La compagnie des chemins de fer du Morbihan (CM), en 1892, se voit confier par le conseil général du MorbihanSite officiel Compagnie des Transports du Morbihan (CTM), Histoire de la CTM, lire (consulté le 03/09/2009). la construction et l'exploitation d'un réseau de voies ferrées d'intérêt local, à écartement métrique, qui à son apogée, en 1921Site de l'académie de Rennes, À toute vapeur en Morbihan : un peu d'histoire lire (consulté le 03/10/2009)., totalise sur le Morbihan et sur l'ancien département de la Loire-InférieureLa Loire-Inférieure est l'ancien nom du département de la Loire-Atlantique..
Après la Première Guerre mondiale, la concurrence de la route et le vieillissement du matériel vont entraîner le déclin du réseau qui est totalement fermé le .
En 1939 le conseil général du Morbihan décide de fermer son réseau de chemins de fer secondaire, il confie à la compagnie CM l'exploitation d'un service routier créé pour remplacer progressivement le service ferroviaire.
En 1968 la compagnie CM devient la Compagnie de Transports du Morbihan (CTM), filiale du groupe Verney, et exploite des lignes routières. Le département du Morbihan a ainsi abandonné le transport ferroviaire pour la desserte rurale.
Histoire vignette|droite| La Roche Bernard, le pont en arc emprunté par la route et le chemin de fer
Les chemins de fer en Morbihan Le chemin de fer arrive, dans le département du Morbihan, au début de la deuxième moitié du . Les premiers travaux d'infrastructures concernent le réseau de grandes lignes à voie normale et la ligne de Nantes à Châteaulin, concédée en 1855 à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO)Annales des ponts et chaussées 1855, p. 382 lire (consulté le 02/10/2009).. Le train d'inauguration circule le Le Télégramme, Quimper ville : quelques repères historiques, article du 14 avril 2009, lire (consulté le 2 octobre 2009). entre Savenay et Lorient et le François Napoléon Marie Moigno, Les Mondes: revue hebdomadaire des sciences et leurs applications aux arts et à l'industrie, Volume 7, 1865, p. 369 lire (consulté le 02/10/2009). sur l'embranchement d'Auray à NapoléonvilleNapoléonville est le nom officiel de Pontivy de 1805 à 1814 et de 1848 à 1871..
Il faut noter également, dès 1862, le souhait des députés bretons pour une ligne Vannes-Dinan via Ploërmel. Les déclarations d'utilité publique ont lieu le pour le premier tronçon Questembert-Ploërmel, et le pour un deuxième tronçon Ploërmel-Mauron.
La Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) obtient la concession des de Questembert à Ploërmel, elle inaugure la ligne le « De Questembert à Ploërmel », Jean-Pierre Rigouard, 2007, p. 43, le deuxième tronçon de Ploërmel à Mauron, est concédé à la Compagnie de l'Ouest, qui l'inaugure le « De La Brohinière à Ploërmel », Jean-Pierre Rigouard, 2007, p. 107.
Il faut attendre le plan Freycinet de 1878 pour que puisse être envisagé un réseau de chemins de fer secondaires. Ce n'est qu'en 1884 que les premières réflexions ont lieu sur un réseau permettant de faire pénétrer les trains dans les zones rurales et desservir les bourgs.
Compagnie des chemins de fer du Morbihan (CM) En 1892, a lieu l'attribution d'une première concession pour une ligne à voie métrique entre le Conseil Général du Morbihan et la Compagnie des chemins de fer du Morbihan(CM).
À partir de 1902, les ouvertures de lignes vont se succéder.
La Compagnie (CM) obtient également la concession d'un réseau sur le territoire du département voisin de la Loire-InférieureRené Hulot, 1993, p. 11.
Elle peut alors relier les lignes des deux départements, du fait de la construction d'un pont mixte, routier et ferroviaire, sur la Vilaine entre Marzan et La Roche-Bernard. Elle exploite ce réseau avec un matériel commun à partir d'un site unique de direction à VannesRené Hulot, 1993, p. 11..
Lignes des réseaux de la compagnie CM vignette|droite|La gare de Vannes. Premier réseau en Morbihan Le déclare d'utilité publique les lignes de chemin de fer d'intérêt local de Plouay à Ploërmel, de La Roche-Bernard à Locminé par Vannes, et de Lorient à Plouay.., et approuve la convention entre le département du Morbihan et la compagnie des chemins de fer d'intérêt local du Morbihan, qui prévoit la concession de ces lignes à cette dernière.
