vignette|upright|Benoît de Nursie.

Cet article présente la liste des édifices bénédictins en Belgique, actifs ou ayant existé sur le territoire belge actuel, c'est-à-dire des monastères, des abbayes et des prieurés qui suivent la règle de saint Benoît, mais sans tenir compte des communautés cisterciennes et trappistes. Avant l'établissement de tels édifices, des constructions intermédiaires ont pu voir le jour et servir de point d'ancrage (oratoire, ermitage, chapelle, église, cloître, sanctuaire, cellule monastique, collégiale, abbatiale, ferme, etc).

Ces édifices bénédictins ont formé, à différentes époques, des congrégations ou des groupements, dont les principaux, pour les édifices belges, sont la Congrégation de l'Annonciation, la Congrégation de Bursfelde, la Congrégation de Subiaco Mont-Cassin et la Congrégation Mère de la Paix.

Pour chaque édifice bénédictin, il est précisé sa localisation, la mention de moines ou de moniales associée aux dates de début et de fin du statut d'édifice bénédictin, l'indication si la communauté est toujours active et son groupement éventuel. Enfin, sur deux ou trois lignes, il est évoqué l'origine du rassemblement de la communauté.

Abbaye de l'Assomption Notre-Dame de Bruxelles, moniales (1599-1794) (Bruxelles), bénédictines anglaisesMonastère créé après la suppression des communautés britanniques sous Henri VIII..

Abbaye de Forest (Forest), moniales bénédictines entre 1105 et 1796, l'abbaye n'étant plus en activité Sur un terrain offert par Gislebert d’Alost, l’abbé d’Afflighem fonde en 1105 une communauté de moniales nobles, regroupant des sœurs et épouses de nobles de la région, partis eux en croisade. Le village de Forest ne compte alors que quelques maisons au bord du Geleytsbeek, près d’une chapelle consacrée à sainte Alène et d’une petite église paroissiale de bois dédiée à Saint-Denis.

Abbaye de Bonheiden (Bonheiden), moniales bénédictines toujours en activité depuis 1975, dans cette abbaye membre de la congrégation de Subiaco Mont-Cassin L'abbaye a été construite en 1965 en tant que maison rédemptoriste puis a été transférée aux bénédictins en 1975, avant de partager les bâtiments de l'établissement avec la communauté laïque de Moriya en 2015.

(Affligem), moniales bénédictines, 1932-2012

Abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Affligem (Affligem) : habitée par des moines bénédictins depuis 1085, l'abbaye est toujours en activité, membre de la congrégation de Subiaco Mont-Cassin En 1062, six chevaliers convertis à un mode de vie non violent s'installent sur des terres situées entre Alost et Asse données par le comte palatin Hermann II de Lotharingie, formant ainsi une communauté d'ermites.

Abbaye Sainte-Wivine de Grand-Bigard (village Grand-Bigard, Dilbeek) : habitée par des moniales bénédictines à partir de 1133 jusqu'en 1797 Vers 1126, Wivine d'Oisy et un groupe de femmes s'installent dans la forêt à l'ouest de Bruxelles, à proximité d'une source. Comme le nombre de ses disciples augmente, Godefroid de Brabant leur offre un terrain en 1133, pour y construire un prieuré. La règle de saint Benoît y est adoptée et le prieuré est placé sous la protection de l'abbaye d'Affligem.

Abbaye de Cortenbergh (Cortenbergh) : habitée par des moniales bénédictines à partir de 1090

Abbaye du Mont César / Keizersberg (Louvain) : habitée par des moines bénédictins depuis 1899, l'abbaye est toujours en activité (congrégation de Subiaco) Le site a abrité un château-fort démoli sous l'empereur Joseph II en 1782. Neuf moines venus de l'abbaye de Maredsous s'y installèrent en 1888, construisant de nouveaux bâtiments l'année suivante en incorporant les ruines d'une commanderie de Templiers qui surplombait le côté est de la colline.

Abbaye de Vlierbeek (Kessel-Lo) : habitée par des moines bénédictins depuis 1125 jusqu'en 1797 Les bénédictins de l'abbaye d'Affligem fondent en 1125 un prieuré sur un terrain, au nord-est de la ville de Louvain, qui leur est offert par Godefroid le Barbu, comte de Louvain. Ce prieuré accède au rang d'abbaye en 1163.

