Une antenne du GIGN (AGIGN) est une composante régionale du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale française (GIGN). Initialement créées comme des unités d'intervention régionales placées sous l'autorité opérationnelle du GIGN uniquement en cas de crise Dubois, Christophe Gendarmes - Tome 3, collection "Au cœur de l'action". ETAI, Antony 2012 , les antennes ont été pleinement intégrées dans le GIGN le au sein d'une nouvelle Force Antennes créée dans le cadre d'une réorganisation de l'unité Arrêté du 26 juillet 2021 relatif aux attributions et à l'organisation du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale NOR : INTJ2120405A https://media.interieur.gouv.fr/bomi/BOMI2021-8-2/textes/I40_20210726_INTJ2120405A.pdf . Il existe quatorze antennes : sept implantées en France métropolitaine à Toulouse, Orange, Dijon, Nantes, Reims, Tours et Caen et sept implantées outre-mer en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Mayotte L'Essor de la Gendarmerie nationale : Nouvelle organisation pour le GIGN avec le rattachement intégral des antennes https://lessor.org/vie-des-personnels/nouvelle-organisation-pour-le-gign-avec-le-rattachement-des-antennes-gign.

Les antennes ont principalement pour mission les interpellations judiciaires (domiciliaires ou en milieu ouvert), les arrestations de forcenés, les escortes de détenus dangereux, la lutte contre la criminalité organisée et le contre-terrorisme qui comporte un extrait d'interview dans lequel le général de corps d'armée David Galtier, commandant la région zonale de Gendarmerie PACA, mentionne l'action de l'unité dans les domaines de la lutte contre la criminalité organisée et du contre-terrorisme..

Les unités implantées outre-mer assurent également des missions de maintien et de rétablissement de l'ordre et sont équipées de véhicules blindés VBRG (véhicule blindé à roues de la gendarmerie) et VAB (véhicule de l'avant blindé).

Le personnel des AGIGN est soumis à un régime d'alerte et est disponible en permanence : il doit être prêt à partir en intervention en moins de trente minutes.

Historique et implantations Antennes du GIGN de métropole Ces unités ont porté successivement les appellations de « peloton d'intervention de deuxième génération » puis de « peloton d'intervention interrégional de Gendarmerie » (PI2G). Elles ont été rebaptisées antennes du GIGN en 2016 Arrêté du 14 avril 2016 portant changement d’appellation des pelotons d’intervention interrégionaux de la gendarmerie d’Orange (Vaucluse), de Toulouse (Haute-Garonne), de Dijon (Côte-d’Or), de Reims (Marne), de Nantes (Loire-Atlantique) et de Tours (Indre-et-Loire) publié dans le Bulletin officiel du ministère de l'intérieur (BOMI) 06-2016 du 15 juin 2016 - consulté le 16 juin 2016. L'appellation officielle complète est « antenne du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale », suivie du nom de la localité d'implantation. Ainsi, l'arrêté précise par exemple que le  peloton d’intervention interrégional de la gendarmerie de Toulouse (Haute-Garonne) prend l’appellation d’«antenne du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale – Toulouse». Certains documents mentionnent également l'appellation d'« antenne GIGN » ou d'« antenne régionale du GIGN ».

Le premier PI2G a été mis en place en : trente militaires des pelotons d'intervention des escadrons de gendarmerie mobile « 31/2 » et « 32/2 » reçoivent une formationPour mémoire, le numéro d'identification d'un escadron de gendarmerie mobile se lit comme suit, en prenant l'exemple du « 31/2 » : il s'agit du (31) du de gendarmerie mobile (31) de la région de gendarmerie (Aquitaine) (31/2). Le PI2G de Toulouse a donc été initialement constitué de militaires issus du de la région Aquitaine. d'avril à ; six d’entre eux sont formés comme médiateursDans la pratique, au cours de leurs missions, les antennes du GIGN travaillent avec des médiateurs régionaux suivant le principe : « qui négocie n'intervient pas et qui intervient ne négocie pas ». Gendarmerie : peloton d'élite pour missions sensibles. Reportage pour l'émission Enquête exclusive (M6) diffusé le 18 novembre 2014. . Le groupe entre en service le .

