Le Trèfle - Les nouveaux écologistes est un mouvement politique écologiste français, créé en 1993 sous la dénomination Les nouveaux écologistes du rassemblement nature et animaux (alors abrégé en NERNA) par Bernard Manovelli..

Historique Bernard Manovelli, un avocat, ancien membre du Rassemblement pour la RépubliquePierre Bréchon, La France aux urnes : soixante ans d'histoire électorale, Les études de la Documentation française, numéros 5286 à 5287, 2009, p. 13., fonde au début des années 1990 trois partis : Les nouveaux écologistes du rassemblement nature et animaux (NERNA), le Parti pour la défense des animaux (PPDA) et l'Union nationale écologiste (UNE)Article de Bernard Dolez, « Les petits partis au regard de la réglementation du financement de la vie politique », p. 98, paru dans ..

Cet avocat des inculpés de la tuerie d'Auriol fut candidat aux élections municipales de 1983 à Marseille, à la tête de la liste de droite extrême, Marseille-SécuritéMarseille, naissance d'une métropole, Éditions L'Harmattan, 1999, p. 149-150. Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, Paris, L'Harmattan, 2008, p. 135. Dépassant les 5 % des suffrages dans les et secteurs, il est approché par les deux autres candidats, Jean-Claude Gaudin (UDF) et Gaston Defferre (PS).. C'est finalement avec le premier qu'il fusionne sa liste dans les deux secteurs, et se fait élire au conseil municipal avec un autre de ses colistiers, Gilbert Gaspieri. En, 1988, Manovelli est élu conseiller général divers droite dans le Canton de Marseille-la Blancarde. vignette|Ancien logo Bernard Manovelli doit démissionner de son mandat à la suite d'une condamnation pour fraude électorale le par le tribunal de grande instance de Marseille. Mais il se représente avec le soutien du RPR et de l'UDF à la cantonale partielle des 2 et , réélu au second tour avec 58,9 % des suffragesL'Humanité juin 1991L'Humanité 11 juin 1991. Sa condamnation de 1991 est confirmée le par la cour d’appel d’Aix-en-ProvenceL'Humanité, 8 avril 1992..

Il est une nouvelle fois condamné à une peine d'inéligibilité le par le Conseil constitutionnel pour non-dépôt de ses comptes de campagne aux législativesTitre: A.N., Val-d'Oise ( circ.), Affaire numéro: 93-1635. Une dizaine d'autres candidats du Trèfle subissent le même sort.. Lors d'un débat parlementaire, le député RPR Raoul Béteille observe que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques Séance du 16 décembre 1994 de l'Assemblée nationale, Compte-rendu intégral, [Journal officiel de la République française].

À la suite du décès de Manovelli le à l'âge de 46 ans, Albert Lapeyre reprend la présidence du parti. Il est président du Parti pour la défense des animaux. (PPDA, créé en 1991 par Manovelli), dissous quelques années plus tard en 2007l'association "Parti pour la défense des animaux", Identification RNA : W133006671, est dissoute par déclaration le 5 octobre 2007, publiée au Journal officiel le 13 octobre 2007, et conseiller d'arrondissement de droite (élu sur la liste de Jean-Claude Gaudin en 2001 et en 2008) à Marseille, membre de l’Institut Charles de Gaulle« Que de greffons sur le terreau écolo ! », Midi libre, 30 mai 2002., membre du conseil d'administration de Debout la République. .

Le , le mouvement est renommé « Le Trèfle - Les nouveaux écologistes - Homme - Nature - Animaux », abrégé en « Le Trèfle - Les nouveaux écologistes » pour les élections législatives. Contrairement au PPDA dissout en 2007, l'Union nationale écologiste (UNE), ayant pour président Yves Castanet et pour secrétaire général Patrice Daudé, maintient son autonomie, tout en renouvelant des alliances avec Le Trèfle aux élections législatives, régionales et cantonales.

La , Le Trèfle, France Écologie et Les Universalistes annoncent lancer une plate-forme d'idées baptisée La France Naturellement. Elle se fixe pour objectif de structurer une pensée écologiste à la droite de l'échiquier politique.