Prieuré Notre-Dame de Béthanie de bénédictines missionnaires fondé par Don Théodore Nève de Saint-André-les-Bruges en 1922 à Loppem. Il est à l'origine du monastère francophone Notre-Dame de l'Alliance à Rixensart en 1968.

Abbaye Saint-André de Bruges (quartier Sint-Andries à Bruges, puis lieu-dit Zevenkerken à Loppem), moines bénédictins depuis 1117 et toujours en activité La charte du prieuré est signée le 22 février 1100 et le comte Robert II de Flandre la ratifie en juin de la même année. Il est décidé de le construire sur le site de l'actuelle église Saint-André-et-Sainte-Anne. Les premiers moines arrivent le 17 août 1117. En 1185, le prieuré est élevé au rang d'abbaye, et en 1188, l'abbaye devient indépendante de son abbaye-mère d'Affligem.

Abbaye Sainte-Godelieve de Bruges (Bruges), moniales bénédictines entre 1623 et 2013 Les origines de l’abbaye remontent bien au-delà de 1623, quand des religieuses qui suivaient la Règle de Saint-Benoît s’étaient installées à Gistel au , sur les lieux où sainte Godelieve vécut et mourut en martyr. Ce n’est que durant la seconde moitié du que la congrégation a quitté Gistel pour chercher refuge et sécurité dans la ville fortifiée de Bruges.

Béguinage de Bruges (appelé aussi monastère de la Vigne) (Bruges), moniales bénédictines depuis 1927 et toujours en activité Vers 1225, un groupe de jeunes filles sans ressource forme une association pieuse de béguines. Elles s’installent près d’un cours d’eau, en un endroit isolé appelé La Vigne, un peu à l’extérieur de la ville, et gagnent leur vie en travaillant la laine pour les tisserands. La comtesse de Flandre, Marguerite de Constantinople, les prend sous sa protection en 1245.

Abbaye Notre-Dame des Dunes (Coxyde puis Bruges), moines bénédictins depuis 1127 jusqu'en 1138 En 1107, un ermite bénédictin, Ligier, et ses disciples, installent leur ermitage au milieu de dunes sauvages dans une région peu habitée de la Flandre-Occidentale : quelques huttes et une petite chapelle. Vingt ans plus tard (1127), l’abbé Foulques, successeur de Ligier, construit une chapelle et des bâtiments plus solides.

Abbaye Sainte-Godelieve de Gistel (Gistel), moniales bénédictines à partir du , aujourd'hui moniales et moines au sein de la congrégation Mère de la Paix Un château aurait été témoin, en 1070, du meurtre de Godelieve perpétré par le seigneur Bertulphe, son mari, qui lui reprochait d'être chrétienne. Un monastère aurait alors été établi à cet endroit, fondé par la fille de Godelieve.

Abbaye Notre-Dame-de-la-Paix de Menin (ou des Saints-Anges), moniales

Abbaye Saint-Pierre-et-Notre-Dame de Merkem (section Merkem, Houthulst), moniales

Abbaye Notre-Dame de Messines (Messines), moniales bénédictines déjà en 1065, date d'existence d'une crypte romane

Abbaye Saint-Pierre d'Oudenbourg (Oudenburg), moines bénédictins depuis 1084 jusqu'à la Révolution française Cette abbaye est fondé en 1084 par Arnoult de Soissons.

Abbaye Notre-Dame de Piété (Poperinge), moniales bénédictines depuis 1635, l'institution est relevée en 1805 C'est à l'origine un prieuré fondé en 1635.

Abbaye du Sacré-Cœur de Steenbrugge (quartier Steenbrugge, Bruges), moines encore en activité ?

Abbaye des Dames irlandaises d'Ypres (Ypres), moniales

Abbaye Saint-Jean-au-Mont d'Ypres (Ypres), moines

Abbaye Sainte-Marie de Zonnebeke (Zonnebeke), moniales

Abbaye de Baudeloo (section Sinay, Saint-Nicolas puis Gand), moines bénédictins entre 1197 et 1215 Fondé en 1197 sous la forme d'un prieuré bénédictin par Baudouin de Boucle ou Bauduin de Bovele, moine du Mont-Blandain, au niveau du hameau de Sinay. Le monastère prospère rapidement, protégé par les comtes de Flandre.

Abbaye des Saints-Pierre-et-Paul de Termonde (Termonde), moines bénédictins depuis 1837 et toujours en activité en 2016 Fondée en 1837 par Dom Veremundus D'Haens, moine bénédictin natif du lieu, l'abbaye s'est d'abord installée dans l'ancien couvent des Capucins de Termonde. À partir de 1886, des constructions nouvelles ont vu le jour.

