La gare de Longueau est un important site ferroviaire français situé sur les territoires des communes de Boves et de Longueau (à environ du centre-ville de cette dernière), dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Le site comprend une , un dépôt, un triage désaffecté et de nombreuses voies de garage. Cette configuration résulte de sa situation à la bifurcation des lignes Paris – Lille et Paris – Amiens – Boulogne, mais également Compiègne – Amiens et Amiens – Tergnier – Laon.

Une station est ouverte vers 1853, par la Compagnie des chemins de fer du Nord. Elle est déplacée en 1883, pour être établie en tant que gare de la bifurcation précitée ; les importantes installations qui la jouxtent ont été développées à partir de la même date.

Dans les , cette gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est desservie par des trains express régionaux du réseau .

Situation ferroviaire Établie à d'altitude, la gare de Longueau est située au point kilométrique (PK) de la ligne de Paris-Nord à Lille., entre les gares ouvertes de Boves et de Daours (vers cette dernière, s'intercale celle fermée de Lamotte-Brebière).. Gare de bifurcation, elle est également l'origine de la ligne de Longueau à Boulogne-Ville, en étant implantée avant la gare d'Amiens.. Enfin, par l'intermédiaire de la ligne d'Ormoy-Villers à Boves (dont la atteint toutefois Longueau), elle se trouve à de la gare de Paris-Nord.

La gare compte cinq quais : les trois premiers pour la ligne Paris – Lille (celui jouxtant l'ancien a néanmoins été mis hors service, donc seuls deux quais demeurent utilisables pour cette première ligneEn comparant cette photo de 2008 avec une autre de 2017, on voit que le quai jouxtant l'ancien a perdu sa bordure et a été en grande partie détruit (la partie subsistante sert uniquement d'accès au souterrain).), les deux autres pour les axes Compiègne – Amiens et Paris – Amiens – Boulogne.

Par ailleurs, un ancien triage est situé à proximité de l'établissement ; enserré dans le triangle formé par les lignes de Paris-Nord à Lille, de Longueau à Boulogne-Ville et, dans une moindre mesure, d'Amiens à Laon (qui forme la branche nord), il est raccordé à chacune de ces dernières. L'ensemble du site fait ainsi partie du cœur de l'« étoile ferroviaire d'Amiens-Longueau ; cette page est une archive. ».

Histoire vignette|gauche|La première gare, photographiée par Baldus en 1855. La ligne Paris – Lille est mise en service en 1846, par la Compagnie du Nord.. Le , est achevé un raccordement permettant aux trains Paris – Lille d'éviter le rebroussement jusqu'alors imposé en gare d'Amiens. Une station est créée à LongueauD'après ce comparatif de cartes (1820–1866 / 1956) (consulté le ) de l'IGN. vers 1853, et se situe sur le raccordement précité (au nord de la gare actuelle)L'ancienne gare, qui a disparu, était approximativement située à cet emplacement : . ; elle dispose d'une halle métallique couvrant les quais.. En raison de la saturation progressive de la gare d'Amiens, liée au développement de son nœud ferroviaire, un premier chantier de triage est implanté à Longueau en 1873.

vignette|gauche|La gare actuelle et sa halle, au début du . La ligne dite « des charbons » est ouverte en 1883, et s'accompagne de la construction de plusieurs faisceaux de triage et du dépôt de locomotives, mais également d'une nouvelle à son tour équipée d'une halle métallique (cette gare se trouve dès lors à son emplacement actuel, en l'occurrence à la bifurcation des lignes Paris – Lille et Paris – Amiens – Boulogne). Un est de plus installé vers 1910, bordant le raccordement, à proximité de la bifurcation de Lamotte (début de la jonction entre les lignes vers Lille et Laon, qui ne bénéficiait pas encore de sauts-de-mouton évitant le cisaillement des itinéraires).. Du fait de sa situation géographique stratégique, le site est sous le feu d'un canon pendant la Première Guerre mondiale (ce qui a obligé la construction de la ligne de Feuquières à Ponthoile, afin de ravitailler efficacement les troupes alliées engagées dans l'Offensive des Cent-Jours)« Ligne des 100 jours » , sur inventaires-ferroviaires.fr (consulté le ).« INVENTAIRES FERROVIAIRES de FRANCE – LIGNES MILITAIRES 1914 - 1918 » () (consulté le ) ; ce document est une archive., puis est lourdement bombardé pendant la Seconde.. Les dégâts du deuxième conflit sont donc très importants : outre la démolition de la halle attenante au , le triage, le dépôt, les ateliers, les diverses voies et leurs appareils, les postes d'aiguillage et autres édifices ferroviaires, ainsi que les cités cheminotes voisines, sont gravement endommagés voire détruits.

vignette|Sur le parking de l'ancien , ce panneau rappelle la dernière desserte TGV à Longueau. Jusqu'à l'ouverture de la , la gare de Longueau joue un rôle important, malgré le déclin progressif du .. ; outre l'axe Paris – Lille – Tourcoing, elle était desservie par un TGV, circulant entre Lille et Lyon via la . (liaison créée le ., puis supprimée le ). De plus, un reliant Lille à Nice (uniquement certains week-ends et durant l'été) s'y arrêtait, mais cette relation nocturne est supprimée depuis le ; question du à la , réponse du à la du JORF (consulté le )..

En raison de la croissance du , un nouveau (jouxtant un grand parking, créé à l'occasion) est édifié en 1994, à l'opposé de l'ancien (par rapport aux voies). Ce dernier est désormais utilisé, notamment, par un de la SNCF, destiné aux personnes handicapées.. Le nouveau bâtiment, très simple, est essentiellement constitué par une halle protégeant l'escalier d'accès au souterrain permettant d'atteindre les quais.