Participations électorales Législatives de 1993 Dirigeant une cinquantaine d'associations de protection animale à l'échelle nationale, Bernard Manovelli est également l'auteur d'un manifeste universaliste., publié un an avant les échéances législatives, et détaillant son positionnement politique. Après avoir présenté 501 candidats au premier tour des élections législatives de 1993 et obtenu voix, soit 3,2 % des suffrages exprimés, l'élu marseillais appelle le ses électeurs L'Humanité 23 mars 1993« Eric Gava, Quand élection rime avec pognon... », Le Monde libertaire, 15 mai 1997. L'ensemble de ces candidats portaient les étiquettes des trois partis créés par Manovelli, respectivement 262 pour le NERNA, 150 pour le PPDA et 117 pour l'UNEArticle de Bernard Dolez, « Les petits partis au regard de la réglementation du financement de la vie politique », p.99, paru dans ..

Financement public La loi du prévoyait qu'une fraction des crédits de l'État alloués au financement des partis devaient être alloués « proportionnellement aux suffrages qu'ils ont recueillis au premier tour des dernières élections législatives ». En présentant un peu plus de 500 candidats à travers la France, les trois partis créés ont bénéficié ainsi d'un financement public d'environ 7,5 millions de francs Le Monde, 24 mars 1995, p. 8. Ainsi, directement concurrencés par ces candidats « écologistes », les Verts dénonçaient le but de ces candidatures comme étant de L'Humanité, 2 mars 1993. Dans son ouvrage Le financement de la vie politique en France (1995), Jean-Pierre Camby observe que le mouvement a obtenu Jean-Pierre Camby, Le financement de la vie politique en France, Montchrestien (1995).

Lors d'un débat sur une proposition de loi sur le financement de la vie politique à l'Assemblée nationale le , le "cas Manovelli" est abordé à six reprises par des élus de divers bords politiques. Le rapporteur Raoul Béteille (RPR) déclare en séance plénière . Le député Jacques Brunhes (PCF) lui répond . Le Ministre de l'intérieur Charles Pasqua (RPR) déclare au cours de la même séance que Compte-rendu intégral de la 2 séance du mardi 13 décembre 1994, Journal officiel de la République française, 14 décembre 1994.

L'adoption de la loi aura pour conséquence que les voix recueillies par des candidats ayant été déclarés inéligibles pour n'avoir pas déposé de comptes de campagne dans les délais, ou dont ceux-ci n'ont pas été acceptés, ne seront plus pris en compte pour le calcul du financement public, les trois étiquettes « manovellistes » perdent ainsi en 1995 60 % des voix comptabilisées aux législatives de 1993 et passent de 3,8 à 2,7 millions de francs de financement public. Par ailleurs, l'acte de candidature doit désormais être déposé en préfecture par le candidat ou son suppléant, à la suite de la découverte de candidats présentés à leur insu après avoir signé une pétition contre la vivisection. Cependant, ce dernier aspect est contesté par les décisions rendues par le Conseil constitutionnel, qui rejete les recours de candidats des Verts et de Génération écologie prétendant que la candidature NERNA de leur circonscription aurait été présentée de manière irrégulière......

Législatives de 1997 En 1997, NERNA obtient en présentant 143 candidats.

Législatives 2002 À l'occasion des législatives de 2002, le parti devient "le Trèfle - Les Nouveaux Écologistes - Hommes, Nature, Animaux"https://www.journal-officiel.gouv.fr/associations/detail-annonce/associations_b_archive/20020003/0137 et présente 182 candidats à travers la FranceJO du 27/01/2007, texte : 3..

Pour la première fois, le mouvement conclu une alliance partielle avec le Mouvement Homme Animaux Nature, dans un contexte de multiplication des candidatures écologistes, dont celles issues de Cap21 et la campagne présidentielle de Corinne Lepage, mais aussi des partis créés pour l'occasion (comme Renouveau Écologique) et des scissions des partis traditionnels. Toutefois, des candidats du Trèfle et du MHAN s'affrontent dans certaines circonscriptions des Bouches-du-Rhône et de la Côte d'Azur, ancrage local historique des deux formations.