Abbaye de Dikkelvenne (Dikkelvenne)

Abbaye Saint-Sauveur d'Éname (section Nederename, Audenarde), moines bénédictins présents depuis 1063, abbaye dorénavant détruite Dans le conflit qui oppose la France et la Flandre, l'abbaye d'Eenaeme est rasée en 1054 et annexée à la Flandre. À l’emplacement d’Eenaeme, afin de pacifier la région, du temps de Baudouin V, en 1063, on érige un cloître.

Abbaye des Dames anglaises de Gand, moniales

Abbaye Notre-Dame du Rijke Gasthuis de Gand, moniales

Abbaye Saint-Bavon de Gand (Gand), moines bénédictins du jusqu'en 1536 Saint Amand, soutenu par l’évêque de Noyon et par le roi mérovingien Dagobert, visite une première fois le Pagus gandensis vers 630, et y construit une église près du confluent de la Lys avec l’Escaut. Il est soutenu par saint Bavon, noble converti devenu moine et ermite, qui meurt au monastère en 653.

Abbaye Saint-Pierre de Gand (Gand), moines bénédictins du à 1796 Cette abbaye, contemporaine et rivale de l’abbaye Saint-Bavon, serait une fondation indirecte de saint Amand. Elle devient une institution monastique influente et puissante du Pagus Flandrensis.

Abbaye Saint-Pierre (puis Saint-Adrien) de Grammont (Grammont), moines

Abbaye Saint-Géry de Haaltert (Haaltert), moines

Abbaye d'Hastière (section Hastière-par-delà, Hastière), moines

Abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Renaix (Renaix), moines

Abbaye de Tronchiennes (ancien village Tronchiennes, Gand), moines bénédictins depuis la fondation jusqu'en 884, désaffectée en 2016 Selon une source, l'abbaye fut d'abord un monastère bénédictin du , détruit par les normands et convertit en chapitre séculier en 884.

Abbaye d'Aldeneik (Maaseik), moniales bénédictines entre 728 et 952 Dans les années 720, les deux sœurs Harlindis et Relindis fondent un ermitage le long de la Meuse, sur un territoire appartenant à leur père. Avec l'appui de Willibrord d'Utrecht, l'abbaye est officiellement fondée en 728.

Abbaye de Munsterbilzen (section Munsterbilzen, Bilzen), moniales bénédictines depuis 760 jusqu'à la révolution française Sainte Landrade fonde cette communauté à un endroit où une croix de feu serait tombée du ciel, fondation ayant peut-être été conduite sous la direction de Saint Lambert, alors évêque de Maastricht. Après être dévastée par les Normands à la fin du , l'abbaye est reconstruite par saint Amor, ermite établi aux environs de Maastricht.

Abbaye de Saint-Trond (Saint-Trond), moines bénédictins depuis 938 jusqu'en 1793 Trudon, fils de Wicbolde, au retour de Metz où il a été ordonné prêtre bâtit, en 656, dans sa propriété, un prieuré monastique avec église qui devient le centre de ses activités missionnaires dans la Hesbaye. Quelques moines missionnaires vivent alors avec lui lorsqu’ils ne circulent pas dans la région.

Abbaye Sainte-Catherine de Saint-Trond, moniales

Abbaye de Tongres (Tongres), moines

Prieuré de Basse-Wavre (Wavre), moines bénédictins antérieurs à 1105 et jusqu'en 1797 Une chapelle, offerte au à l'abbaye d'Affligem par diplôme d'Henri III de Louvain, constitue la base du prieuré. L'ensemble monastique disparaît en 1797.

Monastère Saint-André de Clerlande (Ottignies-Louvain-la-Neuve), moines bénédictins depuis 1970 et toujours en activité Il s'agit d'un prieuré fondé en 1970 par l’abbaye Saint-André de Bruges. En 1966, un premier groupe de moines s’installe dans des locaux provisoires. C’est le début de la vie monastique. En 1970, des bâtiments adaptés à une vie monastique moderne, telle que souhaitée par le concile Vatican II, sont construits au cœur du bois de Lauzelle. Ces bâtiments permettent d’envisager une vie monastique bénédictine plus souple et dans un cadre plus simple et dépouillé que celui d’une grande abbaye.

Abbaye Santa-Maria de Cortenberg, moniales (1095-?)

Abbaye de Florival (Grez-Doiceau), moniales bénédictines