Jean-Michel Bertrand, né le à Baccarat (Meurthe-et-Moselle) et mort à 64 ans le à l'hôpital Saint-Louis de Paris, est un homme politique français.
Pharmacien-biologiste de formation, Jean-Michel Bertrand a été élu maire de Bourg-en-Bresse en 2001, puis député de la première circonscription de l'Ain en 2002 ( législature). Membre de l'UMP, d'abord proche de Charles Millon, il se fait connaître par ses réalisations municipales, son fort caractère et son action en faveur de la sécurité routière.
Atteint d'une myélodysplasie, il avait décidé de ne pas se représenter à ses mandats de député (2007) et de maire (2008).
Notable à Bourg-en-Bresse Un entrepreneur au Conseil municipal Après des études de pharmacien-biologisteLe courrier économie de Bourg-en-Bresse et des Pays de l'Ain, jeudi 21 février 2007. Jean-Michel Bertrand, lauréat de l'UniversitéSite de la mairie de Bourg-en-Bresse., effectue son internat aux Hôpitaux de Nancy. Il reprend en 1970 le laboratoire Berger à Bourg-en-Bresse (rue Notre-Dame)Julien Brodier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Jean-Michel Bertrand au scanner…, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, .. À partir de 1974 il préside la Jeune Chambre économique. Jean-Michel Bertrand s’intéresse à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire quand il rencontre Paul Barberot, alors maire de Bourg-en-BresseFabienne Python, « Ce que Jean-Michel Bertrand laisse à Bourg », Le Dauphiné libéré, ..
Entré au RPR le Jean-Marc Perrat, « Bourg-en-Bresse pleure son maire », Le Dauphiné libéré, 20 février 2008, deux jours après la victoire de la gauche, puis créateur de l'Université inter-âges de l'Ain en 1983, il est élu pour la première fois conseiller municipal de Bourg-en-Bresse la même année sur la liste de Bernard Vuitton.
Particulièrement attaché au développement économique et au rayonnement de Bourg-en-BresseTémoignage de Jean-Jack Queyranne, Le Dauphiné libéré, 20 février 2008., il siège au Conseil municipal jusqu'à sa mort ; soit comme membre de l’opposition municipale (1983-1989 puis 1995-2001), soit dans la majorité (1989-1995 puis 2001-2008).
À partir de 1989 Jean-Michel Bertrand devient le premier adjoint du radical-valoisien Paul Morin. En 1994, il est défait aux élections cantonales par le sortant socialiste Jean-Paul Rodet, puis l’année suivante la gauche remporte la mairie. Battu, le sortant Paul Morin s'éloigne et Jean-Michel Bertrand prend la tête de l’opposition municipale.
Un maire au caractère trempé
Jean-Michel Bertrand est élu maire de Bourg-en-Bresse en 2001 après une campagne houleuse. Il s’impose tout d'abord comme candidat du RPR face au député et ancien maire de Pont d'Ain Jacques BoyonJulien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Le bulldozer de la Bresse, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006, puis lors de l'élection contre le député-maire PS André Godin alors que les sondages le donnent battuSondage IFOP du 22 février 2001 pour Le Progrès, où sa liste est créditée de 39 à 46 % des voix au second tour., au terme d'une campagne acharnée, agrémentée de rumeurs sur son adversaireJulien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Le bulldozer de la Bresse, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Le maire André Godin y témoigne qu'« une rumeur a circulé selon laquelle j'avais une liaison extraconjugale avec une Maghrébine et des enfants cachés ! » (...) « En 2000, j'ai eu un syndrome de Guillain-Barré, qui se traduit par une paralysie des extrémités des membres. J'ai dû m'arrêter trois mois. Trois semaines avant les élections, lors d'un meeting à la salle des fêtes, Jean-Michel Bertrand a dit que, compte tenu de mes tremblements, je ne pourrais plus jouer aux boules. En clair que je me faisais vieux. ». Une fois maire, Jean-Michel Bertrand est désigné comme premier vice-président de la Communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse.
Catholique fervent, de caractère autoritaire (il préfère parler de ), ce travailleurTémoignages de Lucien Guichon et d’Étienne Blanc, Le Dauphiné libéré, 20 février 2008. est quelquefois surnommé « le bulldozer de la Bresse » pour son action municipale, ou qualifié de bétonneur. Jean-Michel Bertrand était parfois dogmatique et polémiqueRubrique Coup de gueule de son blog., et commit de fréquents dérapages verbaux, comme traiter de « lopettes » les membres de l'opposition municipaleJulien Brodier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Jean-Michel Bertrand au scanner..., dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Les propos étaient retranscrits dans une interview à LyonMag..
Son action à Bourg-en-Bresse « Renforcer l’attractivité de Bourg »Julien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Opérations séduction, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Citation de Jean-Michel Bertrand. a été le leitmotiv et la priorité de son mandat municipal. Pour renforcer son image locale, il n'avait pas hésité à provoquer de multiples visites ministérielles dans sa villeJulien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Opérations séduction, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Entre son élection et début 2006, 17 membres du gouvernement se sont rendus sur sa circonscription..
Polémiques locales et grands travaux Au cours de son mandat, le nombre de logements construits par an passe de 70 à 330Julien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Opérations séduction, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Témoignage de Philippe Morel-Lab, adjoint à l'urbanisme., tandis qu'un site internetChoisirBourg.com. est créé pour inciter de nouveaux habitants à s’installer dans la commune.
