Le Championnat de France Pro A de tennis de table, nommé plus simplement Pro A est le plus haut échelon du championnat de France par équipes de tennis de table. Il est organisé par la Fédération française de tennis de table (FFTT).

Le Championnat de France par équipes de "Nationale 1". prend le nom de « Superdivision » de 1991 à 2003, année où il prend le nom définitif de « Pro A ».

Chaque année depuis 2004, le vainqueur du championnat est l'équipe ayant terminé en tête d'un classement à 8 équipes, qui est passé à 10 clubs pour la saison 2004-2005. Les quatre premiers sont qualifiés pour la phase de poule de la Ligue des Champions tandis que les équipes classées entre la et la disputent l'ETTU Cup. Enfin, les dernières équipes au classement des deux championnats sont reléguées en Pro B jusqu'en 2018 pour les féminines. En effet la FFTT fusionnent la Pro A et la Pro B - suites aux retraits de nombreux clubs pour raisons financières - en Pro Dames.

Lors de la saison 2018-2019, L'ASRTT Étival-Raon dans le championnat féminin et le Morez Haut-Jura dans le championnat remportent leurs titres de Champions de France pour la première fois de leurs histoires.

Pour la première fois de son histoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Pro A 2019-2020 est définitivement arrêtée, le , en raison de la pandémie de coronavirus.

Saison en cours

Histoire du Championnat de France par équipes

L'après-Guerre 1947-1960 : Sur le plan national, de réforme en réforme, le championnat par équipes trouve son rythme de croisière et consacre alternativement le Racing Club de France, la Cavigal de Nice et l’AC Boulogne-Billancourt. 1960-1969 : Le championnat féminin voit enfin le jour. Colombes-Sports devient le premier champion de l'histoire féminine avant de voir l'ACBB écraser le championnat, enlevant 8 des 9 premiers titres mis en jeu, seulement battu par l'ACS Fontenay en 1966. Chez les hommes, le championnat vit une période d'alternance ou le Racing, l'ACS Fontenay, le CSU Bicêtre et l'Amiens SC remportent tous deux titres durant cette décennie. L'AC Boulogne-Billancourt réalise en 1964 le seul doublé de l'histoire en sacrant cette année-là son équipe féminine et son équipe masculine, pour la dernière fois de son histoire pour ces messieurs.

1968-1985 : KB-Messine et l'alternance féminine Les Championnats femmes et hommes prennent définitivement leurs rythme de croisière après plusieurs années de réformes. Il en est pour preuve les duels explosifs et indécis du type US Messine Paris - CSA Kremlin-Bicêtre en messieurs, AC Boulogne-Billancourt - SLUC Nancy chez les dames. Le déclin de l'ACBB au milieu des années 1970 a provoqué une alternance au palmarès féminin. Ainsi, Bruz (4 titres), Cabourg, Annecy (2 titres) le CAM Bordeaux et Enghien (1 titre) ont comblé le vide entre les titres 1975 et 1986 de l'ACBB et permit aux clubs non-francilien de s'adjuger les titres. Sur le plan européen, le CSA Kremlin-Bicêtre sera finaliste de la Coupe des "Villes de Foire" en 1973 et sera deux fois demi-finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions tout comme l'ACBB.

1985-1990 : Le retour de l'ACBB et premiers titres européens Dans l’Hexagone sportif, l’heure était à la passation de pouvoirs et à la réforme des championnats. Chez les hommes, après un passionnant face-à-face de plus de quinze ans entre le Kremlin-Bicêtre et l’AS Messine Paris, le club azuréen de la Trinité (renforcé par le Chinois Xie Saike) avait repris le flambeau en étant le premier club français à inscrire son nom sur le socle d’une coupe d’Europe et par conséquent, à réaliser le doublé. Dominant provisoire car du côté de Levallois, l’on s’apprêtait à régner sur la décennie à venir !

Le championnat féminin voit le retour de l'ACBB sur le devant de la scène avec 5 titres en 7 ans. l'US Kremlin-Bicêtre remporte ses premiers titres dans le championnat féminin, devenant le quatrième et dernier club à ce jour à remporter des titres chez les hommes et les femmes.