Après une phase expérimentale jusqu'à fin 2006, un second PI2G, comportant , est créé en à Orange et entre en service le . Durant les deux premiers mois de son activité opérationnelle, il intervient en moyenne deux fois par semaineDates de création, entrée en service et nombre d'interventions : Le Dauphiné libéré, .. Lors de sa première année d'exercice, le PI2G d'Orange assure ..

Un troisième PI2G est créé à Dijon en 2012 avec un effectif initial de qui évolue ensuite vers l'effectif standard (à l'époque) de .

Les PI2G de Nantes, Tours et Reims sont créés par arrêtés du ..

L'appellation d'antenne du GIGN est adoptée en 2016, l'effectif unitaire devant être porté à 32 à partir de 2016 Magazine Gend'info - décembre 2015..

Un sous-officier de l'antenne du GIGN d'Orange a perdu la vie lors d'une intervention de réduction de forcené le à Gassin (Var).

Lors des attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes, l'antenne du GIGN de Toulouse prend le relais des primo-arrivants (unités locales puis PSIG de Carcassonne) puis des primo-intervenants (PSIG Sabre de Narbonne) pour stabiliser la situation dans l'attente d'une équipe du GIGN en provenance de Satory. L'accélération des événements provoque un assaut d'urgence au cours duquel un gendarme de l'antenne est blessé, le dernier otage (le colonel Beltrame) étant lui-même mortellement blessé Pierre-Marie Giraud - Arnaud Beltrame L'Héroïsme pour Servir. Mareuil éditions 2018..

Une antenne du GIGN (AGIGN) est créée à Caen le https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/le-gign-officialise-son-arrivee-a-caen-7142912.

Les antennes de métropole et d'outre-mer sont entièrement intégrées au GIGN le .

Antennes du GIGN implantées outre-mer thumb|Escorte de fonds - AGIGN outre-mer Jusqu'au début des années 2000, il existait dans les départements et certains territoires d'outre-mer, des groupes de pelotons mobiles (GPM), unités constituées principalement de gendarmes mobiles détachés et affectés outre-mer pendant trois ou quatre ans et dont la mission était de renforcer la gendarmerie départementale ainsi que les unités de gendarmerie mobile qui sont déplacées par roulement dans ces territoires.

Au début des années 2000, le besoin de spécialisation dans le domaine de l'intervention a fait évoluer les missions de ces unités. Leur structure et leurs moyens ont changé. Les GPM, qui étaient initialement constitués - suivant le territoire - de 2 à 6 pelotons identiques répartis géographiquement dans le territoire considéré, ont été réorganisés dans un premier temps sur le modèle suivant : un groupe de commandement un peloton blindé chargé de mettre en œuvre les véhicules blindés à roue de la gendarmerie (VBRG) basés localement un peloton d'intervention.

Cette structure a ensuite évolué à nouveau et l'adjectif « mobile » a disparu de la dénomination des unités qui sont devenues des « groupes de pelotons d'intervention » (GPI) comprenant typiquement 36 personnels répartis entre deux pelotons d'intervention outre-mer (PIOM) identiques, capables de se relayer pour prendre l'alerte à tour de rôle, chacun des PIOM regroupant en son sein les capacités nécessaires à l'accomplissement de l'ensemble des missions : intervention, observation-surveillance, mise en œuvre d'engins blindés, etc.

Les GPI, comme les PI2G implantés en métropole, ont à leur tour été rebaptisés Antennes du Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale, par circulaire 61050 du Voir également : http://www.clicanoo.re/533066-le-gpi-974-devient-l-antenne-gign-de-la-reunion.html ou encore http://www.linfo.re/la-reunion/societe/699111-le-gign-prend-ses-quartiers-a-la-reunion.