À la suite des législatives de 2002, le quotidien Libération classe "le Trèfle-Nouveaux Écologistes du rassemblement nature et animaux" (sic) "en tête des profiteurs des deniers de l'État": "avec environ , le roi du «Trèfle» peut d'ores et déjà tabler sur par an pendant les cinq prochaines années"..

En 2005, deux députés UMP, Jérôme Rivière (Alpes-Maritimes), à l'époque adhérent de La Droite libre (et depuis 2006 du CNI, candidat UMP dissident aux législatives de 2007), et Patrick Labaune (Drôme), à l'époque vice-président national de Debout la République (dont Albert Lapeyre, président du Trèfle, était membre du conseil d'administration), adhèrent au Trèfle pour le versement de l'aide publique dont bénéficient les partis et groupements politiques, ce qui place ce parti parmi ceux représentés au parlement..

Régionales de 2004 Le Trèfle prend part à ces élections dans deux régions.. Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la liste conduite par le conseiller régional sortant Patrice Miran (MEI) et soutenu par le Trèfle, le MHAN et la obtient 2,85% des suffrages et plus de 50 000 voix. En Nord-Pas-de-Calais, la liste MEI-Le Trèfle d'Henri Bailleul décroche 2,05%. Enfin, le représentant du Trèfle dans la Nièvre, Lionel Duployez, est colistier de Julien Gonzalez (MEI) en Bourgogne, qui décroche 5,21% au premier tour de scrutinhttps://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2004/(path)/regionales_2004/026/C1026L022.html.

Présidentielle et législatives de 2007 Le , un accord électoral de non-concurrence pour les législatives 2007 est conclu entre Le Trèfle, le Mouvement homme animaux nature (fondé par Liliane Sujansky, ancienne directrice de la SPA et de la Fondation Brigitte-Bardot, et Jacques Leboucher, un ancien membre du RPR.), Génération écologie-Les Bleus et le Mouvement écologiste indépendant..

En vue de l'élection présidentielle, le Trèfle ne donne aucune consigne de vote. Toutefois, certains de ses cadres, ayant créé en 1986 l'Union gaulliste de France avec Albert Lapeyre comme « président actif » (en 2012, Albert Lapeyre dernier reste président d'honneur, Bernard Tallès, président d'honneur fondateur et Stéphane Galardini, président), prennent position pour Nicolas Sarkozy par la voix de cette association.

Régionales de 2010 Le Trèfle n'a pas participé en tant que tel aux élections régionales de 2010Mieux que les élections regionales....., site officiel du Trèfle, consulté le 15 février 2012. Entre les deux tours, Jean-Marie Guillaumin, délégué départemental du Trèfle pour l'Allier et régional pour l'Auvergne, prononce un discours à un meeting à Montmarault pour soutenir la liste de Daniel Dugléry (UMP)Jean-Marie Guillaumin, "Le Trèfle soutient UMP régional 2010", Blog officiel de la Délégation Régionale Auvergne du Trèfle, consulté le 15 février 2012.

Cantonales de 2011 Le Trèfle présente un grand nombre de candidatures dans les Bouches-du-Rhône, obtenant entre 1 et 7% des suffrages exprimés.

Par ailleurs, Jean-Marie Guillaumin, candidat du Trèfle dans le canton de Bourbon-l'Archambault (Allier), est également soutenu par l'« Union centriste » qui, dans l'Allier, était la section départementale de l'association « Rassembler les centristes » de Jean Arthuis, actuelle Alliance centristeJean-Marie Guillaumin, Canton de Bourbon l'Archambault!, Blog officiel de la Délégation Régionale Auvergne du Trèfle, 13 mars 2011, consulté le 15 février 2012.. Il a obtenu 165 voix (6,66 %).

Dans le Nord Pas de Calais, Éric Denœud est le seul candidat du Trèfle dans le canton de Tourcoing Nord-Est.. Il réalise un score de 3,75 %..

Législatives de 2012