Sur le plan européen, les hommes trustent les premiers titres avec la Trinité (1 titre pour deux finales) et Levallois (2 titres pour 4 finales toutes compétitions confondues)

1988-2001 : Levallois, Montpellier et les autres Durant cette période, Levallois ne laissera aucune miette à ses adversaires en championnat (14 titres consécutif) tandis que chez les dames, l'AC Boulogne-Billancourt décroche ses 4 derniers titres de championnes de France avant de sombrer lentement dans la hiérarchie sportive. Hiérarchie que va dominer Montpellier sans partage de 1993 à 2003 à la suite des arrivées de nombreuses pongistes en provenance de l'ACBB. Durant ces périodes fastes, l'USKB va collectionner les places d'honneurs sur le podium sans regoûter au titre de Champion de France sur la période.

Sur la scène européenne, Levallois est à ce jour la seule équipe à avoir réalisé 3 doublés Championnat-Coupe d'Europe en décrochant la Coupe d'Europe Nancy-Evans en 1988, puis 2 coupes des clubs champions en 1990 et 1995. Les franciliens échoueront également en finale de cette dernière en 1991 (une grosse désillusion car Levallois se fait battre par le Borussia Düsseldorf 5-0 au retour après avoir pourtant remporté l'aller 5-1) et 1996 tandis qu'à la surprise générale, le Caen TTC remporte la première édition de la nouvelle Ligue des Champions face à l'ogre allemand du Borussia Düsseldorf. Chez les femmes, Montpellier arrive en finale de la Coupe d'Europe Nancy-Evans en 1993, performance historique dans l'histoire du tennis de table féminin français.

2001-2012 : Le Professionnalisme Le Championnat Chez les hommes, l'Élan Nevers met fin en 2001 au règne interminable des franciliens en raflant les trois championnats suivant. Le retrait de ces derniers, en difficultés financières, profite à la Garde du Vœu Hennebont TT qui remporte dès sa dans l'élite le championnat à la surprise générale. Dans un championnat qui devient de plus en plus indécis au fil des saisons, les bretons remportent les deux championnats suivants. Puis Levallois conquiert un qui lui échappe depuis sept ans avant de le laisser à nouveau à Hennebont l'année suivante. Mais les franciliens le récupèrent en 2010 et le conservent cette année. À la suite de l'arrêt de la Pro A des doubles champions de France en titre à la fin de la saison 2011-2012, on assiste à une passation de pouvoir avec le sacre de l'ASTT Chartres, deuxième l'an passé derrière les franciliens et vainqueur de l'ETTU Cup devant le même Levallois.

Chez les dames, Montpellier va terminer son règne en 2004, avec l'arrivée au pouvoir de l'USO Mondeville (2004-2006). À la surprise générale, ce sont les normandes de l'ALCL Grand-Quevilly qui vont coiffer les grandes favorites montpelliéraines à la dernière journée en 2007. L'année suivante, Montpellier est sacré pour la (et dernière) fois de son histoire devant l'US Saint Berthevin/Saint Loup TT, qui va accumuler les titres de... vice-championnes de France (2008-2011), battus également à trois reprises par l'Évreux EC (2009 et 2010) et par le CP Lys-lez-Lannoy, championnes de France en titre pour la première fois de leurs histoires. Parallèlement, on assiste à un retour de l'US Kremlin-Bicêtre sur le devant de la scène ( en 2008, en 2009, en 2010). Les franciliens atteignent pour la énième fois de leur histoire la deuxième place du championnat, battu pour un tout petit point par le CP Lys, Champion pour la deuxième année consécutive.