Les antennes de métropole et d'outre-mer sont entièrement intégrées au GIGN le

Un sous-officier de l'antenne du GIGN de Cayenne a perdu la vie lors d'une intervention contre des orpailleurs clandestins en Guyane le L'Essor de la Gendarmerie Un adjudant de l'AGIGN de Cayenne tué dans une opération anti orpaillage en Guyane https://lessor.org/operationnel/un-adjudant-de-lagign-de-cayenne-tue-dans-une-operation consulté le 31 mars 2023.

Positionnement et missions Positionnement thumb|Équipiers d'une antenne du GIGN en colonne d'assaut. Les antennes du GIGN permettent d'optimiser la couverture du territoire et la réactivité de la Gendarmerie en raccourcissant les délais d'intervention. Dans le cas des AGIGN outre mer elles sont primo intervenantes du fait de l'éloignement géographique de la métropole.

Les AGIGN s'inscrivent ainsi dans une gradation de moyens permettant de mettre en œuvre des personnels entraînés pour des situations de gravité croissante . : peloton de surveillance et d'intervention (« PSIG ») de la gendarmerie départementale ; PSIG Sabre de la gendarmerie départementale doté d'une capacité et d'un armement renforcés ; peloton d'intervention (« PI ») de la gendarmerie mobile ou de la Garde républicaine ; peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (« PSPG ») pour la protection des sites nucléaires ; GIGN et ses antennes.

La Gendarmerie distingue trois niveaux d'intervention : l'« intervention professionnelle » (également appelée « intervention élémentaire »), qui est enseignée à tous les gendarmes, l'« intervention intermédiaire » qui concerne principalement des unités équipées et entraînées pour faire face à des situations plus complexes - planifiées ou imprévues - et l'« intervention spécialisée » qui est le domaine de formations entraînées et équipées pour les situations les plus délicates et les plus dangereuses, comme le GIGN,ses antennes ou encore les PSPG.

Missions thumb|Exercice de contre-terrorisme aérien - AGIGN outre-mer thumb|Exercice de contre-terrorisme - AGIGN outre-mer Une antenne du GIGN effectue en moyenne plus d'une centaine de missions par anGendarmerie : peloton d'élite pour missions sensibles. Reportage pour l'émission Enquête exclusive (M6) diffusé le 18 novembre 2014.. Les antennes du GIGN ont été créées pour remplir cinq missions principales. : intervenir lorsque les moyens nécessaires dépassent ceux à disposition des PSIG et des pelotons d'intervention ; remplir les missions classiques d'intervention et de sécurisation du GIGN sur le reste du territoire métropolitain ; venir en appuie aux autres groupes d'intervention (comme on l'a vu par le passé, des gendarmes d'AGIGN ont déjà été envoyés pour assister le GIGN) ; intervenir sur les sites nucléaires ou « classés Seveso » (dans le cadre d’une action contre-terroriste) pour les unités de métropole ; assurer des missions de protection rapprochée (avec le port de la tenue civile) ; effectuer des transferts ou escortes de détenus particulièrement signalés.

En outre, les unités implantées outre-mer, du fait des distances entre les DOM-COM et la métropole, et donc du temps nécessaire à l'acheminement de renforts, doivent pouvoir intervenir de manière autonome sur des événements graves, soit pour traiter la situation sans aide extérieure soit pour la stabiliser dans l'attente du GIGN « central ». Par ailleurs, elles mettent également en œuvre des moyens dont les unités métropolitaines ne disposent pas (par exemple des engins blindés VBRG). Enfin, l'affectation dans une AGIGN d'outre-mer est limitée dans le temps, contrairement à une affectation en métropole.

Les unités d'outre-mer remplissent également des missions supplémentaires - parfois liées aux spécificités des territoires dans lesquels elles sont implantées. Maintien et rétablissement de l'ordre - notamment lorsque l'emploi de blindés est nécessaire Missions de secours - notamment en montagne (seule La Réunion est dotée d'un Peloton de Gendarmerie de haute montagne ou PGHM) Lutte contre l'orpaillage clandestin (en Guyane)