Le Château-d'Oléron est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Casteloléronais et les Casteloléronaises, ou les Châtelains et les Châtelaines..
Établie dans la partie méridionale de l'île d'Oléron, la commune est un important port ostréicole du bassin de Marennes-Oléron. Principale agglomération du sud de l'île, cette ancienne cité fortifiée s'étend en contrebas de sa citadelle, ouvrage fortifié achevé par Vauban. Autrefois résidence des gouverneurs d'Oléron, elle est aujourd'hui un des principaux pôles économiques de l'île. Très touristique, son centre historique est constitué de maisons traditionnelles bordant des rues se coupant à angle droit, formant un large secteur piétonnier. D'anciennes cabanes d'ostréiculteurs, rénovées, abritent aujourd'hui des ateliers d'artistes et d'artisans.
Le Château-d'Oléron fait partie de la communauté de communes de l'île d'Oléron, structure intercommunale regroupant les huit communes et les habitants (2022) de l'île.
Géographie
Présentation La commune est située sur la côte sud-est de l'île d'Oléron, seconde plus grande île de France métropolitaine, dans le département de la Charente-Maritime. vignette|redresse|Le littoral au Château-d'Oléron. vignette|gauche|Position de la ville dans l'île d'Oléron.
Sur un plan plus général, la commune du Château-d'Oléron est localisée dans la partie sud-ouest de la FranceCertains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi le Château-d'Oléron comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français, au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21.
Important pôle d'équilibre du canton de l'Île d'Oléron, dans l'arrondissement de Rochefort, elle se trouve à environ de Saint-Pierre-d'Oléron, 35 de Rochefort, 42 de Royan, 53 de Saintes et 70 de La Rochelle.
Le territoire communal est formé d'une alternance de plateaux de faible altitude, datant du Jurassique (la Gaconnière, la Citadelle, les Moulins) ou du Crétacé (Ors), coupés de marais eux-mêmes bordés d'un vaste estran sablo-vaseux, entrecoupé de multiples chenaux (du Château, d'Oulme, de l'Étier neuf). La végétation y est limitée à certaines formations végétales caractéristiques des milieux exposés à une forte salinité tels que spartine maritime, salicorne et glycérie. en « claires », des bassins d'affinage où les huîtres engraissent et prennent leur teinte caractéristique sous l'effet d'une algue microscopique, la navicule bleue. Ces marais appartiennent à un ensemble plus vaste : le bassin ostréicole de Marennes-Oléron. Le trait de côte peut être délimité par quatre caps plus ou moins exposés : les pointes d'Oulme, Blanche, de la Citadelle et des Doux.
Le coureau d'Oléron est le nom donné au bras de mer séparant l'île d'Oléron du continent. À marée basse, sa largeur dépasse à peine les . La présence de plusieurs bancs de sable (bancs Lamouroux, du Fer à cheval, de la Mortanne et Dagnas) le font se diviser en plusieurs bras (chenaux de l'est et du courant).
La partie occidentale de la commune est couverte d'un petit massif forestier, le bois de la Gombaudière. Les forêts ne couvrent cependant guère plus de du territoire communal, contre de zones humides, de territoires artificialisés et de territoires agricoles. La culture du blé, du maïs et du tournesol constituent une part importante des productions locales. La commune possède également des vignobles donnant des vins de pays (produits sous le nom de « vins de pays charentais de l'Île d'Oléron »), dont le Pineau. De façon plus confidentielle, quelques horticulteurs produisent des haricots blancs dits « mojhettes ».
L'habitat oléronais est généralement réparti en hameaux, appelés « villages » et souvent dotés d'un caractère propre. Le territoire communal en compte huit (Gibou, la Gaconnière, Fief-Naton, la Renisière, Ors, la Bordelinière, Grésillon et la Chevalerie) sans compter plusieurs lieux-dits (les Sables, Fief-de-Clairin, la Boutinière) et le bourg proprement dit.
Axes de communication vignette|redresse|alt=Carte de la commune du Château-d'Oléron au sein de la Charente-Maritime|Position du Château-d'Oléron en Charente-Maritime. La ville est accessible, du continent, via le pont de l'île d'Oléron puis la D 26.
Les grands axes reliant les communes oléronaises aux principales villes du département sont la D 728 (Marennes - Saintes), la D 733 (Royan - Rochefort), l'autoroute A10).
Plusieurs axes irradient à partir du centre-ville : la D 734, traversant l'île du sud au nord, qui longe les marais, menant au hameau de La Gaconnière puis à Dolus-d'Oléron, et la D 26E2, qui conduit aux hameaux de La Chevalerie et d'Ors.
Principale voie de communication de l'île d'Oléron, la D 26 est une source potentielle de nuisances sonores, répertoriée comme telle par les services de la DDE (classée en catégorie 3 sur une échelle de 5). Au total, cinq kilomètres de routes (soit environ du territoire communal) sont considérés comme présentant de tels inconvénients..
Les Mouettes, compagnie de transports départementaux, dessert les principales communes de l'île par bus.
Les aéroports les plus proches sont situés à Rochefort (Rochefort-Saint-Agnant) et à La Rochelle (La Rochelle-île de Ré).
L'île d'Oléron n'ayant plus de réseau ferroviaire, les gares SNCF les plus proches sont celles de Rochefort, Saintes et Royan. Une navette de car quotidienne assure la liaison avec la gare de Surgères d'où le TGV relie Paris.
Communes limitrophes La ville est entourée au sud par la commune de Saint-Trojan-les-Bains, au sud-ouest par Bourcefranc-le-Chapus (sur le continent), au nord par Dolus-d'Oléron, et à l'ouest par Le Grand-Village-Plage.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Le Château-d'Oléron est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine du Le Château-d'Oléron, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des zones humides (43 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (42,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones humides côtières (43 %), zones urbanisées (26,4 %), zones agricoles hétérogènes (11,6 %), prairies (10,4 %), forêts (8,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune du Château-d'Oléron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) du littoral charentais-maritime, regroupant concernées par un risque de submersion marine de la zone côtière, un des qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne et confirmé en 2018 lors du second cycle de la Directive inondation, mais annulé en 2020.. Les submersions marines les plus marquantes des antérieures à 2019 sont celles liées à la tempête du , à la tempête du , aux tempêtes Lothar et Martin des 26 et et à la tempête Xynthia des 27 et . D’une violence exceptionnelle, la tempête Xynthia a fortement endommagé le littoral de la Charente Maritime : douze personnes ont perdu la vie (essentiellement par noyade), des centaines de familles ont dû être relogées, et, sur un linéaire de l’ordre de de côte et de de défenses contre la mer, environ la moitié de ces ouvrages a subi des dommages plus ou moins importants. C’est environ à qui ont été submergés et de terres agricoles.. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..