L'escadron d'instruction au sol 4/11 « Jura » est une unité franco-belge de l'école de l'aviation de chasse de Tours. Elle est composée des escadrilles SPA 161 française et belge.

Histoire Période 1953-1957 thumb|F-84G du 3/11 « Jura ». – C'est sur le terrain de Lahr que s'effectuent les premiers vols de l'unité. Le commandement de celle-ci est assuré par le Capitaine Chanliau alors que les escadrilles sont dirigées par le Lieutenant Vaujour pour la (SPA158) et le Lieutenant Dechelette pour la seconde (SPA161). – Elle rejoint sa base opérationnelle de Luxeuil. – Première campagne de tir à Cazaux – Le Capitaine Perrotte venant du G.C. 3/6 « Roussillon » est affecté au 3/11 « Jura » comme commandant en second. – Un record tombe, pour cette même journée l'escadron effectue de vol. – L'escadron perd son premier pilote, le lieutenant Jeandon de la SPA158 percute le sol avec son avion près de Plombières-les-Bains (88). – Le sergent Gontier, pilote remarquable et remarqué, est détaché à Dijon au sein de la « patrouille aéronautique de France » sur MD.450 Ouragan. – Le capitaine Perrotte prend le commandement de l'escadron, son second devient le Lieutenant Vaujour et le Lieutenant Maffre prend la tête de la la SPA158. - Le lieutenant Chalvet succède au lieutenant Dechelette à la tête de la SPA161. Le sergent Jean Géhin se tue en service aérien commandé près de Remiremont. – L'escadron effectue une campagne de tir à Oran. – Le lieutenant Dubourg prend le commandement de la SPA158. – Le sergent Le Demezet, ne pouvant redresser son appareil après une manœuvre de dégagement en piqué, se tue dans la région de Luxeuil. – Le sergent Claude Feux abandonne son avion en vol à la suite d'un incendie. L'avion le F-84G N 008 s'écrase près d'Ecromagny (72), le pilote est indemne. – Le sergent Duclos sur le F-84G N 625, à la suite d'ennuis mécaniques se pose avec la roulette de nez non sortie. – C'est au capitaine Perrotte que revient l'honneur de poser le premier F-84F de l'unité. – La dotation de l'escadron est de 16 F-84G et de 13 F-84F. – Le 3/11 fait le plein de sa dotation en F-84F plus un reliquat de 6 F-84G. – Le capitaine Radisson est nommé commandant de l'escadron 3/11, alors que le capitaine Perrotte rejoint l'État-Major de la ZDA 901. , les 6 derniers F-84G restant à l'escadron sont convoyés sur Toulouse. – En Algérie, par dédoublement de l'EALA 3/71 est créé l'EALA 16/72 parrainée par la de chasse. Le commandement est assuré par le lieutenant Le Bras assisté des sgts Auger, Felix, Hay, Ligas. Début 1957 – Changement dans le type de missions su 3/11 « Jura », il effectue davantage de missions d'interception. – L'adjudant Fabre, sur le F-84F N 528922 est victime d'un éclatement de pneumatique au décollage. Il heurte une balise en sortant de la piste, déclenchant le feu à bord de l'avion. Fort heureusement le pilote peut évacuer l'appareil à temps. Le – Le 3/11 « Jura » est dissous. – Les avions sont partagés entre la aérienne (15 F-84F) et le 1/11 et le 2/11 qui se partageront les 10 avions restants.

Missions Les missions dévolues à l'escadron de chasse 3/11 sont : le combat aérien dans la zone de responsabilité du C.A.tac. L'appui au sol des troupes terrestres adaptées au C.A.tac ( des États-Unis – française). L'escorte des chasseurs porteurs de la bombe nucléaire dans un but de saturation de l'espace aérien. De plus, l'escadron accueille les jeunes pilotes sortant des écoles américaines et de Meknes pour une période de vieillissement.

Période 1973-1978 Par décision de l'EMAA du , est créé le , l'escadron de chasse 4/11 « Jura » qui reprend les insignes et traditions de l'3/11 « Jura ». Le commandement en est assuré par le commandant Solanet. L'effectif est de huit pilotes affectés et 2 détachés de la de chasse relevés tous les trois mois. Le personnel mécanicien est aussi nombreux que pour un escadron de métropole afin d'assurer la maintenance dite "renforcée" du fait de l'isolement à plus de de la métropole.