La crise économique Parallèlement, le championnat féminin notamment est touché de plein fouet par la crise économique : l'ASPTT Lille Métropole doit mettre la clé sous la porte à la suite des retraits de ses sponsors et de France Telecom en 2005, la forteresse montpelliéraine et les deux sections de Beauchamp doivent se retirer du championnat en 2009 suivi de Mondeville et d'Évreux, double champion en titre, en 2010. Soit 17 titres de champions de France à la trappe. Plusieurs équipes doivent même refuser leur qualification en Coupe d'Europe faute de gros budget. Ainsi, Grand-Quevilly, en 2009 et sportivement relégué, est engagé en Coupe d'Europe tandis que Joué-lés-Tours, relégable trois saisons consécutives est maintenu en Pro A ! À l'aube de la saison 2011-2012, la FFTT engage l'Entente Mirande-Cugnaux/Villeneuve, de la dernière Pro B, dans l'élite à la suite de la relégation sportive et administrative de Quimper par la CNAG et aux refus des quatre premières équipes de Pro B. Le TT Joué-lés-Tours est repêché pour la troisième année consécutive. Une semaine avant le coup d'envoi de cette même saison, Marmande doit se retirer à la suite du départ très tardif de l'une de ses joueuses. Le constat est flagrant : dépendant de plus en plus des joueuses étrangères, les clubs montrent tous les peines du monde à payer des salaires qui augmentent saison après saison...

Chez les hommes, durant la saison 2003-04, les dirigeants Montpelliérains décident de retirer leur équipe masculine, double vainqueur de l'Coupe d'Europe Nancy-Evans en trois ans à la suite d'une baisse significative des subventions versées par l'Agglomération de Montpellier. Idem pour l'Élan Nevers en 2004, pourtant triple champions en titre. La différence de niveau s'élève de plus en plus avec le temps et il devient de plus en plus difficile pour un promu de se maintenir dans l'élite. À ce jour, seul Angers (maintien en 2001), Hennebont (2004), Pontoise (2005), Istres (2006), La Romagne (2008) et Chartres (2010) ont réussi à se maintenir sportivement en Pro A. L'année 2012 change radicalement la donne, avec les retraits des "historiques" du SAG Cestas et du Levallois SC, présents dans l'élite durant respectivement 24 et 33 saisons consécutives.

Depuis 2012 : La conquête d'un titre Les retraits des "historiques" Montpellier (2009) et de l'USO Mondeville (2010) en Pro A féminine et du SAG Cestas et du Levallois SC (2012) chez les hommes changent complètement la donne aux championnats. Chez les hommes - Chartres (4 titres), Pontoise et Angers (2 titres), La Romagne et Morez Haut-Jura (1 titre) - comme chez les femmes - Metz (4 titres), le CP Lys (2 titres), l'USKB, Poitiers, Etival-Raon et Saint-Denis (1 titre) débloquent leur palmarès - entrainant une période d'alternance dans les deux championnats, pour la première fois depuis 45 ans chez les hommes. L'US Kremlin-Bicêtre féminine bat le record du plus grand écart entre deux titres tout sexes confondues puisque 25 ans séparant ses deux derniers titres. Angers signe le titre masculin le plus tardif de l'histoire à sa vingtième participation consécutive. L'US Saint-Denis féminine réussit une performance inédite en s'adjugeant le titre avec une équipe de 17 ans de moyenne d'âge doublé de la Coupe d'Europe, performance plus observée depuis Levallois en 1988.

L'édition 2019-2020, d'abord suspendue courant mars, est finalement annulée par la FFTT, le , en raison de la pandémie de maladie à coronavirusCovid-19 : les Championnats de France sont annulés, sur L'Équipe, 15 avril 2020.. Par conséquent, le titre n'est pas décerné et aucune promotion, ni relégation n'est promulguée.

Les championnats 2022-2023 font l'objet d'un énième réforme puisque la Pro A Hommes voit l'apparition des play-offs entre les quatre premiers du classement. Ainsi, la GV Hennebont remporte un cinquième titre national qui le fuyait depuis 14 ans, plus gros écart entre deux titres chez les hommes ainsi que la Coupe ETTU pour la deuxième fois en 4 ans et pour son premier doublé de l'histoire. Metz remporte également son cinquième titre pour devenir la troisième équipe féminine la plus titrée du championnat, cependant très loin de l'ACBB (16 titres) et de Montpellier (12 titres). Les messins réussissent l'exploit d'aller en finale de la Ligue des Champions après avoir éliminé Berlin et Linz, deux cadors européens. La marche contre Tarnobrzeg est cependant trop haute et s'inclinent lourdement contre les polonaises.

Palmarès Messieurs