Gilles Bourdouleix, né le à Angers (Maine-et-Loire), est un homme politique français.
Il est maire de Cholet à partir de , président à partir de 2001 de la communauté d'agglomération du Choletais, devenue Cholet Agglomération en 2017, et député de Maine-et-Loire de 2002 à 2017.
De 2009 à 2015, il préside le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) après en avoir été le porte-parole. Il est membre fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), qu'il quitte en 2013.
En 2022, il adhère au parti Les Républicains (LR) et tente d'y adhérer de nouveau en 2025 après l'avoir quitté en 2023 mais le parti refuse son adhésion après son rapprochement vers l'extrême droite auprès d'Éric Ciotti et de son parti Union des droites pour la République (UDR) lors des élections législatives de 2024.
Il se représente à la mairie de Cholet lors des élections municipales de 2026 mais perd face à son ancienne adjointe, Isabelle Leroy, après plus de trente ans à la mairie de Cholet.
Il est mis en cause ou condamné dans de nombreuses affaires judiciaires liées à ses propos (diffamation, injures) ou manœuvres financières (détournement de fonds publics, abus de biens sociaux).
Biographie Parcours universitaire et vie professionnelle Gilles Bourdouleix est né à Angers, dans le quartier de rue des Lices. Il est scolarisé au collège Saint-Martin.
Gilles Bourdouleix intègre Sciences Po en 1982 et étudie le droit à l'université d'Angers. Avocat associé et fondateur du cabinet d'avocats BM&A, il est inscrit au barreau de Paris depuis le ..
Depuis le , il est inscrit au barreau d'Angers et continue de plaider durant son mandat de maire.
Il a été chargé de cours en droit constitutionnel à l'unité de formation et de recherche (UFR) en droit et sciences sociales de l'université d'Angers.
Parcours politique
Mandats et candidatures à droite et au centre Gilles Bourdouleix se présente en , aux élections municipales d'Angers sur la liste qui s'oppose principalement à la candidature de Jean Narquin. Il se présente également aux élections cantonales de 1988 à Angers et celles de 1992 dans celui de Cholet.
Il est élu maire de Cholet pour la première fois le . Il succède à Maurice Ligot, dont il est devenu le directeur de cabinet après une recommandation de Jean Foyer. Il est réélu maire en 2001, sa liste ayant obtenu 61,7 % des voix au second tour. Il est également président de la communauté d'agglomération du Choletais, créée en 2001, puis de l'agglomération du Choletais, fondée en 2017 et devenue en 2023 « Cholet Agglomération ».
Conseiller régional pour la Convention démocrate – Fédération des Clubs Perspectives et Réalités entre 1998 et 2002, il quitte son mandat qui est non cumulable quand il est élu député de la de Maine-et-Loire.
En effet, après avoir essuyé un échec aux législatives de 1997 (arrivé troisième du premier tour), il est élu député le avec 61 % des voix face à Antoine Mouly (Parti socialiste), puis réélu, le avec 56 % des suffrages face à Laurence Adrien Bigeon (Parti socialiste).
À l'Assemblée, Gilles Bourdouleix est inscrit au groupe UMP. Membre de la commission des lois, il est nommé rapporteur du projet de loi relatif à la réforme de la filiation en et du projet de loi portant fusion des professions d'avocat et d'avoué près les cours d'appel en . Il est également membre de la mission d'information sur l'optimisation de la dépense publique et membre de la mission d'information parlementaire sur la question du port du voile intégral, dès sa constitution en 2009. Bien que membre de la majorité, il vote contre le traité constitutionnel européen en 2005..
En 2008, la liste Cholet Passion qu'il conduit à Cholet l'emporte au premier tour des municipales, avec 51,5 % des suffrages exprimés..
De 2008 à 2017, Gilles Bourdouleix préside l'Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public (AGIR), réseau de transport public indépendant qui représente un bassin de 4,7 millions d'habitants et 320 communes desservis. Il est également vice-président du Groupement des autorités responsables de transport (GART).
Il est candidat en deuxième position sur la liste du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), conduite par Annick du Roscoät dans la circonscription Île-de-France, en vue du renouvellement de 2009 du Parlement européen. Cette liste arrive en , ne réunissant que 0,42 % des voix. D' à , il est président du .
Le , il se déclare candidat à l'élection présidentielle de 2012 afin d'y représenter le .. Il annonce le , jour du dépôt des parrainages, n'avoir obtenu que 205 signatures de maires et ne peut donc se porter candidat..
Il est réélu pour un troisième mandat de député le avec 51,07 % des voix. face à Laurence Adrien-Bigeon (Parti socialiste). Il annonce le qu'il siège dans le groupe Union des démocrates et indépendants (UDI).. Le ., la direction du parti centriste choisit de se réunir afin de statuer sur son exclusion mais le député démissionne quelques heures avant celle-ci. En , il rejoint le groupe des non-inscrits. En , dans le cadre du financement public des partis politiques, comme cinq autres députés, il se rattache financièrement à Debout la République.
Aux élections municipales du , la liste Cholet Passion l'emporte pour la quatrième fois, avec 55,49 % des suffrages exprimés au second tour face à la liste menée par Jean-Marc Vacher (PS)https://www.ouest-france.fr/municipales-cholet-gilles-bourdouleix-reelu-maire-avec-5498-2065351.
