Allarmont est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Elle est la seule commune montagnarde de la haute vallée de la Plaine à présenter, aujourd'hui et plus encore autrefois, une répartition relativement dense de voies de communication et d'habitats le long d'un vallon latéral suffisamment étendu, alors que l'axe de la vallée principale s'impose partout en déterminant géographique. Géographie Localisation Allarmont, dont le centre est situé à au nord-est du chef-lieu de canton Raon-l'Étape et à de Schirmeck, se situe dans une petite partie médiane de la vallée de la Plaine en face de la commune meurthe-et-mosellane de Bionville au nord, en particulier outre le centre de Bionville, ses hameaux des Noirs Colas et du Halbach. vignette|centré|400px|Localisation dans le département.
La limite orientale qui descend du massif de la Haute Côte atteint l'aval de la Haute Creuse, un ancien hameau de Vexaincourt, avant de longer la route du Donon surplombant l'ancien finage allongé du hameau vers l'aval. Cette petite partie de la limite communale face à la vallée de la Plaine fait face à cette excroissance aval de VexaincourtLes principales données cartographiques, géologiques, topographiques voire de cadastre ou de photographies aériennes, de l'ensemble des rubriques, peuvent être retrouvées sous une forme simplifiée sur le géoportail de l'IGN..
Paul Chevreux (1854-1913) et Léon Louis (1847-1913) écrivaient sur la fiche statistique communale vers 1880 que la première marche de l'église se situait à d'altitude, une précision excessiveL. Louis et P. Chevreux, , Tome VI, page 6. Les principales sources de littérature et de presse, d'histoire et de sciences surtout avant les années 1910/1920 peuvent être consultées sur le site gallica de la bnf. Ce n'est pas le cas en novembre 2022, curieuse lacune de la bnf, laissant indifférent l'administration patrimoniale des Vosges, avec les annuaires des Vosges et les ouvrages de récapitulations de Charton et Lepage vers 1845, Chevreux et Louis vers 1886.. Le territoire de la commune, s'étageant entre en aval de La Turbine à l'occident et plus de sur l'ancien chemin des Bannes proche de la ligne de faîte des Bois Sauvages à l'orient, occupe depuis la rive gauche de la vallée de la rivière Plaine, un vallon latéral d'environ à vol d'oiseau du pont de Bionville à l'entrée d'Allarmont jusqu'au hameau de la Sciotte sous l'avancée des Brocard, vallon qui se segmente en deux vallons supérieurs long d'environ si, négligeant quelques ramifications secondaires, on suit les thalwegs des principaux ruisseaux, respectivement de la Haute Sciotte vers le sud et du Grand Goutis au sud-estDiverses représentations cartographiques, avec données topographiques, géologiques, cadastrales ou de photographies aériennes, sont disponibles sur le site geoportail.gouv.fr.
Les forêts, où le sapin noir des Vosges tient le premier rôle, dominent le village.
Communes limitrophes
Relief et géologie La basse de Dremonrupt est un étroit vallon latéral qui débouche dans la vallée de la Plaine légèrement en aval des Noires Colas sur l'autre rive. Cette petite basse ou bassote est encadrée par le petit massif étroit des Hayes, c'est-à-dire en lorrain des « bois » ou « forêts d'usage commun », ici en limite des anciens bans de Celles et d'Allarmont, et le massif des Herrins aux formes amollies, autrefois avec ses chaumes et ses forêts de versants sombres, qui culmine à avant de s'affaisser au sud vers le col des Herrins, légèrement décalé au nord sous la tête du Gros Colas à d'altitude. Le petit massif des Hayes, autrefois montagne de la Haillière devenue Hallière, allongé vers le nord-ouest possède une partie sommitale saillante, qui grimpe vite à d'altitude, atteignant plus au sud et sur des ressauts entre un col au-dessus de Riangoutte, côté cellois, avant de rejoindre le large dôme du Gros Colas, déjà mentionné. La limite communale entre Celles et Allarmont suit ainsi la ligne faîtière, l'abandonnant au niveau du premier ressaut et de la Tête du Gros Colas, les deux inclus dans la commune d'Allarmont. Le Gros Colas et les hauteurs autour de la Tête du Coquin forme une avancée septentrionale partant de la ligne de faîte qui surplombe la vallée de Moussey, l'avancée et sa base faîtière se nomme le Grand Brocard sur la carte d'état-major au milieu du . Le versant nord-est du Gros Colas tourné vers le hameau de la Sciotte se nommait le penchant des malprés dans les esquisses du cadastre napoléonien en 1807Plan parcellaire par Claude Protin et Philippe Briamman, 4 octobre 1807, Archives des Vosges, 3 P 115 Allarmont (Vosges, France.