Historique thumb|300px|F100 D du 4/11 « Jura ». janvier 1973 - Le commandant Solanet est le premier commandant de cette nouvelle unité. 16 janvier 1973 - Georges Pompidou, Président de la République, vient en visite officielle en TFAI (Territoire français des Afars et des Issas). C'est l'occasion pour le 4/11 d'effectuer son premier défilé. 28 mars 1973 - Tremblement de terre : jusqu'au , l'activité du printemps est très perturbée par l'intensité des secousses telluriques. Été 1973 - Les machines comme le personnel sont mis à rude épreuve par les conditions d'un premier été dans la corne de l'Afrique ( sous abri le jour, la nuit, hygrométrie 98 %), il faut y ajouter le Khamsin (vent de sable). 10 octobre 1973 - Au cours d'une mission en basse altitude, l'ADC Fortin est victime d'une extinction de réacteur sur le F-100D immatriculé YG-162. Après s'être éjecté, il arrive au sol sain et sauf. 11 novembre 1973 - Après le défilé aérien, la patrouille de quatre F-100 se présente pour effectuer un éclatement. Au cours de la ressource, le leader du dispositif perd un bidon de 275 Gus, qui termine son vol derrière la tribune officielle, dans un endroit fort heureusement désert. 27 avril 1974 - Début de l'entraînement sophistiqué avec de l'armement réel sur les champs de tir de : Le Ras Bir au nord du territoire ou de La Doudah près de la piste. août 1974 - Le commandant De Seze prend le commandement de l'escadron. 28 mai 1975 - L'escadron possède maintenant 12 avions, un défilé à 12 est organisé pour la venue en inspection du commandant de la de chasse. 3 juillet 1975 - Le cap des de vol est franchi par l'unité. novembre 1975 - La seconde escadrille est recréée. 20 juillet 1976 - Prise de commandement par le commandant Salmon. 23 août 1976 - Le lieutenant Henri Hay (), effectue sa de vol sur le F-100 YG-1488. Le même jour l'ADC Marmie effectue sa de vol sur F-100 au cours d'une séance de voltige au-dessus de la piste. 27 juin 1977 - Par une large majorité, le TFAI accède à l'indépendance : il s'appelle désormais : République de Djibouti et la BA 188 devient DA 188 (Détachement Air). 10 juillet 1977 - Après l'attaque d'un avion français par un MiG-17 somalien, il est décidé que chaque Breguet Atlantic en mission de surveillance au-dessus des eaux internationales sera escorté par des F-100 de l'EC 4/11. 2 août 1977 - L'escadron perd son deuxième avion. Victime d'une extinction de réacteur à basse altitude dans la région du lac Assal, le lieutenant Lecointre sur le F100 D YH-138 est contraint de s'éjecter. Il se fracture le pied en prenant contact avec le sol. Fin août 1977 - Dans le cadre du conflit somalo-éthiopien, le 4/11 est mis à contribution pour exécuter des missions de reconnaissance sur les frontières du pays au profit du gouvernement en place. Le bidon photo qui équipe les F-100 du 4/11 est un ancien bidon de carburant de 200 galons US modifié et équipé d'un appareillage photographique complet. 24 mai 1978 - L'unité 4/11 « Jura » passe le cap des h de vol, à cette occasion les onze appareils de l'unité arborent une magnifique gueule de requin ainsi qu'un bidon ventral décoré du dessin porté par les B-25 Mitchell du 498th Squadron en avril 1945 les « Falcons ». 2 juin 1978 - Le commandant Brie succède au lieutenant-colonel Salmon à la tête de l'escadron. La mission du nouveau commandant est de préparer l'arrivée prochaine des Mirage III C du nouvel escadron 3/10 « Vexin » prévu en fin d'année. 20 novembre 1978 - Le capitaine Croci sur le F-100 D YC-156, est victime d'une extinction réacteur au cours d'une passe de tir air-sol sur le champ de tir de la Doudah. Il s'éjecte et en est quitte pour un bain dans la Mer Rouge. 22 novembre 1978 - La relève arrive. Ayant procédé par étapes, les quatre premiers Mirage III C du 3/10 « Vexin » en patrouille sur un Mystère XX se posent sur le terrain de Djibouti. Le en panne à Djeddah rejoindra le lendemain. 31 décembre 1978 - Pour la deuxième fois meurt l'escadron de chasse 4/11 « Jura ». À l'occasion de cet événement a lieu une prise d'armes au cours de laquelle le commandant Vigier-Lafosse effectue le dernier vol opérationnel des F-100 de l'Armée de l'Air française sur le Super-sabre YG-148.