Les dates d'ouverture et de fermeture de ces lignes furent les suivantes :
Locminé - Moulin-Gilet - Ploërmel (1 septembre 1902. - 1947), 48 km Plouay - Baud - Locminé (14 septembre 1902 - 11 mars 1947), 42 km Lorient - Plouay (28 septembre 1902 - 11 mars 1947), 25 km Locminé - Vannes - La Roche-Bernard (12 octobre 1902 - 1947), 33 km ; les gares desservies sont Theix, Surzur, Ambon, Muzillac, Diston-Arzal et Marzan. Surzur - Port-Navalo (15 mars 1903.. - 1947)
Par décret du . est déclaré d'utilité publique l'établissement d'une ligne de tramway à traction mécanique destinée au transport des marchandises entre la gare départementale de Lorient et le port de commerce de cette ville ; cette ligne constituera un embranchement du chemin de fer d'intérêt local de Lorient à Plouay.
La gare initiale de la Roche-Bernard est une gare provisoire, dans l'attente de la définition des modalités du raccordement entre le réseau des chemins de fer d'intérêt local du Morbihan, déclaré d'utilité publique en 1899, et celui des tramways de Loire-Inférieure, déclaré d'utilité publique en 1902. Une fois ces deux réseaux créés, arrivants chacun à une gare provisoire de part et d'autre de la Vilaine et de la limite départementale, il fut décidé de rejoindre les deux réseaux. Cette jonction a été déclarée d'utilité publique par deux actes du : la loi du . déclare d’utilité publique l’établissement, dans le département du Morbihan, d’un chemin de fer d’intérêt local, à voie métrique entre le terminus actuel de la ligne de Locminé à la Roche-Bernard, par Vannes, et la gare définitive à établir à la Roche-Bernard. le décret du . déclare d’utilité publique l’établissement, dans le département du Morbihan, d’une ligne de tramway à traction mécanique, destinée au transport des voyageurs et des marchandises, qui fera partie du raccordement du chemin de fer d’intérêt local de la Roche-Bernard à Locminé, par Vannes, au tramway de Saint-Nazaire à la limite des départements de la Loire-Inférieure et du Morbihan, et qui sera comprise entre cette limite et la gare à établir à la Roche-Bernard.
La jonction côté Loire-Inférieure est ouverte le et celle côté Morbihan est ouverte en 1912, le temps que soit construit un pont mixte rail-route sur la Vilaine.
Deuxième réseau en Morbihan La loi du . déclare d’utilité publique l’établissement, dans le département du Morbihan, d’un second réseau de chemins de fer d’intérêt local à voie étroite, comprenant les lignes de Pontivy à Naizin ; de Meslan à Pontivy par Guéméné-sur-Scorff et Cléguérec ; et de Nivino (Plouay) à Gourin par Meslan, le Faouët et Langonnet, en prolongement de la ligne de Lorient à Plouay. Pontivy - Moulin-Gilet (11 mai 1905 - 1939) Pontivy - Guémené-sur-Scorff (15 octobre 1905 - 1939) Guémené-sur-Scorff - Meslan ( mars 1906 - 1939) Plouay - Meslan - Gourin (23 septembre 1906 - 11 mars 1947)
Troisième réseau en Morbihan vignette|droite|Gare de Port-Navalo vignette|droite| La gare de Surzur Par décret du 5 juillet 1907 a été déclaré d'utilité publique l'établissement d'une ligne de tramway à traction mécanique destinée au transport des marchandises entre la gare départementale de Lorient et le port de commerce de cette ville (cf. ci-dessus).
La loi du 27 juillet 1907 déclare d'utilité publique l'établissement du chemin de fer d'intérêt local de Surzur à Port-Navalo. Ligne de Surzur à Port-Navalo (27 juillet 1910. - 1938)
Un décret et une loi du 8 janvier 1908 déclarent d'utilité publique l'établissement d'un raccordement à la Ferté-Bernard entre les réseaux du Morbihan et de Loire-Inférieure. (cf. ci-dessus).