Au sud, la Tête du Coquin, restructuré en tant qu'observatoire bétonné allemand lors de la Grande Guerre, appartient à la commune de Celles-sur-Plaine, mais ses flancs orientaux jusqu'à parfois plus de d'altitude, dits côte des coquins, restent dans la forêt communale d'Allarmont. Au sud du Coquin, après le col de la fontaine des Bœufs, le chemin des Bannes inaugurant la séparation avec Moussey est atteint au col du Calvaire, encore nommé « Calvaire du Coquin », il suit légèrement en contrebas de la ligne faîtière de l'ancien massif du Larmont, rebaptisé pour ses saillies ou ressauts, Grand Brocard ou massif des Brocards. La limite communale file alors vers l'orient, s'écartant de la chaume du Brocard rouge, descendant vers le col de la Haye l'abbé vers d'altitude, gagnant toujours sur l'ancien chemin des Bannes vers le nord-ouest le Noir Brocard, du moins son flanc sommital sud. Sur ce secteur part l'avancée dite du Noir Brocard, autrefois incluse dans le massif des Brocards avec ses bois et sa chaume centrale, vers le nord, en direction du hameau de La Sciotte, semant diverses roches sommitales comme la roche du Pilier et la roche des Brocards, autrefois connue sous l'appellation générique de roches du Noir BrocardCarte topographique du département des Vosges, réalisée par Adolphe Garnier (1839-1916), édition Erhard, Paris, 1878. Zoom sur gallica.bnf.fr. La limite poursuit dans sa variante dite de « la Basse de la Meule » et laisse au nord en petite avancée isolées le mont de la Sauvage Femme culminant plus bas à d'altitude, dont les pentes arrondies, autrefois porteuses au soleil d'une vaste chaume, se nommaient le rain des Jalles. Elle mène jusqu'au Saint-Grime, point sommital de la commune, point frontalier triple à d'altitude entre Allarmont, Moussey et Vexaincourt. Ainsi, bien avant le col en contrebas du Jardin David, la limite communale avec Vexaincourt bifurque vers le chemin du vieux Saint-Grime, autrefois séparateur jusqu'à la « Haute Côte » surplombant la Plaine, le plus souvent en descendant et sinuant tantôt vers le nord tantôt vers le nord-est ou même parfois vers l'est ou le sud-est, assez régulièrement en contrebas de la ligne de faîte, la limite est marquée par deux ressauts à d'altitude, le second dont les formes sommitales restent majoritairement sur le territoire d'Allarmont, avant d'atteindre le col du Grand Mai, aujourd'hui col des Marcassins à , supporte le dolmen de la Haute Côte, autrefois du chemin saint GrimeLe Grand-mai proviendrait de l'altération de Grimel ou Petit Grime, influencée par le hameau des quatre maix (quatre may ou petits domaines enclavés), encore nommé en 1807 Gérard-may (du nom de la famille habitante la plus ancienne). Une autre forme similaire en mè, décliné au singulier lemeix, lamaix, sur le vallon orientale de Vexaincourt a servi à nommer le chemin, le ruisseau, la haute scierie du vallon, c'est-à-dire de la goutte de la Maix, voire plus tard le lac glaciaire de la Maix, en hauteur sur son versant à l'ombre. Plan cadastral napoléonien, Archives des Vosges, 3 P 4945/2 Allarmont (Vosges, France). Enfin, la faible remontée, dans le prolongement de la côte du Four, ou côte du Fono, sur le sommet de l'avant massif de la Haute Côte à et la descente vers la vallée de la Plaine à hauteur du secteur de la Haute Creuse termine la boucle frontalière, ici toujours avec VexaincourtLes graphies Fono ou Forno font allusion à la prononciation dialectal du fourneau, influencée par le mot vosgien foné, qui désigne aussi bien un fourneau qu'un foyer allumé en plein air, ce qui peut une allusion au sommet de bures qu'était la Haute Côte pour le cercle des jeunes gens du village. Le terme est bien choisi car cette côte au plein soleil provoquait des ascendances thermiques, rendu visible par l'élévation des brumes forestières..