Plusieurs équipements sportifs sont réalisés ou réhabilités (centre nautique, stade Farouk Nouï, stade Marcel Verchère, centre hippiqueSite de la mairie de Bourg-en-Bresse. Sa commune lui doit également des actions en faveur du handicap (charte Ville Handicap), de l’environnement (Conseil national du développement durable) ou de l’accès à des animations culturelles., notablement). Les zones piétonnes sont multipliées. Dans le secteur social, il instaure un Conseil économique et social de Bourg-en-BressePage sur CESL sur le site de la Ville de Bourg-en-Bresse., afin de favoriser la démocratie locale.
Après des débuts houleux avec les milieux culturels (nudité déclarée inacceptable dans les spectacles, protestation quand les enfants des écoles chantent en langue étrangère), puis lors de la démolition de la salle de la Vinaigrerie, les relations s'apaisent avec l’évolution du théâtre municipal et le développement de la scène de la Tannerie qui sont achevées sous son mandat, ou la transformation de l'Hôtel Marron de Meillonnas en espaces culturels.
Les relations de sa municipalité avec les associationsLa Ville de Bourg et les associations : de drôles de méthodes, blog de Jean-François Debat sont critiquées, comme la volonté de contrôler l'action de l'office de tourismeOffice de Tourisme de Bourg : à la niche, les bénévoles !, blog de Jean-François Debat et de l'office municipal des sports.
Un urbanisme parfois contesté Comme maire, Jean-Michel Bertrand marque fortement l’urbanisme de Bourg-en-Bresse. Plusieurs opérations d’aménagement font évoluer la commune : aménagement du Champ de Foire, vente de la caserne Aubry à un organisme HLM (logements, ludothèque et conservatoire), implantation (critiquée) d’un multiplexe, entre autres. Le lancement en d'une opération de renouvellement urbain à la Reyssouze (médiathèque, pôle enfance), lancée à titre préventif dans ce quartier de , est contestée (démolition de 348 logements et 804 réhabilitations). Quant à la transformation du Cours de Verdun en une Esplanade de la Comédie, elle est motivée par la création d'un cœur de ville, destiné à renforcer l’attractivité du centre-ville.
Plus polémiques, la fourniture du foncier du nouveau centre pénitentiaire au ministère de la justice pour garantir la présence des 300 emploisJulien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Polémique autour de la prison, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006 et le choix de son emplacement, à la Providence, sont sources d’importants débats locauxBlog de Jean-François Debat.. Pour maintenir l’emploi industriel et attirer de nouvelles entreprises, la ville et l’agglomération ont créé le parc industriel Paul-Berliet et la zone commerciale de la Cambuse, rénové la zone d’activité de Cenord, et en ont facilité la desserteJulien Bordier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Opérations séduction, dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. En revanche, la rocade (pour mieux desservir Renault Trucks ou Tréfileurope), les principales entreprises burgiennes) ou la création d’un centre universitaire, sont encore à l'état de projets lors de sa mort.
Au cours de son mandat, Jean-Michel Bertrand a favorisé l'urbanisme et le développement économique (, la plus dynamique de FranceSite de la mairie de Bourg-en-Bresse, classement du mensuel l'Entreprise.. de la préfecture de l'Ain, .
Un unique mandat parlementaire Devenu conseiller régional en 1995 dans le sillage de Charles Millon, puis en 2001, Jean-Michel Bertrand se présente aux législatives de 2002. Une fois député, il est intervenu en particulier sur le sujet de la sécurité routière.
Du Conseil régional à l'Assemblée nationale
Présent en 1992 sur la liste de Charles Millon aux élections régionales, il accède en 1995 au Conseil régional Rhône-Alpes, et après 1998 soutient un temps la Droite, un parti politique créé par Charles Millon.
En 2002, il est élu député à sa première candidature (42,5 % au premier tour puis 47,4 %Site du ministère de l'Intérieur.), battant le socialiste André Godin, qui avait ravi en 1997 le siège de Jacques Boyon. Touché par le cumul des mandats, Jean-Michel Bertrand démissionne alors du mandat de conseiller régional qu’il avait retrouvé en 2001France 3 Rhône-Alpes Auvergne...
Au palais Bourbon (où il siège dans les bancs les plus à droitePrésentation de Jean-Michel Bertrand sur le site de l’Assemblée nationale.) il est membre de la commission des affaires économiques et vice-président du groupe d’étude sur la route et la sécurité routière.
Parlementaire assidu et actifListe des questions au Gouvernement déposées par Jean-Michel Bertrand.., attentif aux dossiers sur la jeunesse et l’économie, il s’est également investi dans la Haute Autorité de santé (HAS), notamment sur la maladie de Parkinson. Ardent partisan des réformes libérales proposées par les gouvernements Raffarin et VillepinJulien Brodier, Jean-Michel Bertrand, le maire bulldozer - Jean-Michel Bertrand au scanner..., dossier de L'Express sur Bourg-en-Bresse, 26 janvier 2006. Il regrettait « que l'on n'aille pas assez vite dans les réformes dont la France a besoin pour se réveiller. Le pays s'est vitrifié pendant que le reste du monde se développait. » Il était fier de « réussir, en ce moment, à débloquer la réforme des retraites, celle de l'assurance-maladie, le monde du travail. », il s'affranchit parfois des positions de son partiSa position sur l'amnistie accordée à Guy Drut...
Il a été membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationaleGroupe d'études sur le problème du Tibet..
Son action en faveur de la sécurité routière