Bilan

En six ans, h de vol ont été effectuées en sorties avec une moyenne de 10 pilotes.

Munitions employées (exercices et réelles) et tirées sur les deux champs de tir : Obus de : Roquettes de 2,75 pouces : de 5 pouces : 440 Bidons spéciaux : 382 Bombes Exerc+-500 lbs-750 lbs-1000 lbs) :

Trois avions ont été perdus en vol (extinction du réacteur).

Période 1978-1992 Dissous sur le DA 188 de Djibouti, le jour de la Saint-Sylvestre 1978 et recréé le lendemain sur la Base aérienne 106 Bordeaux-Mérignac, le 4/11 « Jura » se succède à lui-même. L'unité reprend les insignes et traditions de l'escadron de chasse 4/11 « Jura ». Le commandement en est assuré par le commandant Argelier.

août 1978 - Mise en place sur la base de Mérignac du DA 51-531, précurseur du 4/11, celui-ci doit préparer l'arrivée du futur escadron de l'Armée de l'air équipé de l'avion SEPECAT Jaguar. 12 décembre 1978 - Sur la base aérienne de Toul-Rosières, siège du commandement de la de chasse a lieu la cérémonie recréant l'escadron de chasse « Jura » qui conserve les deux mêmes escadrilles que le feu 4/11 de Djibouti. Le commandant Argelier est le de cette nouvelle unité. 13 décembre 1978 - Transfert du personnel et des matériels aériens vers leur nouvelle base dans le sud-ouest. 6 février 1979 - Le général Forget commandant la FATac- RA effectue sa 6 heure de vol au sein de l'escadron de chasse 4/11 « Jura », tenant à honorer de dernier-né de la FATac. 9 février 1979 - Sur la BA 106 de Bordeaux-Mérignac, le lieutenant-colonel Pissochet, commandant la de chasse, confie les fanions du « Serpentaire » et du « Sphinx » au capitaine Croci commandant la SPA 158 et au capitaine Goutx commandant de la seconde escadrille, la SPA 161.

Missions

Elles sont multiples. Elles comprennent : L'appui des troupes au sol et l'assaut classique. La reconnaissance tactique. La défense aérienne à basse et moyenne altitude. La participation à la FAE (Force d'action extérieure].

Historique

Juin 1979 - Dès le mois de juin, la plupart des pilotes sont formés au ravitaillement en vol. Juillet 1979 - À la suite de son évaluation tactique, l'escadron est déclaré opérationnel bien que ne comptant que 12 des 15 avions prévus. août 1979 - Départ d'un détachement de l'escadron pour Dakar. Il y séjourne 6 semaines pour apprendre les nouvelles méthodes de travail en coopération avec un Atlantic de la marine. Septembre 1979 - Première campagne de tir de l'escadron sur la base de Cazaux. Décembre 1979 - La dotation normale de l'escadron en avions est effective en cette fin d'année. Janvier 1980 - Opérant à partir d'Istres, l'escadron assure la transformation de tous les nouveaux pilotes de Jaguar de l'Armée de l'Air. 20 juin 1980 - Au cours de l'émission télévisée réalisée par Yves Mourousi en direct sur TF1 l'escadron est au premier plan pour effectuer une démonstration d'appui feu sur le terrain de Pau. septembre - Le commandant Guevel jusqu'alors commandant en second, succède au Cdt Argelier à la tête de l'escadron 4/11 alors que le commandant Testaud nouvellement affecté, prend la place de second. octobre 1980 - L'escadron retrouve la base de Cazaux pour y effectuer une nouvelle campagne de tir air-air. 23 novembre 1980 - Dans le cadre des accords en coopération avec certains pays africains, le 4/11 met en œuvre une patrouille de quatre Jaguar. Aux ordres du commandant Guevel le détachement se met en place au Gabon. 3 décembre 1980 - Un second détachement aux ordres du lieutenant-colonel Menessier, commandant en second de la de chasse, est envoyé en Côte d'Ivoire. Cette unité participera au XX anniversaire de l'indépendance en défilant à Abidjan.