La bataille de Trinquemalay est un affrontement naval qui a lieu du au , entre une flotte française commandée par le bailli de Suffren et une flotte britannique, sous les ordres de l'amiral Hughes. Cette bataille, à l'issue indécise, a lieu au large de Trinquemalay (Trincomalee ou Trinquemalé), une baie avec un port située sur les côtes orientales de l'île de Ceylan.

La bataille terrestre (25-31 août 1782)

thumb|left|Plan de la prise du fort de Trinquemalay levé peu de temps après le siège par le chevalier des Roys. (Archives de l'outre-mer)

Après avoir été ravitaillé, une escadre commandée par le bailli de Suffren appareille de Gondelour et arrive par surprise devant Trinquemalay, sur la côte est de Ceylan, le . La ville avait été arrachée par les Britanniques aux Néerlandais au mois de janvier.

Les troupes sont débarquées, de nuit, à une heure du matin sur les plages, hors de portée des batteries du fort du port britannique. Suffren prend le commandement. Antoine Jean d'AgoutAntoine Jean, vicomte d'Agout, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de celui de Saint-Lazare, lieutenant général des armées du roi, et premier écuyer de S. A. Madame, duchesse d'Angoulême, né en 1750..., le lieutenant-colonel de la de volontaires étrangers de la Marine, est responsable de l'infanterie et de quelques éléments de cavalerie, Duvis, du génie, M. Fontaine, de l'artillerie. Le 27 et le 28 furent employés à élever des batteries et le 29 elles commencent a tirer. Le , la batterie d'André de Rambaud ouvre le feu. Les boulets font effet sur les murs note Suffren dans son Journal de bord, du . Le 31 le feu recommence avec la plus grande vivacité, le bailli de Suffren sommant le gouverneur de se rendre.

Avec ses , des régiments de Pondichéry et d'Austrasie, il prend Trinquemalay le . Cette action surprise permet à Suffren d'avoir un port pour son escadre dans la région. Laissant un contingent assez important pour défendre le port, Suffren et son escadre attendent en dehors du port l'attaque de Hughes.

Le , toutes les troupes qui n'étaient pas destinées à former la garnison sont rembarquées.

La bataille maritime (3 septembre 1782) Le , l'escadre anglaise de 12 vaisseaux commandée par Hughes arrive devant Trinquemalay.

Aussitôt l'escadre française de Suffren, forte de quatorze vaisseaux mit sous voile en ordre de bataille.

Les Anglais arrivaient insensiblement, et prenaient chasse pour éviter le combat. Ce ne fut qu'à deux heures de l'après midi que le général français put les joindre avec deux autres vaisseaux. Ces trois navires engagèrent l'action avec les Anglais. La formation de combat plus ordonnée des Anglais fait que le combat tourne à leur avantage. Le vaisseau amiral Héros de Suffren et l' furent démâtés de tous leurs mâts.

Cet engagement partiel se termina à six heures du soir.

L'amiral doit fuir après avoir subi de lourdes pertes : 82 morts et 255 blessésArchives nationales d'outre-mer, Colonies, C4/58.. Les Anglais n'ont que 51 tués. L'amiral Hughes profita de la nuit pour se retirer, craignant d'avoir à lutter contre toute l'escadre.

La mousson se profilant à l'horizon, Suffren décide, après une nouvelle courte escale à Gondelour, où il laisse les troupes, d'aller hiverner dans la vaste baie d'Achem, à Sumatra. Les Anglais eux aussi partent hiverner à Bombay.

Mais après cet échec, Suffren démet de leur commandement trois de ses capitaines qui sont renvoyés à l'île de France. Un quatrième, épuisé, est poussé à la démission et meurt peu de temps après.

Les flottes en présence (nom du vaisseau suivi de son nombre de canons et du nom de son capitaine)

Français Héros, 74, Suffren Annibal, 74, Tromelin , 74, Bruyères Orient, 74, De La Pallière Artésien, 64, Saint-Félix Ajax, 64, Beaumont Brillant, 64, De Kersauson Bizarre, 64, Larlandel Sévère, 64, De l'Angle , 64, Du Chilleau Vengeur, 64, Cuverville Saint Michel, 60, Aymar Flamand, 54, Perier de Salvert Petit Annibal (ex-Hannibal anglais capturé), 50, Morard de Galles Consolante, 36, Péan Britanniques , 74 , 74 , 74 , 70, Reiner , 70, Gell , 64, Reddel , 64, King 64 , 64, Alms , 64 , 64 , 50, Lumley

Notes et références

Annexes Sources et bibliographie Nouveau dictionnaire des sièges et des batailles tome VI

Articles connexes Bailli de Suffren Fort Frederick Histoire de la marine française de volontaires étrangers de la Marine

Liens externes Carte de la baye et du port de Trinquemalay dans l'isle de Ceylan ...

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