Enfin, la loi du 1 mai 1911 déclare d’utilité publique les chemins de fer d’intérêt local de Ploërmel à la Trinité-Porhoët et de Port-Louis à Baud et embranchements à Hennebont et à Port-Louis. Ploërmel - La Trinité-Porhoët (5 octobre 1915 - 1939) Port-Louis - Hennebont-Ville (5 septembre 1921 - 1934) Hennebont Ville - Lochrist - Baud (8 septembre 1921 - fermeture au trafic voyageurs en 1934 - fermeture au trafic marchandises juin 1939) Hennebont-Échange - Hennebont-Ville (1929 - fermeture au trafic voyageurs en 1934 - fermeture au trafic marchandises en 1939).
Les sections d'Hennebont-Échange à Hennebont-Ville et à Lochrist sont à 4 files de rail, afin de permettre la desserte par du matériel à voie normale des forges d'Hennebont, situées à Inzinzac-Lochrist. Le trafic à voie normale survécut à la fermeture du réseau à voie métrique, et perdura jusqu'à la fermeture des forges, en 1966.
Réseau en Loire-Inférieure vignette|droite|La gare Saint-Joachim avec le dépôt. thumb|upright=1.2|Horaires 1914 de la ligne Pornic - Paimbœuf
Le sont concédées les deux lignes de tramway à traction mécanique, destinées au transport des voyageurs et des marchandises, entre Saint-Nazaire et la limite du département [de Loire-Inférieure], aux abords de la Roche-Bernard, avec embranchements de Trignac à Penhoët et à Montoir et d’Herbignac à Guérande ; et de Pornic à Paimbœuf avec embranchement de la Plaine à Préfailles..
Lignes construites à la suite d'une convention conclue en 1902 entre l'exploitant, les élus du Morbihan et ceux de l'ancienne Loire-Inférieure. La Roche-Bernard - Saint-Nazaire (1907 - 1947). Sur cette ligne existait 2 courts embranchements ; celui de Méan desservant les chantiers de Penhoët, et celui de Trignac desservant le bourg de Montoir-de-Bretagne et sa gare. Herbignac-Piriac-sur-Mer - Guérande (1907 - ) ; Pornic - Paimbœuf ( - )
La Plaine - Préfailles (embranchement sur Pornic - Paimbœuf : - ?)
La ligne de Pornic à Paimbœuf, la plus au sud de la compagnie du Morbihan, était reliée par bac de Loire à Mindin permettant la jonction avec le reste du réseau.
La section Herbignac, Saint-Nazaire traversait les marais de Grande-Brière.
Le , le préfet de la Loire-Inférieure autorise l’ouverture à l’exploitation de la partie du raccordement des chemins de fer d’intérêt local du Morbihan et des tramways de la Loire-Inférieure comprise entre la gare provisoire et la gare définitive de la Roche-Bernard. Cette partie du raccordement a été concédée comme tramway et rattachée à la ligne de Saint-Nazaire à la Roche-Bernard et embranchements ; sa longueur est de ..
Infrastructure Le centre du réseau Morbihan était situé à Locminé, où se trouvaient les ateliers. Le centre du réseau de la Loire-Atlantique était situé à Herbignac. La ligne de Pornic à Paimbœuf, isolée possédait ses propres ateliers à Paimbœuf. Il existait un dépôt dans la gare de Guémené-sur-Scorff La ligne Port-Louis - Baud avait une section à double écartement (voie normale et voie métrique) entre Hennebont et Lochrist (4 km). Cette section a été conservée après 1939. Il existait des gares de jonction avec le grand réseau (PO-État) et le réseau breton. Le principal ouvrage d'art de la ligne était le Pont de La Roche-Bernard construit sur l'estuaire de la Vilaine.
Matériel roulant thumb|upright=1.2|Gare de Saint-Gildas, locomotive Pinguely thumb|upright=1.2|La locomotive Pinguely en gare de Saint-Joachim. Locomotives à vapeur Locomotive du premier réseau 030 Corpet-Louvet, , 1902 (881-892) Locomotive du deuxième réseau 030 Pinguely légère, , 1903 (142-147) 030 Pinguely légère, , 1904 (150-164) 030 Pinguely légère, , 1909 (184-187) 030 Pinguely légère, , 1914 (317-324) 030 Pinguely lourde, , 1905 (165-168)
Autorails thumb|Ancien autorail Brissonneau des CM circulant en Allemagne après sa saisie par l'occupant en 1944 4 Automotrices à accumulateurs, 1931, BDE 501 à 504 5 Autorails Brissonneau et Lotz, 1936, BDM 1 à 5 2 Autorails Brissonneau et Lotz, 1938, BDM 6 & 7
Voitures à voyageurs