Gilles Bourdouleix quitte la présidence du en 2015 sur fond de dissensions au sein du parti. Il se déclare ainsi contre tout rapprochement avec le Front national et n'exclut pas l'idée de créer un nouveau parti.. Bruno North, à qui il s'est opposé, est élu président du en .
Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il renonce à soutenir à l'élection présidentielle le candidat Les Républicains, François Fillon« Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr. Il change d'avis la semaine suivante.
En raison de la nouvelle réglementation interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, il décide de ne pas être candidat aux élections législatives de 2017. Il se présente en suppléant de Patrice Brault (divers droite), qui obtient 31,6 % des voix au second tour dans la de Maine-et-Loire. Dans le cadre de cette décision, le conseil municipal de Cholet vote une augmentation de son indemnité de à ainsi qu'une indemnité de représentation de par mois. Face à une indignation des élus de l'opposition, l'augmentation est justifiée par le fait que ses indemnités ne sont plus écrêtées après la fin de son mandat de député.
Derniers mandats à la mairie de Cholet Le , le Conseil d'État annule les élections municipales de 2020 à Cholet, en raison d’un non-respect des dispositions du code électoral lors du second tour. De nouvelles élections sont organisées.. Le , Gilles Bourdouleix l'emporte au premier tour avec 56,8 % des voix, dans un contexte de forte abstention., il est réélu maire par le conseil municipal le . L'annulation des élections municipales de 2020 crée cependant un conflit judiciaire opposant la municipalité de Cholet et le tribunal administratif de Nantes concernant le paiement des indemnités des élus entre les élections municipales de et celles de .. Le , la cour administrative d'appel de Nantes confirme que les adjoints et conseillers municipaux de la majorité du conseil municipal de Cholet doivent rembourser les indemnités de fonction touchées après les élections municipales de 2020. Gilles Bourdouleix annonce en réponse vouloir porter plainte au pénal contre la préfecture.
En , Gilles Bourdouleix annonce avoir sollicité la commission nationale pour l'investiture des Républicains pour les élections municipales de 2026 mais le comité départemental choisit d'investir son ancien adjoint Jean-Paul Brégeon, ce que conteste Gilles Bourdouleix. En , il annonce officiellement se représenter à la mairie de Cholet mais, contrairement à son souhait, il ne reçoit pas l'investiture des Républicains. Gilles Bourdouleix perd face à son ancienne adjointe, Isabelle Leroy, après plus de trente ans à la tête de la mairie de Cholet. L'ancien maire conteste les résultats et dépose un recours auprès du tribunal administratif de Nantes, mais sa demande est rejetée.
Entre droite et extrême droite Le , il annonce son adhésion aux Républicains (LR) en vue du congrès du parti pour soutenir et parrainer la candidature de Bruno Retailleau à la présidence de ce mouvement mais affirme ne pas avoir renouvelé son adhésion après l'élection du président des Républicains.
Le , Gilles Bourdouleix relance et prend la présidence de son micro-parti IFMOM qu'il renomme . Ce micro-parti fait l'objet d'une procédure pénale pour abus de confiance, recel de biens sociaux et travail dissimulé. Il se dit prêt à se rapprocher du Rassemblement national, principal parti d'extrême droite en France.
Le , une décision du tribunal administratif, confirmée en appel le suivant, l'oblige à rembourser les frais de justice engagés par la communauté de communes dans deux affaires d'outrage et d'injure publique où il est condamné. Gilles Bourdouleix avait fait voter illégalement des délibérations lui accordant la prise en charge de ses frais de justice pour des affaires le concernant en tant que personne et non en tant que maire. Il annonce alors s'appliquer et de ne plus prendre la parole en public afin de s'éloigner .
Fin , il est indiqué qu'il rejoint l'Union des droites pour la République, parti d'extrême droite créé par Éric Ciotti, et désigné référent départemental en Maine-et-Loire. Il dément l'information et affirme ne pas avoir rejoint le parti malgré le fait d'avoir .
En , il soutient de nouveau Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains et il tente d'adhérer de nouveau au parti Les Républicains mais le président de la Haute Autorité du parti conteste son adhésion et justifie son refus après son rapprochement vers l'extrême droite auprès d'Éric Ciotti et de son parti UDR lors des élections législatives de 2024.
Candidature aux législatives anticipées de 2024
Annonce de la candidature pour le Rassemblement national En , Gilles Bourdouleix déclare qu'il n'écarte pas une alliance politique avec le parti d'extrême droite du Rassemblement national estimant que , qu'il n'y a pas de et que selon lui .
Le , à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République Emmanuel Macron le précédent, Gilles Bourdouleix annonce se présenter aux élections législatives anticipées de 2024 dans la cinquième circonscription de Maine-et-Loire . Il se présente avec Victor Bonnin comme suppléant et affirme avoir le soutien du Rassemblement national et des Républicains. Le Rassemblement national confirme son investiture le mais celle des Républicains est cependant attribuée à Jacquelin Ligot.
Gilles Bourdouleix obtient néanmoins le soutien d'Éric Ciotti, le président des Républicains dont l'autorité est remise en cause par unanimité de son bureau politique à la suite de son rapprochement avec le Rassemblement national, mais qui reste cependant toujours en exercice au début de la campagne électorale. Le ministère de l'intérieur rappelle que cette candidature aux législatives anticipées, obtenue dans le cadre de l'alliance avec le parti Union des droites pour la République (mentionné sous l'appellation « Républicains à droite » sur les professions de foi) et le Rassemblement national, est bien celle d'une union de l'extrême droite.