La commune d'Allarmont présente au nord/nord-ouest une face plus basse, un piémont réduit accolé à la vallée alluviale de la Plaine. Le vallon de la Sciotte est marqué par un couloir d'alluvions fluvio-glaciaire réduit, disparaissant avant le hameau principal. Ce vallon se sépare ensuite en deux, coupé par l'avancée du Noir Brocard, une des avancées du grand massif des Brocards, d'une part le vallon de la Haute Sciotte ou Basse des Sciottes plus long et plus encaissé menant vers le sud et d'autre part le vallon du Grand Goutis, plus réduit, se dirigeant vers l'est puis le sud-estLa Haute Sciotte étaient aussi appelée en 1807 Basse des Sciottes tant par son vallon, son ruisseau, ses prairies et coteaux adjacents. Notons la variation pour l'autre vallon drainé par le ruisseau du Grand Goutis, rassembleur de toutes les ruisselets, appelés petites gouttières ou gouttis, dénommé en amont basse du Brocard et en son aval élargi, Basse du Four..
L'église saint Léonard est construite sur le cône de grès arkosique, de la couche triasique de Senones (début du Trias ou Trias inférieur) dominant la confluence du ruisseau du vallon et de la rivière Plaine. Au-dessus d'une coupe grossièrement vers d'altitude, les hauteurs des monts sont composés de grès vosgien supérieur, daté du Trias inférieur. Ces deux larges couches de grès triasiques sont présentes sur l'autre rive de la Plaine, mais à une altitude moindre. En fin, les hauteurs sommitales du massif des Brocards, barrière entre le val de Plaine et le Val du Senones, laissent apparaître des couches, plus résistantes à l'érosion glaciaire et pluviale, du conglomérat principal.
Voies de communication et transports Voies routières Les voies de communication anciennes vers les monts sont particulièrement denses, en particulier les chemins de voiturage, empruntés par les chariots à structure de chargement polyvalente vers de nombreuses scieries, parfois en haut des vallons, ou les voies souvent éphémères de schlittage des bois, sans oublier les chemins de côtes gagnant les vallées voisines et les sentes forestières plus ou moins étroites, dont certaines menaient vers les chaumes sur des hauteurs exposées au soleil, en partie dénudées, bien avant la période révolutionnaire.
Les axes de circulation majeurs, largement améliorés au , d'abord par les ponts et chaussées du duché de Lorraine en accord avec la principauté de Salm exportant bois et fer vers l'aval, puis par cette institution devenue française, concernent ici la vallée de la Plaine et le vallon de la Sciotte. En 1845, Allarmont se situe sur la route départementale de Rambervillers à Strasbourg, à de la préfecture Épinal, à de Saint-Dié, chef-lieu d'arrondissement et à de Raon-L'Étape, chef-lieu de cantonLepage et Charton avant 1845, Léon Louis, , donne respectivement après 1880 , et , ce qui confirme les travaux de rectification précoces sur ce chemin de grande communication dit de Bayon à Schirmeck (sic), au moins dans la vallée de Celles..