courcelles » , Promenade anecdotique au faubourg du Roule, , sur Apohtegme.com. Il est possible que le buste actuellement visible ne soit pas l'original.. Une plaque commémorative a été apposée en sur la façade de sa maison natale au 20, rue de Chabrol, dans le arrondissement de Paris, en présence de Robert de Flers et Henry de Jouvenel.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi Bibliographie Henry Becque, Théâtre complet (2 vol.), Charpentier-Fasquelle, Paris, 1890 Henry Becque, Œuvres complètes (7 vol.), Crès, Paris, 1924-1926 Texte en ligne : 1. Théâtre, 2. Théâtre, 3. Théâtre, 4. Théâtre, 5. Querelles littéraires, 6. Souvenirs d'un auteur dramatique. Études d'art dramatique, 7. Conférences, notes d'album, poésies, correspondance. Fritz Du Bois, Henry Becque, l'homme, le critique, l'auteur dramatique, A. Dupret, Paris, 1888 Ambroise Got, Henry Becque, sa vie et son œuvre, Crès, Paris, 1920 Edmond Sée, Henry Becque, ou Servitude et grandeur dramatiques, V. Rasmussen, Paris, 1926 Léon Treich, L'Esprit d'Henri Becque, propos, anecdotes et variétés, coll. d'Anas, Gallimard, Paris, 1927 Aleksandar Arnautović, Henry Becque, Presses universitaires de France, Paris, , 1927 Aleksandar Arnautović, Henry Becque poète, Editions de l'Auteur, Paris, 1929 Maurice Descotes, Henry Becque et son théâtre, Minard, Lettres modernes, Paris, 1962

Liens externes

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