Un TER Paris – Lille, desservant Longueau, est créé le ., reprenant ainsi l'itinéraire des trains classiques qui avaient été supprimés à la suite du lancement du TGV (circulant quant à lui sur la )..

Fréquentation Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare figure dans le tableau ci-dessous. Année2015201620172018201920202021202220232024VoyageursVoyageurs etnon voyageurs

Service des voyageurs Accueil La gare est équipée d'un guichet, ouvert tous les jours. Des automates complètent ce dispositif permettant l'achat des titres de transport« Gare de Longueau », sur ter.sncf.com/hauts-de-france (consulté le )..

Par ailleurs, un autre accès à la gare jouxte son ancien Aperçu de l'ancien dans « Street View », sur google.com/maps, (consulté le )..

Desserte vignette|Une rame , assurant un TER. Longueau est desservie par des trains régionaux du réseau , effectuant les liaisons suivantes : « Krono » : Paris-Nord – Amiens, les autres arrêts étant Creil, Clermont-de-l'Oise et Saint-Just-en-Chaussée, Paris-Nord – Amiens, sans arrêt intermédiaire entre Paris et Longueau, Paris-Nord – Lille-Flandres, les autres arrêts étant Creil, Arras et Douai (liaison assurée les week-ends et jours fériés), Paris-Nord – Calais-Ville, les autres arrêts étant Amiens, Abbeville et les principales gares du littoral ; « Citi » : Paris-Nord – Amiens (trains semi-omnibus) ; « Proxi » : Creil – Amiens (trains omnibus), Compiègne – Amiens (trains omnibus ou semi-directs).

Intermodalité vignette|L'arrêt de bus. Un parking gratuit de , un arrêt de bus (nommé , desservi par les et 10 du réseau « Ametis« Télécharger nos plans », sur ametis.fr (consulté le ). ») et un parc à vélos permettent l'accès à la gare par correspondances intermodales, depuis l'ensemble de l'agglomération amiénoise.

Par ailleurs, un service de « taxi TER à la demande » permet aux voyageurs en provenance ou à destination de Blangy-Tronville d'assurer la correspondance (deux départs le matin depuis Blangy et un retour en fin d'après-midi, uniquement les jours ouvrés) avec des trains pour Paris.

Patrimoine ferroviaire Le second , construit par la Compagnie des chemins de fer du Nord vers 1883, est toujours présent sur le site et utilisé par la SNCF. Il a perdu sa halle métallique pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce bâtiment a survécu aux deux conflits mondiaux, mais n'accueille plus les voyageurs depuis 1994 (ce rôle étant depuis lors dévolu à une structure créée ad hoc).

Il s'agit d'un bâtiment « Nord », non standard, consistant en un unique volume à un étage, très allongé, composé de , muni d'une toiture en zinc à deux croupes.. Ce bâtiment, sobre et fonctionnel, est doté d'un soubassement et de seuils de fenêtres en pierre ; le reste de la façade est en briques rouges.

Côté rue, sa façade possède séparées par des pilastres ; seuls les pilastres d'angle sont à refends. Les travées du rez-de-chaussée sont en arc en plein cintre, surmontées d'une clé en brique ; celles du premier étage sont, comme sur les bâtiments standards, à arc bombé, également surmontées d'une clé. Une discrète frise court sur la façade, au niveau du plancher du premier étage. Durant la seconde moitié du , les trois travées centrales, servant d'entrée aux voyageurs, ont été revêtues de pierre et surplombées d'un auvent. Côté quai, où se trouvait la marquise, il n'y a que au rez-de-chaussée, séparées par des pilastres, tandis que les de l'étage sont groupées par deux (baies géminées). La plupart des travées du rez-de-chaussée sont des portes donnant sur le quai. Les deux murs latéraux portaient le nom de la gare, en carreaux de céramique (selon la pratique de la Compagnie du Nord) ; ces carreaux n'existent plus. Les pilastres d'angle sont à refends ; la frise des façades se prolonge sur ces murs, tandis qu'un bandeau de pierre court au niveau des seuils de fenêtre du premier étage. Le mur côté Amiens est percé, au rez-de-chaussée, de deux travées à arc en plein cintre ; l'autre mur est aveugle (un petit auvent métallique donnant sur le quai y était autrefois adossé).

Par ailleurs, un bâtiment de service, construit dans le style de la Compagnie du Nord, jouxte l'ancien . Enfin, d'autres bâtiments sont présents sur les sites respectifs du dépôt et de la gare de triage ; ils ne sont pas classés, à l'exception de la , inscrite aux monuments historiques depuis 2003 (consultée le )..

Galerie de photographies

Dépôt ferroviaire

Un important dépôt de locomotives est implanté, depuis 1883, à Longueau, non loin de la gare.

Sous sa dénomination détablissement de maintenance et de traction (EMT) « (Longueau) », il est l'un des plus gros dépôts de matériels thermiques en France.

Il est également une Supervision technique de flotte (STF), sous la dénomination de . Il gère désormais les locomotives des activités (ex- et ex-Intercités), Transilien, Technis (ex-), et Akiem.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . La Vie du Rail Interréseaux , , : spécial Longueau. . .

Articles connexes

Liste des gares de Picardie Transports dans la Somme Schéma de la ligne de Paris-Nord à Lille Schéma de la ligne de Longueau à Boulogne-Ville

Liens externes

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